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On est en plein dans le cafouillage surtout pour celui qui a suivi à la télé les explications des ulémas qui ne tiennent pas la route. Or, à notre avis, les fêtes religieuses sont très sérieuses pour rester dans des mains inexpertes.

Pendant qu’elles ont des moyens pour donner la bonne information, les personnes chargées de décider des jours de fêtes musulmanes ont encore une fois fait dans l’approximation : annonçant d’abord une chose, ensuite son contraire. Ce faisant, elles sèment le doute dans l’esprit des Maliens.

Y a-t-il finalement une observation lunaire rigoureuse ?

Toujours est-il que la nouvelle décision est de nature à fausser la programmation de ceux qui s’étaient accrochés à la première annonce. Ces derniers devront à présent accélérer les préparatifs pour ne pas être pris de court.

Cependant, dans un pays où la très grande majorité des citoyens cherchent, mais ne trouvent même plus le diable pour lui tirer la queue, il n’est pas exagéré de dire que cela va être une course contre la montre où tous les coups seront permis. Est-ce cela la volonté des décideurs ? Nous ne le pensons pas, car ils ont toujours prôné les fêtes communes. Or, aujourd’hui on a le sentiment qu’ils donnent raison à certaines confessions qui interprétaient les mouvements de la lune à leur propre aune.

A ce rythme, on n’est peut-être pas à l’abri de fâcheuses incompréhensions. D’où la nécessité d’instaurer une commission plus crédible.

Source : A. M. T. des Echos du 26 dec 2006