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La tension née de la suspension du mot d’ordre de non-évaluation de la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire entre les membres du bureau a fini par déstabiliser le Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivités (Sypesco). L’ex-secrétaire général, Adama Konaté, a décidé de se frayer un autre chemin : en créant le Syndicat national des enseignants du secondaire des collectivités territoriales (Synes-CT).

Le vendredi 1er juillet, l’ancien secrétaire général du bureau exécutif national du Syndicat national des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivités, Adama Konaté, et son collègue chargé des revendications, Mahamoud Almahadi Maïga, ont animé une conférence de presse pour signifier la création d’un nouveau syndicat.
Il s’agit du Syndicat national des enseignants du secondaire des collectivités territoriales (Synes-CT). Ce syndicat est sorti des entrailles du Sypesco. Selon les leaders de ce nouveau syndicat, suite à la divergence de vue entre les militants du syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivités (Sypesco), ils ont décidé de lancer le Synes-CT. « Nous avons pris notre distance avec le Sypesco pour éviter un combat de Titans », a-t-il précisé.
Il a ajouté que le Synes-CT veut répondre aux besoins des enseignants contractuels des collectivités pour la bonne marche de l’école et la mise en place d’un cadre de concertation pour promouvoir le dialogue social.

Le combat pour l’intégration des enseignants contractuels des collectivités à la fonction publique de l’Etat, conformément aux résolutions et recommandations du Forum national sur l’éducation, tenu en 2008, reste d’actualité pour le nouveau syndicat.
« Les autorités compétentes ont contraint les enseignants des collectivités à être intégrés à une prétendue fonction publique des collectivités et les contractuels de l’Etat à la fonction publique de l’Etat. On assiste alors à une double fonction publique, d’où vient tout le mal que nous connaissons depuis des années », a renchéri le secrétaire général Adama Konaté.
En plus de l’intégration effective de tous les enseignants à la fonction publique de l’Etat, le nouveau syndicat se battra pour le payement des salaires à terme échu, la création de la passerelle entre le secondaire et le supérieur, le respect strict du caractère volontaire de l’Amo, l’octroi d’un statut autonome aux professeurs de l’enseignement secondaire, l’accélération des contrôles pédagogiques et l’implication des professeurs des IFM dans la surveillance et dans la correction des concours d’entrée dans les IFM.

Ibrahim Sogoba

L’Indicateur du Renouveau du 4 Juillet 2016