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« N’importe quel entraîneur serait heureux de se voir confier les rênes de l’équipe nationale du Mali, qui est un grand pays de football ». Ces propos sont du Nigérian Stephen Keshi, qui a signé mardi dernier un bail de 2 ans avec les Aigles du Mali. Quelques heures après la signature de son contrat, le nouvel entraîneur national nous a accordé une interview. Il parle ci-dessous de ses motivations, de son plan de bataille, de ses exigences et des objectifs de son contrat.

Les Echos : Quels sont vos motivations pour entraîner les Aigles du Mali ?

Stephen Keshi : Depuis toujours, vu la qualité et la disponibilité des joueurs maliens, j’ai nourri l’ambition de devenir sélectionneur des Aigles du Mali, parce que je crois qu’avec cette équipe, on peut faire quelque chose de plus. Mais il faut l’union sacrée pour réussir cet objectif. A ma place, n’importe quel entraîneur aurait été heureux de se voir confier les rênes de l’équipe nationale du Mali, qui est un grand pays de football.

Les Echos : Quelles sont vos ambitions à la tête de cette équipe malienne ?

S. K. : Mes ambitions sont celles de l’ensemble du public sportif malien et, par la grâce de Dieu inch’Allah, on réussira ce pari. Il ne s’agit surtout pas de brûler les étapes, mais de les franchir l’une après l’autre. Autrement dit, il faudra gagner match par match jusqu’à la qualification, le premier étant le plus important pour la suite.


Les Echos : Avez-vous formulé des exigences à Malifoot pour la réussite de votre mission ?

S. K. : C’est Malifoot d’abord qui m’a promis cela sur la table des négociations. Il a été convenu par la suite que chacun prenne ses responsabilités pour la bonne conduite des affaires de l’équipe nationale. Malifoot m’a promis de tout mettre en œuvre pour la réussite de ma mission. Aux autorités sportives maliennes, je demande plus d’indulgence, car, et vous le savez très bien, en sport, le résultat immédiat n’est pas la solution. Donc, je leur demande un peu de patience. Que la presse aussi reste derrière son équipe !


Les Echos : Avez-vous les moyens de qualifier les Aigles pour la Can et le Mondial-2010 ?

S. K. : Avoir tous les moyens, c’est trop dire. Mais je ferai avec le peu que j’ai pour satisfaire le public sportif malien. J’essayerai de gagner match après match et après on verra la suite.


Les Echos : Quelles seront vos priorités dans les tout prochains jours ?

S. K. : Je vais immédiatement contacter les joueurs, à commencer par le capitaine, pour discuter un peu. Ensuite je vais commencer le travail avec une équipe locale parce que je suis convaincu qu’il y a beaucoup de talents au pays. La base de mon travail se sera eux sachant qu’on peut toujours avoir d’autres Kanouté ou Diarra chez les joueurs locaux.

Propos recueillis par

Boubacar Diakité Sarr

03 avril 2008.