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Après le cafouillage provoqué dans l’enceinte du Centre hospitalier Universitaire Gabriel Touré suite à un affrontement musclé le lundi dernier entre les forces de l’ordre et les internes, la tension a encore explosé hier à Point G où les internes ont encore manifesté leur ras le bol par rapport à leur situation en affrontant les forces de l’ordre dans une panique générale. Bilan cinq blessés dans le rang des manifestants.

La coordination nationale des internes désormais soutenue par le comité AEEM de la faculté de médecine, pharmacie et d’odontostomatologie (FMPOS) dans leur revendication portant principalement sur l’acquisition des 500 FCFA par jour (les internes perçoivent actuellement 120 FCFA par jour) a organisé un sit-in hier matin devant l’hôpital de point G.

Venus pour maintenir de l’ordre, les éléments du 8e arrondissement appuyés par la gendarmerie nationale ont repoussé les manifestants jusque dans leur dernier retranchement.

Selon, le coordinateur national des internes Chaka Keita, les revendications des internes ont été rejetées en bloc au sortir de leur dernière rencontre avec le secrétaire général du ministère de la santé.

Or d’après lui, les revendications avaient abouti à une révision de l’enveloppe actuelle qui est environ 2.500 000 FCFA octroyés tous les trois mois aux internes, une somme qui reste invariable même avec l’augmentation du nombre des internes.

Les internes dénoncent cette pratique et exigent le payement de 500 FCFA par jour.
« Les négociations étaient sur la bonne voie, mais, nous avons été surpris à la dernière minute que les autorités ont tout rejeté » regrette Chaka Keïta.

De l’avis des observateurs, la grève des internes a paralysé les hôpitaux, confirmant l’information qui soutient que les internes assurent 80 % du fonctionnement des hôpitaux.

De sources sûres, l’hôpital Gabriel Touré, incapable de prendre tous les malades en charge continue de renvoyer certains vers d’autres structures sanitaires pour bénéficier des prestations.

En attendant, les internes n’entendent pas baisser les bras « Nous allons mener la lutte jusqu’au bout » a averti le coordinateur national des internes.

Dans la même perspective, le comité AEEM de la FMPOS a décrété une grève de 48 heures.

Amadou Waïgalo

16 novembre 2006.