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La cherté de la vie, notamment la flambée des prix des produits alimentaires a ravi la vedette aux autres sujets lors de la réunion du synthèse du recueil annuel des attentes, des besoins et des problèmes des populations du district de Bamako qui s’est déroulée hier au gouvernorat du District en présence du Gouverneur Ibrahim Féfé Koné, du chef de la Mission du Conseil Economique, Social et Culturel, Tchanbal Sissao, des maires, chefs de quartiers, des représentants de l’Administration et de la société civile.

Il s’agissait pour les participants de passer en revue le recueil de l’année écoulée, de dégager les points qui n’ont pas été pris en compte et les intégrer dans le recueil en cours afin de mettre, au finish, un document définitif à la disposition du président de la République pour qu’il ait la photographie des attentes, des besoins et des problèmes des populations du district de Bamako.

Ces besoins sont catalogués dans trois rubriques

– les secteurs primaire, secondaire et tertiaire

– qui se déclinent chacune à leur tour en différents chapitres.

C’est justement le chapitre «agriculture et maraîchage» à travers la composantes «les difficultés d’accès aux produits céréaliers» qui a suscité de vifs débats chez les participants. Certains sont même allés jusqu’à proposer que le gouvernement impose ses prix à tout le monde pour endiguer la flambée actuelle des prix des céréales.

D’autres ont suggéré qu’on revienne à l’expérience des coopératives de consommation qui a fait la preuve de son efficacité par le passé.

Dans le même chapitre, la divagation des animaux, un phénomène qui prend de l’ampleur à Bamako, a été déplorée par plus d’un participant. Au nombre des solutions proposées face au phénomène figure, en bonne place, la création des fourrières dans toutes les communes de Bamako.

Au sous-chapitre «élevage», il a été proposé d’augmenter, de façon substantielle, les exportations de viande au détriment de celles du bétail sur pied pour créer de la valeur ajoutée.

Préserver et aménager les espaces verts, lutter contre les déchets plastiques par l’utilisation des matériaux biodégradables, curer régulièrement les caniveaux et les collecteurs, appliquer strictement le principe du pollueur-payeur, contrôler l’importation des véhicules d’occasion d’un certain âge, interdire la circulation des véhicules polluants dans le District, telles sont certaines mesures proposées pour faire face aux problèmes environnementaux de Bamako.

Diminuer le prix des produits pharmaceutiques de spécialités, encourager la consommation des médicaments pharmaceutiques en DCI, interdire l’utilisation du téléphone portable dans la circulation, classer parmi les maladies sociales la drépanocytose et le cancer et construire un hôpital moderne sur la rive gauche font partie de la panoplie de dispositions destinées à donner une réponse aux préoccupations liées à la santé et aux affaires sociales.


Yaya SIDIBE

09 Mai 2008