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« Les conditions d’application des accords de paix dans le processus d’Alger n’ont pas été appliquées à Kidal. Puisqu’à l’origine, la CMA a refusé que le drapeau malien flotte sur Kidal d’ une part, et d’autre part, elle avait également refusé qu’une délégation officielle malienne arrive à Kidal. Cette même délégation qio avait d’ailleurs financé la rencontre de Kidal. Donc la situation actuelle n’est pas surprenante. Ensuite se pose le problème de leadership, donc de compétition pour le contrôle de la ville de Kidal avec ses conflits inter-communautaires, qui renvoient à des oppositions entre eux : on peut dire une ancienne aristocratie des Ifoghas contre des Imghades, incarnés par le général Gamou. Donc, tant que la communauté internationale (associée aux décisions politiques de l’autorité malienne) ne prendra pas des décisions fermes et applicables sur la situation de Kidal (c »est a dire la présence militaire et civile à Kidal), le problème persistera et il ne cessera de s’aggraver ».

BOUREM : rencontre sur les exactions commises pendant l’occupation

Une association des journalistes de Gao a rencontré lundi les populations pour échanger des exactions commises pendant la période d’occupation. Les leaders d’opinion, les associations de femmes et les jeunes ont participé à cette rencontre. Les participants ont fait des recommandations en vue d’aboutir à des solutions de réparations des préjudices. Les échanges ont également porté sur le processus de DDR et des autorités intérimaires.

TOMBOUCTOU : un militaire assassiné dimanche soir à son domicile à Hamabangou

Un militaire malien a été assassiné dans la nuit du 31 juillet au 1er août 2016 à son domicile à Hamabangou, un des quartiers de Tombouctou. Selon des témoins, le capitaine Hammatta Ag Oumalha a été tué par quatre individus armés sur des motos.

BAMAKO

Déguerpissement : autorités locales et le Synacodem s’accusent mutuellement
Les autorités communales affirment que les commerçants ont été prévenus de  l’opération de déguerpissement de samedi au Grand marché au moins 72 h en avance. Toutefois, ils reconnaissent qu’il faut plus de communication pour sensibiliser les commerçants. La mairie de la Commune III confirme qu’il y a eu des négociations avec le ministère du Commerce et la Chambre de commerce et d’industrie pour que ces commerçants puissent s’installer dans d’autres marchés.

Au micro de Studio Tamani, Bakary Séméga est le 1er adjoint du maire de la Commune III, a expliqué : « D’abord, on a procédé à l’annulation de toutes les autorisations sur la voie publique. Les rues ont été citées, on a fait des communiqués à la radio. Ensuite, on a envoyé nos agents remettre ces annulations aux différents occupants des trottoirs. Ceux qui n’ont pas d’autorisations, comme c’est la plupart des cas souvent, on a collé des affiches sur les kiosques en disant « installation non autorisée, à enlever sans délai » et ça s’est fait depuis longtemps. D’un autre côté, ils ne peuvent pas rester indéfiniment là-bas. Nous allons faire en sorte que les gens soient informés, que de manière concertée, on puisse libérer les trottoirs ».

Quant aux mesures d’accompagnement, l’élu municipal assure qu’ »avec le ministère du Commerce et la Chambre d’industrie, on avait procédé à certaines installations. Il y a les Halles de Bamako. Il y a le marché de Niaréla ou Bombolini-sougou. Il y a Darsalam qui est en construction. Il y a Titibougou qui est en construction. Il y a d’autres marchés sur la rive droite ».
Pourtant, le Syndicat national des commerçants détaillants du Mali déplore les émeutes de samedi tout en démentant les propos des autorités communales. Selon ses responsables, le Synacodem n’a été ni impliqué ni informé de cette opération. Ils précisent aussi qu’il n’y a plus de place pour ces commerçants étant donné que les autres marchés sont saturés ou impraticables en période hivernale.

Le 2e vice-président du Syndicat national des commerçants détaillants du Mali dénonce que « du jour au lendemain, avec l’arrivée du nouveau gouverneur le Synacodem n’a ni été informé, ni associé à aucune opération que ça soit. Aujourd’hui, le terrain est en ébullition. On ne peut pas venir casser les investissements des gens, qui ont été faits pendant dix ans, vingt ans. On vient seulement un matin pour dire, il faut déguerpir vos kiosques, on va les casser. Et en plus de cela, on fait venir une armada de policiers qui vont jeter des gaz lacrymogènes jusque dans des cours privées. Il faut qu’on arrête cette opération, qu’on se mette autour d’une table de concertation et qu’on voit la meilleure manière de faire ce travail ».
Avec la réunion d’hier entre toutes les parties, on espère que les choses vont se dérouler dans un meilleur climat.

Maliki
Du 2 Août 2016