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Pour freiner la flambée des prix des produits de grande consommation et leur rupture, des mesures urgentes dont le plafonnement de prix viennent d’être prises.

Au cours de sa réunion, le jeudi 13 janvier 2011, sous la présidence du ministre de l’Industrie, des Investissements et du Commerce, le Conseil national des prix (CNP) a prescrit des remèdes de cheval contre la hausse du prix des denrées de première nécessité et décidé de pallier les menaces de rupture de stocks.

Le Conseil national des prix, composé de l’UNTM, de la société civile, des représentants de l’administration et les gros importateurs, est arrivé au constat selon lequel, certaines denrées comme le sucre font l’objet de rétention de la part des détaillants à des fins spéculatives. Le sucre a connu des envolées de prix jusqu’à 700 F CFA le kilo (35 000 F CFA le sac de 50 kg). Il sera désormais vendu au détail entre 600 et 625 F CFA avec un prix plafond de 650 F CFA/kg sur toute l’étendue du territoire national.

Le ministre du Commerce, Ahmadou Abdoulaye Diallo, a assuré que le marché est suffisamment fourni en sucre et qu’il y a au moins pour 64 jours de consommation. Sukala-SA a été mise à contribution pour 5000 t reparties aux grossistes en décembre 2010 et 9000 t sont prévues ce mois de janvier 2011.

L’huile est la denrée qui connaît une tension latente dans son approvisionnement avec des hausses de prix. Le litre est passé de 900 à 1025 F CFA. Mais le ministre Diallo a fait savoir que cette situation est en passe d’être maîtrisée. Il a fait allusion à l’introduction dans ce domaine d’opérateurs économiques avec l’arrivée de 4000 t d’huile via différents corridors.

Le représentant de l’UNTM au CNP, Moussa Kanouté, a salué la détermination du président du Conseil, Bakoré Sylla, PDG de GGB, à faire face au problème de sucre et d’huile. GGB dispose de plus de 170 t d’huiles de stocks et environ 20 000 t de sucre. Le ministre a estimé que le litre d’huile connaîtrait une baisse pour se fixer à 900 F CFA.
Le gaz butane est réapparu sur le marché après plus d’un mois de crise et de spéculation. Sa rupture dans les points d’approvisionnements, selon le ministre, s’explique par deux facteurs : les obstacles tarifaires sur certains corridors et l’ardoise de 1,5 milliard de F CFA que l’Etat doit aux opérateurs gaziers.

Ces deux problèmes sont en train d’être solutionnés et les usagers du précieux combustible peuvent enfin pousser un ouf de soulagement avec le retour à la normale. Les bouteilles de 6 kg et 3 kg seront vendues à leurs prix de 1920 et 1880 F CFA.

Malgré l’alerte donnée par le groupement des opérateurs gaziers, les pouvoirs publics ont laissé pendant longtemps les spéculateurs vendre au marché noir la bouteille de 6 kg à 7500 F CFA.
Si ce n’est pas un vœu pieux, le gouvernement et le CNP se sont engagés au respect scrupuleux des prix et poussent les consommateurs à la dénonciation des commerçants véreux. Les opérateurs gaziers sont tenus à l’œil pour le remplissage correct de leurs bouteilles et le respect des prix subventionnés par l’Etat.

Abdrahamane Dicko

17 Janvier 2011.