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La récente visite du ministre de l’environnement et de l’assainissement dans ces réserves biosphères de notre première région, vise à impliquer davantage les populations dans la sauvegarde de ses forêts. Les agents de l’état, les gardes forestiers étant trop peu nombreux, celui-ci se propose de confier des surfaces de 200 à 300 hectares aux villageois implantés dans ces zones.

Ainsi, des comités de surveillance sont mis en place afin de veiller à la protection des forêts et de leurs abords immédiats.

Une convention est établie entre l’état et les différents groupes, souvent des associations, en charge de la sauvegarde du patrimoine forestier malien.

Le ministère a, par ailleurs, insisté sur la nécessité absolue du respect de ces conventions locales. Une rencontre entre la délégation ministérielle et les associations féminines Tiésiriton et Lahidou a abouti à une promesse de don en matériels d’assainissement et de reboisement, sous la condition expresse de voir ces deux groupements s’organiser au sein d’une seule et même coordination. Tiésiritona ayant déjà en charge la propreté des services administratifs de la cité et Lahidou étant une association oeuvrant pour le reboisement, une collusion des ces deux entités serait la bienvenue.

La réserve a été créée suite à la mise en place du barrage de Manantali mais cet ouvrage a aussi eu un impact néfaste sur le développement de la faune et des forêts sauvages puisqu’il a favorisé l’occupation intempestive de la zone par les hommes qui y pratiquent l’élevage et l’agriculture.

Espérons qu’à l’instar des habitants du village de Makadougou (cercle de Kéniéba), les populations des parcs nationaux, comprendront, avant qu’il ne soit réellement trop tard, que leur survie, et la nôtre, dépendent de la richesse de tels poumons verts.

12 avril 2006