Partager

Prenant en compte cette situation qui a été décriée lors des récents sommets de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’Union Européenne qui produit 2,6 % du coton mondial avait revu sa politique.

En effet, elle a, depuis le 1er janvier dernier, fortement réduit les aides accordées à ses producteurs, essentiellement grec, espagnol et portugais. L’Europe avait même invité les Etats-Unis qui produisent 20 % du coton mondial à coup de subventions de suivre son exemple.

L’Europe était-elle allé trop vite en besogne ? Cette réforme du coton était contestée par l’Espagne qui a déposé une plainte auprès de la Cour européenne de justice.

L’Espagne disait craindre pour la survie de ses producteurs dont le sort est intimement lié à l’octroi de subventions énormes. Cette semaine, la Cour lui a donné gain de cause.

Elle a annulé la réforme du secteur coton. Cependant, les réglementations actuelles restent provisoirement en vigueur en attendant que l’Union adopte un nouveau système dans un délai court.

L’Union Européenne va-t-elle faire machine arrière et augmenter bientôt ses subventions à la production ? La réponse semble oui. Comme dans une corrida, le matador espagnol vient de porter l’estocade au taureau africain avec un coup d’épée soudain et mortel.

Et que dire de l’initiative de la Chambre des représentants des Etats Unis qui avait voté en février dernier en faveur de l’élimination progressive, a partir d’août 2006, des subventions accordées à l’exportation du coton et qui représentent 10 % de la totalité des aides annuellement offertes par le gouvernement fédéral ?

Une initiative remise en cause par l’échec, le 24 juillet dernier, à Genève, des négociations sur l’agriculture.

F.T

12 septembre 2006.