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Le Mali a entrepris depuis plusieurs années des réformes parfois audacieuses pour renforcer la bonne gouvernance, accroître l’impact des secteurs stratégiques de développement tout en assurant la promotion des ressources humaines de qualité.

Notre pays dispose aujourd’hui de politiques et stratégies susceptibles de le placer définitivement sur une rampe de croissance forte et soutenue capable de réduire significativement la pauvreté.

Ainsi, après la rencontre de Genève les 30 et 31 mars 2004, notre pays et ses partenaires techniques et financiers se réuniront les 12 et 13 juin 2008 à Bamako. Cette 6ème Conférence de Table Ronde entre le Mali et ses bailleurs de fonds est un espace de concertation entre le gouvernement et ses partenaires techniques et financiers autour des politiques et stratégies de développement du pays.


Les voies et moyens d’accélérer la croissance

Ensemble, il s’agit d’identifier les voies et moyens d’accélérer la croissance et les progrès vers les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), développer des instruments pertinents de mesure et de suivi des politiques et stratégies de développement économique et social et requérir un accompagnement fort de la communauté des bailleurs de fonds pour la réalisation de ces politiques et stratégies.

Ainsi, la Table Ronde, coprésidée par le gouvernement du Mali et le PNUD, se penchera sur quelques instruments fondamentaux de développement et de coopération récemment élaborés par le Mali.

Il s’agit, entre autres, du Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (CSCRP) couvrant la période 2007-2011, du plan décennal pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement, de la stratégie de croissance accélérée et de son plan d’action, du plan d’action national de mise en oeuvre de la Déclaration de Paris et du Projet pour le Développement Economique et Social du président de la République.

Des échanges auront lieu sur la bonne gouvernance au Mali, le programme national de sécurité alimentaire et le développement des capacités agricoles du Mali. Aussi, de cette rencontre, il est attendu l’engagement des partenaires à appuyer notre pays dans la mise en oeuvre des actions visant à accélérer la croissance, à réduire la pauvreté et à impulser un développement durable du pays.

Les actions menées après la rencontre de Genève

Lors de la rencontre de Genève en 2004, les partenaires du Mali avaient confirmé leur intention de maintenir et d’augmenter leur aide au développement pour notre pays. Pour la période 2004-2006, la rencontre avait enregistré des déclarations d’intention d’un montant global d’environ 2,4 milliards de dollar US, soit en F CFA

1 276 milliards. Cette assistance a comporté une aide budgétaire non affectée qui pour 2004 a comblé l’écart de financement. En ce qui concerne le suivi de la Table Ronde, les participants avaient convenu d’organiser une série de consultations sectorielles permettant de lutter efficacement contre la pauvreté.

Ces consultations ont porté sur les secteurs suivants : le développement institutionnel, le renforcement des capacités, la décentralisation, le développement rural et l’agriculture irriguée, l’accès à l’eau potable et l’assainissement et enfin le développement des infrastructures.

Quatre ans après la Conférence de Table Ronde de Genève, on remarque, dans notre pays, des évolutions notables dans la vie politique, sociale, institutionnelle et économique. Des initiatives pertinentes ont été prises et parfois mises en oeuvre dans différents domaines.


Evolution politique et sociale

Le bon déroulement des élections générales de 2007 et l’installation en toute sérenité des structures subséquentes ont renforcé l’expérience démocratique du Mali et placé le pays dans les meilleures conditions de stabilité pour attirer certains investissements au bénéfice du développement économique et social.

Par ailleurs, depuis cinq ans au moins, le climat social s’est apaisé parce qu’une attention particulière a été portée au monde du travail, spécialement aux enseignants, à la famille judiciaire, aux services de sécurité et aux retraités.

Les salaires ont été sensiblement augmentés, les statuts de la fonction publique et certains corps particuliers revalorisés, l’âge de la retraite rallongé, les pensions de retraites majorées et leurs paiements mensualisés.

Le logement social, qui fait le bonheur des revenus modestes, a connu un progrès appréciable avec la construction de 4060 logements entre 2002 et 2007, grâce notamment à un fructueux partenariat entre l’Etat et des promoteurs immobiliers privés. Un ambitieux programme de construction de plusieurs milliers de logements sociaux est en chantier.


L’évolution économique

Pour le secteur privé, certaines mesures ont été prises pour renforcer la construction de marchés, d’infrastructures de transport, de services publics d’appui aux promoteurs et aux entreprises. Aussi des initiatives ont été développées pour les allègements fiscaux, la protection des droits, des brevets et de la propriété intellectuelle.

Un système d’information en ligne a été mis en place pour simplifier, fluidifier et rendre transparentes les règles et procédures applicables aux différents opérateurs et investisseurs. Dans le domaine de la micro finance, plus de 520 institutions offrent quotidiennement des services financiers de proximité et des facilités d’accès, particulièrement aux plus démunis.

Dans le secteur des communications, le nombre d’abonnés au téléphone fixe et mobile a pratiquement explosé, en deux ans, passant de 472 695 en 2004 et 1 597 582 en 2006.


Source : dossier de presse de la Table Ronde

12 Juin 2008