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C’est la première fois qu’on constate sur un document administratif qu’il y a un troisième genre au Mali. Il s’agit de «autres». Il figure sur le récépissé des résultats du bureau de vote qui a été utilisé lors du premier tour de l’élection présidentielle.

Le glissement de mot inconnu jusqu’ici par notre administration démontre qu’un pas est en train d’être franchi par le gouvernement malien pour la reconnaissance des droits aux homosexuels et aux lesbiennes. Cela n’est guère surprenant pour qui connaît les dessous de l’opération Serval et de la mobilisation de la communauté internationale au chevet de notre pays depuis le coup d’Etat du 22 mars 2012, suivi de l’occupation des 2/3 de notre pays par les mercenaires de l’Occident, les groupes armés djihadistes.

De l’indépendance à nos jours, sur tous les documents officiels de notre pays, il est écrit blanc sur noir : homme et femme. Et si aujourd’hui, un troisième genre (autres) apparait il ya de quoi s’inquiéter. Les Maliens doivent être vigilants sinon au bout de compte ils n’auront leurs yeux que pour pleurer. Car, par glissement des mots liés aux homosexuels, ils seront obligés d’accorder des droits à ce troisième.

Les présidents de bureau de vote que nous avons interrogés le jour du vote ont tous abondé dans le même sens : «Autres» est mis pour les homosexuels et lesbiennes. Quand on les a demandés de qui ils tiennent cette information, c’était le silence radio. Mais du côté de certains formateurs des agents électoraux, ils ont expliqué que «Autres» est mis pour faire la différence entre des prénoms à connotation masculine et féminine.

Pour eux, il serait difficile de faire la différence entre un Adama femme et Adama homme. Mais à la question de savoir pourquoi la liste de présence des élèves et des candidats aux examens ne porte pas la mention «Autres», ils sont restés sans réponses.

L’intervention militaire de la France et de la mobilisation de la communauté internationale ne visent qu’un seul objectif : une profonde transformation de la société malienne. Cette modification de notre société passe nécessairement par l’octroi des droits aux homosexuels. Et les moyens de pression utilisés pour fléchir le nouveau président sont l’argent, le nerf de la guerre et le glissement.

Les Occidentaux veulent faire du Mali l’épicentre en Afrique pour atteindre les autres pays du continent. C’est aux Maliens de constituer un rempart, comme le stipule leur Constitution «Si l’ennemi découvre son front, Débout sur les remparts», pour barrer la route aux fossoyeurs de notre société.
Le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire est fortement interpellé pour donner des explications à ses compatriotes quant à mot «Autres» sur un document officiel de notre pays.

Yoro SOW

05 Août 2013