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Le Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité (CRSS), en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), a organisé, hier, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) un atelier national sur le thème : «Appropriation de la stratégie de la réforme du secteur de la sécurité et son plan d’actions 2022-2024».

Les participants à la session étaient composés de représentants de l’état, de la justice, des Forces armées, des services para militaires, des collectivités territoriales, des organisations féminines et de jeunes, des associations traditionnelles, des universitaires et des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de brigade Daoud Aly Mohammedine, en présence du Commissaire à la réforme du secteur de la sécurité, le général de division Abdoulaye Coulibaly.

L’objectif visé à travers cet atelier est de promouvoir l’appropriation nationale du processus de la réforme du secteur de la sécurité, en mettant en relief les éléments nécessaires pour une collaboration optimale entre les parties prenantes des services de défense, de sécurité et de justice.

Il s’agit également de clarifier les activités de résilience des populations face à l’insécurité. Le décret n°2022-0208/PT-RM du 4 avril 2022, portant sur la stratégie de la réforme du secteur de la sécurité a été adopté par le gouvernement de la Transition en vue de mettre en œuvre  la  vision politique et les priorités en la matière.

C’est pourquoi, le ministre Mohammedine a dit que cette règlementation constitue désormais un cadre de référence  pour notre pays. Cette réforme vise à rendre plus efficaces et responsables la prestation, le contrôle et la gestion des services de sécurité, a expliqué Daoud Aly Mohammedine avant d’ajouter qu’elle consiste à améliorer à la fois  la sécurité de l’état  et la sécurité humaine.

Le chef du département de la Sécurité a également fait savoir que l’environnement institutionnel de la Réforme du secteur de la sécurité (RSS) a été consolidé par le lancement au niveau régional des comités consultatifs de sécurité. Toute chose qui porte sur la mise en place d’un dispositif sécuritaire innovant axé sur l’approche participative, afin de susciter l’adhésion et l’accompagnement des différents acteurs.

La représentante des partenaires techniques et financiers, Mme Maïmouna Ouédraogo a indiqué que la coopération avec le Mali a pour but de surmonter les défis sécuritaires. Pour elle, ce soutien se traduit en matière de gouvernance du secteur de la sécurité, de réalisation d’infrastructures de sécurité, de formation et  de l’établissement des relations de confiance entre les parties prenantes de la sécurité.

À l’issue des échanges, les participants s’intéresseront, entre autres, à l’interaction entre sécurité-développement, justice-sécurité et genre-sécurité. Ils procéderont aussi à l’analyse diagnostique du domaine de la sécurité, sa vision, son schéma de communication et ses mécanismes de mobilisation des ressources.

 Namory KOUYATÉ

Source: L’Essor