Partager

Après l’exécution les 5 et 6 mai 2009 d’un mot d’ordre de grève, le Collectif des syndicats d’enseignants semble accorder une trêve aux autorités. Mais ce n’est qu’une apparence trompeuse, car le secrétaire général de la Coordination des syndicats d’enseignants du secondaire (Coses), Tiémoko Dao, précise qu’après « les 48 h de grève nous évaluons, mais retenons toujours les notes ».

Rien ne semble résolu dans le bras de fer qui oppose les syndicats d’enseignants et le gouvernement en dépit d’une grève de 48 h observée par les premiers désormais constitués en collectif afin d’accentuer la pression syndicale. D’où l’inquiétude de certains observateurs qui voient les examens de fin d’année menacés.

Néanmoins, les négociations continuent. Le secrétaire général du Syndicat des enseignants du supérieurs (Snesup), Dr. Abdou Mallé, révèle que des rencontres entre son syndicat et le ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat et les deux ministres en charge de l’Education ont eu lieu les mardi 4 et vendredi 8 mai 2009. A l’issue de ces réunions certains points en « souffrance » ont fait l’objet des discussions, dit-il.

Il s’agit, selon notre interlocuteur, du règlement intérieur de l’Université de Bamako, de la question de l’avancement de l’enseignant et de l’alignement du salaire des enseignants du supérieur sur celui de leurs pairs de la sous-région, notamment des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa).

Ces différents points ont retenu l’attention des uns et des autres après proposition du gouvernement et contre propositions des syndicalistes. Ces derniers nourrissent déjà l’espoir de voir les décideurs apporter des solutions. Ceux-ci, disent les enseignants, ont donné l’assurance d’accorder une attention particulière aux points inscrits à l’ordre du jour des séances de négociations.

Le secrétaire général de la Coses note par ailleurs qu’au cours des rencontres avec les membres du gouvernement, les points relatifs à la majoration d’indemnité et à l’intégration des enseignants contractuels à la fonction publique d’Etat ont été des sujets dominants.

Sur la majoration d’indemnité qui est présentement fixée à 4000 F CFA, les enseignants réclament 80 000 F CFA, une somme que les autorités jugent insupportable par le budget de l’Etat.

Parlant de l’intégration des enseignants contractuels, le gouvernement a une fois encore opté pour une intégration partielle à la fois à la fonction publique d’Etat et à celle des collectivités. Tiémoko Dao et ses camarades disent rejeter catégoriquement ce principe et n’entendent pas revenir sur leur position ; à savoir : la fonction publique d’Etat ou rien.

Amadou Waïgalo


Ségou, encore 168 h de grève

Nous vous révélions, il y a une semaine, l’ire des élèves des établissements d’enseignement secondaire et professionnel de la région de Ségou suite au non paiement des frais de stage et la non-publication des résultats du premier trimestre au niveau des lycées. Ne voyant aucun signe allant dans le sens de la résolution de leurs doléances, les élèves de ces deux ordres d’enseignement de la Cité de Balanzans ont décrété encore hier lundi 11 mai 2009 une grève d’une semaine faisant au total 336 heures de débrayage en moins d’un mois, un record qui suscite l’indignation et la colère.


A. W.

12 Mai 2009