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L’armée de la République démocratique du Congo (FARDC) a annoncé la suspension de ses opérations en cours depuis une semaine dans l’est du pays contre des mutins ex-rebelles, assurant avoir « maîtrisé » la situation dans cette province instable du Nord-Kivu. Le 29 avril, de violents combats avaient débuté dans le Masisi entre les FARDC et des mutins ex-membres du l’ancienne rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), intégrée dans l’armée en 2009 à la faveur d’un accord avec Kinshasa, et qui avaient fait défection début avril. « La situation qui a prévalu dernièrement au Nord-Kivu est le fait de certains officiers indisciplinés qui ont voulu instrumentaliser quelques soldats », explique le général Etumba, dénonçant un « comportement qui n’honore ni notre pays, encore moins nos forces armées ». Les FARDC ont lancé une offensive et repris vendredi la localité de Mushaki, près de la ferme où le général Ntaganda disait se trouver mardi, en toute connaissance de cause de sa « hiérarchie » et du « chef de l’Etat » Joseph Kabila. Selon des mutins, le général Ntaganda devait se replier à Runyonyi, dans le Rutshuru, pour « rejoindre le colonel Makenga », qui avec le lieutenant-colonel Masozera –tous deux anciens chefs militaires du CNDP– ont fait défection dans la nuit de jeudi avec leurs hommes à Goma, capitale du Nord-Kivu. Connu aussi sous le surnom de « Terminator », le général Ntaganda est visé depuis 2006 par un mandat d’arrêt de CPI pour enrôlement d’enfants quand il était dans une milice au début des années 2000. AFP.