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Le climat de la campagne électorale au Mali est resté sérein. Du moins jusqu’au debut de cette semaine durant laquelle certains candidats ont émis des réserves sur la transparence du scrutin. Au centre de la polémique, la gestion de plus d’un million de cartes NINA (Niméro d’identification national).

jpg_une-1959.jpgDans une volonté d’éclairage de l’opinion publique malienne au prmier chef de laquelle les candidats à l’élection présidentielle du 28 juillet, le chef des observateurs de l’union européenne (UE) au Mali, Louis Michel a tenu à circonscrire une polémique. En conférence de presse le 26 juillet, Louis Michel a souligné qu’il «ne souhaite pas qu’on avance des affirmations qui ne sont que des suppositions» sur le processus électoral. L’ancien commissaire au développement de l’UE, aujourd’hui député européen, faisait allusion à la polémique montante sur la gestion des cartes NINA.

Le NINA est issu du Récensement administratif à vocation d’état civil (Ravec). Il sert, pour la première fois, de carte d’électeurs mais son usage sera plus général au sein de l’administration malienne. Ses caractéristiques (références biométrique) offriraient plus de garantie pour une crédibilité des élections que le précédent fichier électoral qui renfermait des doublons. D’où son adoption comme fichier électoral par la classe politique «à un moment où il n’y avait pas de soupçon», selon Louis Michel.

Dans la perspective du scrutin présidentielle, le gouvernement a commandé de l’opérateur Français Safran, la confection de 8 millions de cartes. Sur ce nombre, 6,9 millions ont servi à l’identification des électeurs. Le réliquat des «1,1 million se trouve chez trouve en France. C’est prouvé», a indiqué le député européen, pour qui, «ces cartes sont vierges et peuvent difficilement être utiliser pour l’établissement de fausses cartes».

La précision aura le mérite d’attester la sincérité du gouvernement et de rassurante les plus susctiques sur une volonté de tripatouillage du scrutin. Cette élection est présentée comme capitale dans le processus de normalisation du pays, blongé dans une crise profonde depuis plus de 16 mois.

Seydou Coulibaly

© AFRIBONE – Le 27 Juillet 2013