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Le Syndicat national de l’éducation de base (Syneb) en grève illimitée depuis le 25 novembre 2011 a suspendu le lundi 6 février son mot d’ordre de grève. L’acte jugé de « patriotique » a été apprécié par les partenaires de l’école.

La grève illimitée du Syneb qui avait paralysé certaines écoles fondamentales depuis le début de l’année scolaire a été suspendue le lundi 6 février à travers un communiqué lu sur les antennes de l’ORTM. Le Syneb explique avoir suspendu son mot d’ordre de grève en guise de compassion à la crise au Nord.

Hier mardi, un tour dans certains établissements nous a permis de constater la reprise effective des cours. Les membres du Syneb ont tous repris le chemin de l’école. Ainsi, tout est entré dans l’ordre dans les écoles fondamentales qui ont été perturbées pendant plus de trois mois par cette grève.

« Contrairement à certaines écoles fondamentales, il y avait qu’un seul gréviste dans mon établissement. Ce dernier a repris. La grève de Syneb avait perturbé plusieurs écoles. La levée du mot d’ordre du syndicat est salutaire », a expliqué Moussa Tangara, directeur de l’école fondamentale Marie Diarra d’Hamdallaye.

Les revendications du syndicat tournaient autour de huit points sur lesquels six ont été satisfaits. Les points ayant fait l’objet d’accord sont: la relecture des arrêtés erronés, le payement des arriérés de déplacement et de la hiérarchisation, le payement intégral des allocations familiales, l’arrêt immédiat des prélèvements au titre de l’Assurance maladie obligatoire (Amo) et la révision de l’arrêté 82.

S’agissant des points de désaccord, il y a l’intégration des enseignants contractuels à la fonction publique de l’État et la régularisation de leurs camarades qui ont des diplômes de la catégorie A. Le syndicat exigeait la satisfaction de ces deux points de négociation en souffrance pour lever son mot d’ordre de grève illimitée. Malgré l’intervention de la société civile, le Syneb était déterminé à aller jusqu’au bout pour la satisfaction des deux points de revendication. Mais, à cause des événements survenus au nord du pays, le Syndicat a suspendu son mot d’ordre de grève. « Cet acte du Syneb est patriotique et exemplaire », indiquent les responsables et partenaires de l’école.

Sidiki Doumbia

08 Février 2012