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Les syndicats revendiquent leurs ristournes et indemnités au CHU Gabriel Touré. La menace est grande surtout pour les pensionnaires. La direction générale, en quête d’un compromis, met en avant la transparence dans la gestion des affaires de l’établissement.

La direction générale de l’hôpital Gabriel Touré est confrontée à une situation difficile ces derniers temps avec des salariés, à travers les syndicats, qui revendiquent leurs ristournes et autres indemnités. L’actuel directeur général de l’établissement qui a pris fonction à la mi-décembre 2012, connu pour être un homme intègre, s’est trouvé face à des interlocuteurs qui ne veulent rien lâcher. Réputé probe et dévoué à la cause nationale, Dr. Lancéni Konaté s’est trouvé face à des syndicats déchaînés.

Dans l’observation de la loi qui limite les actions des syndicats, il s’est vu contraint d’avoir recours aux forces de l’ordre pour déloger les syndicats, lors d’un sit-in dans la cour de l’établissement. Sur les revendications à proprement parler, il se trouve que l’ancien directeur, Dr. Abdoulaye Néné Coulibaly face aux menaces des syndicats, abdiquait et contractait des crédits au nom de l’hôpital souvent auprès de certains commerçants.

La convention hospitalo-universitaire, cosignée par le Premier ministre, le ministre de l’Education nationale, le ministre de la Santé et celui en charge de l’Economie et des Finances exige la conformité aux dispositions du décret d’élaboration de la convention hospitalo-universitaire. Par ailleurs, les modifications apportées au décret ne sont possibles qu’après l’approbation par arrêté conjoint du ministre de la Santé, du ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Les ristournes ne sont payables que quand l’établissement public a engrangé des excédents sur les résultats de l’exercice écoulé. Sur les emprunts, ils ne sont envisageables qu’exclusivement aux investissements.

Il revient aux uns et aux autres de respecter les accords entre le gouvernement et ses partenaires afin d’assurer aux Maliens un service public de qualité en fonction des moyens de l’Etat.

Omar Macky Sako

(stagiaire)

13 Août 2013