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Cette rencontre qui s’est déroulée à huis-clos, était présidée par le ministre Mahmoud Ould Mohamed. Après plus de deux heures d’horloge de discussions, les membres (importateurs, détaillants, associations des consommateurs, syndicats, administration) du Conseil national des prix se sont entendus sur ces prix. Il entre en vigueur à compter d’aujourd’hui. «Depuis quelques temps, le prix du sucre a pris l’ascenseur. 

Les acteurs se sont entendus sur un prix. Le sucre produit ici localement sera vendu à 500 Fcfa au prix de détail. Le sucre importé sera cédé à 600 Fcfa le kilogramme dans les boutiques», a expliqué le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, interrogé à la fin de la rencontre.

Youssouf Bathily a assuré que ces prix ont été fixés de commun accord avec l’ensemble des acteurs concernés qui ont tous accepté de vendre le sucre à ces tarifs-là. «Nous avons convenu de pratiquer ces prix en tenant compte de l’état d’approvisionnement actuel du pays», a-t-il dit. 

Abondant dans le même sens, le représentant de l’Association des vendeurs de sucre en gros a expliqué qu’ils sont en train de se réorganiser pour faire face à la situation que connaît le pays. «C’est un engagement ferme», a indiqué Hamey Niangadou. 

Le délégué des commerçants détaillants a salué les résultats de ce cadre de concertation. «Nous saluons cette initiative. Toutes les dispositions sont en train d’être prises pour le respect strict de ces prix», a assuré Albert Maïga. 

L’Association des consommateurs du Mali (Ascoma) s’est engagée à veiller au respect strict de ces prix. «Ce résultat est l’effort de tous. Nous demandons aux consommateurs de dénoncer tous ceux qui ne respecteraient pas ce prix. 

C’est un prix consensuel, donc il y a lieu de le respecter et nous y veillerons», a promis son vice-président, Abdoul Wahab Diakité, prévenant que la vente du sucre au-delà des prix fixés constitue une infraction. À cet effet, il a exhorté les consommateurs à saisir la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) pour toute violation de ces prix fixés.

Babba B. COULIBALY

Source: L’Essor