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La Coordination des Syndicats de l’enseignement secondaire (COSES) ira en grève les 4,5 et 6 décembre, si les revendications au nombre de 7 ne sont pas satisfaites. Les syndicats demandent entre autres, l’octroi d’une indemnité de logement à tous les travailleurs de l’enseignement secondaire, la levée des obstacles juridiques, la relecture de l’article 60 de la loi no 098- 046 du 28 décembre 98 portant loi d’orientation sur l’éducation, la relecture du décret 03- 324 du 6 Août 2000 portant statut particulier du personnel enseignant de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale, la rémunération de l’évaluation moderne, le paiement avec rappel de l’augmentation de l’incidence financière, l’application correcte des décrets n00- 598 et n0599 du 4 décembre 2000 portant cadre organique des Académies et des CAP.

Cette grève de 72 heures est la conséquence du traitement humiliant infligé au préavis de grève de 48 heures de novembre dernier par le gouvernement. On se rappelle, les négociations se sont soldées par un désaccord total sur les points de revendications et plus grave encore, par la remise en cause des engagements pris le 17 juillet dernier par l’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga, qui avait reconnu le bien fondé de la lutte des syndicats d’enseignants.

Et dans un souci de satisfaire les syndicats avant la rentrée de cette année2007-2008, des commissions de travail au nombre de trois (3) devaient travailler d’arrache pied pour prouver la bonne foi de la partie gouvernementale. Mais de cette date à ce jour, rien n’a été entrepris pour calmer l’ardeur des enseignants.

Pourtant, les choses ne devraient pas se passer de cette manière. Car, l’ancien Premier ministre, avait mis du baume au cœur des responsables syndicaux, en nouant dans un premier temps le fil du dialogue et dans un second temps, en apportant des solutions aux problèmes des enseignants mais aussi en remettant à leur place les cadres des ministères impliqués dans la gestion des grèves qui constituaient en réalité des obstacles.

Les syndicats d’enseignants se sentent aujourd’hui trahis par le gouvernement qui ne joue qu’aux sapeurs pompiers. C’est ce que les syndicats ont compris et ils ne comptent plus se laisser faire.

Raison pour laquelle, la grève de 72 heures que la COSES observera demain est celle d’une grève qui plane le spectre de l’année blanche au niveau du secondaire.

Pour la satisfaction de ses revendications, la COSES a invité ses militants à retenir les notes. Cette mesure est en vigueur depuis le 12 novembre dernier. Et à partir du 10 décembre, ce sera le boycott des évaluations.

En terme clair, cela sous- entend que les enseignements ne doivent pas organiser d’interrogations, de devoirs à plus forte raison de surveiller les épreuves des trimestres qui ne vont d’ailleurs pas tarder à pointer leur nez.

Les revendications sont au cœur des négociations depuis le mercredi dernier. Mais elles n’ont jusqu’à présent abouti à rien.

Yoro SOW

03 décembre 2007.