Partager

Dans notre société, les femmes ont très longtemps été considérées comme les seules coupables des problèmes de conception vécus dans un couple. Souvent marginalisées et exposées à la risée populaire et même au divorce, il est à noter que le problème peut également surgir du coté de l’homme. « La fertilité masculine dépend de la production correcte de spermatozoïdes par les testicules, de la liberté de circulation du sperme dans les voies génitales masculines et du dépôt adéquat dans le vagin. Ces anomalies chez l’homme résultent donc d’interventions chirurgicales sur le col de la vessie ou de la prostate (éjaculation rétrograde, de l’éjaculation précoce, d’une impuissance voire d’infection tuberculeuse, bilharziose). Le test diagnostic repose sur le spermogramme qui est l’étude de la qualité du sperme.

Le problème c’est qu’il s’agit du traitement de l’infertilité d’un couple. « Ce n’est pas le problème de l’homme ou de la femme mais d’un couple uni dans leur désir de conception ». Le traitement de l’infécondité masculine peut amener dans certains cas, à recourir à des techniques chirurgicales ou médicales avec un faible taux de réussite. C’est pourquoi « l’assistance médicale à la procréation demeure la seule voie de recours ».

L’insémination artificielle augmente le taux de survie des spermatozoïdes, lorsque cela ne réussit pas, on recourt à la fécondation « in vitro » ou le plus souvent à la « micro-injection ».

Témoignages

Aminata fané (ménagère) :« je suis mariée, il y a dix ans, mais je suis confrontée à un problème de conception. C’est pourquoi mon mari s’est remarié avec une autre femme. Il a retiré toutes ses affaires de chez moi. C’est lorsque ma coépouse ne parvenait pas non plus à faire des enfants que mon mari a su qu’il souffrait d’infertilité. Il est revenu à de meilleurs sentiments et a reconnu son tort. Je dis que la stérilité est aussi masculine.

Issa Diarra (commerçant) : « ça fait quatre ans que je vis maritalement avec une femme qui sait que je ne peux pas lui donner d’enfants. J’aime ma femme, je lui donne beaucoup d’argent, je ne veux pas qu’elle me quitte. Etant dans le foyer conjugal, elle a finalement eu un enfant avec un autre homme que j’ai baptisé avec plaisir. En fait j’ai honte que les gens le sachent » .

Fanta Sow (jeune diplômée, mariée) : « j’ai connu mon mari quand nous étions encore étudiants. Notre mariage dure depuis cinq ans, sa mère a tout fait pour qu’il se remarie, et m’a traitée de tous les noms d’oiseau, mais lorsqu’elle a su que le problème vient de leur fils, elle a commencé à m’amadouer. Quant à mon mari, il dit qu’il ne veut pas me punir et que je peux divorcer si je le désir. Malgré mon désir d’avoir un enfant, j’aime mon mari ».

Oumar Traoré (enseignant) : « j’avais une copine avec qui je voulais avoir un enfant. C’est en ce moment que j’ai su que je ne peux pas en avoir. Depuis j’ai honte de me marier. Mes parents me le demandent chaque fois, mais je ne veux pas leur dire la vérité ».

A. D