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Avec une équipe totalement remaniée, le Stade malien de Bamako (vainqueur de la coupe CAF) joue, dimanche à Lubumbashi, en RDC, la super coupe d’Afrique contre le TP Mazembe, champion d’Afrique. Les Blancs ne se font pas trop d’illusions, ils espèrent jouer décomplexés pour créer la surprise.

Détenteur du trophée de la prestigieuse ligue africaine des champions, le TP Mazembe veut remporter la Super coupe d’Afrique qu’elle disputera à domicile le 21 février prochain contre le Stade malien de Bamako.

L’équipe congolaise, plus que jamais décidée à figurer parmi les meilleures du continent, s’est donnée les moyens de ses ambitions. Elle a recruté de nouveaux joueurs dont trois Zambiens et s’est offert un stage bloqué au Zimbabwe pour tester le niveau de ces nouveaux éléments et faire la jonction avec les anciens en vue de créer une cohésion dans le système de jeu.

L’entraineur du TP Mazembe, le Franco Italien Diego Garzito, a déclaré à la presse congolaise que son équipe s’est préparée avec tout le sérieux pour arracher la super coupe d’Afrique et consoler les sportifs congolais après la piètre prestation de ses poulains à la coupe du monde des clubs champions disputée en décembre dernier à Abu Dhabi aux Emirats Arabes Unis.

C’est la troisième fois que le TP Mazembe effectue un stage bloque au Zimbabwe après y avoir préparé la finale de la ligue des champions face à l’équipe nigériane de Hearthland en novembre 2009 et la coupe du monde des clubs champions en décembre 2009. Selon les responsables du club, le choix du Zimbabwe se justifie par la haute qualité des infrastructures sportives, mais aussi par le niveau élevé du football dans ce pays.

Avec ce stage, le club congolais, porté du bout des bras par un joueur d’exception, Mputu Trésor Mapi, est le grandissime favori de cette rencontre dont le coup d’envoi est prévu pour 14 heures GMT. En plus de son public, l’équipe locale se reposera sur la cohésion relative entre ses composantes qui lui ont permis de dominer la compétition majeure au niveau des clubs.

En face, une équipe stadiste totalement remaniée après le départ des éléments essentiels qui ont fait le succès du club en coupe CAF. Pour la présente saison, le Stade malien dispose certes de joueurs talentueux. Mais, il faudra plus de temps pour permettre à l’entraîneur Djibril Dramé de bâtir une équipe plus compétitive et de dimension africaine.

Au vu de leurs dernières prestations, les stadistes ont semblé montré de bonnes prédispositions sur l’organisation de leur jeu. Seulement, il leur faut augmenter le volume de jeu pratiqué en championnat pour tenir l’opposition face à l’équipe congolaise.

Leurs responsables ne sont pas trop d’illusions et ils le font savoir à qui veut l’entendre. Pour eux, la super coupe constitue ni plus, ni moins un match de gala qu’il faut aborder sans pression. Cette conception de la chose a la conséquence de mettre moins de pression sur Djibril Dramé et ses poulains. Et l’on ne serait pas étonné que ceux-ci jouent sans complexe, décidés à créer la surprise, à partir d’un jeu basé sur les contres.

Le rôle essentiel sera ainsi confié au maestro Mahamadou Mariko, tout aussi habile sur le plan défensif qu’inspiré sur le plan de l’organisation du jeu et de la distribution des balles. S’il arrive à fonctionner comme dans ses grands jours, il constituerait un véritable poison pour l’équipe adverse. Sa seule bonne prestation ne suffirait pas aux Blancs pour tenir l’opposition. Il faudrait d’une part que Youssouf Doumbia joue en bon capitaine et bon pilier de la défense.

Et d’autre part, que les jeunes joueurs comme Chéïbane Traoré ou Boubacar Dembélé expriment sans complexe leur talent. Toutes ces éventualités paraissent incertaine pour une équipe stadiste assez fragile, parce que majoritairement composée de jeunes joueurs.

C’est pourquoi, une victoire des Blancs relèverait plus d’une surprise que d’un exploit. Même s’il est reconnu par de nombreux observateurs que l’équipe stadiste est coaché par un technicien de grande valeur.

Souleymane Diallo

18 Février 2010.