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L’information statistique est utilisé par les pouvoirs publics, les chefs d’entreprises, les chercheurs et les acteurs de terrain pour mesurer l’évolution de leurs activités politiques, économiques, sociales et scientifiques, afin d’en assurer la bonne exécution.Notre pays, à l’instar de la communauté internationale a célébré hier la 1ère Journée mondiale de la statistique. La cérémonie de célébration de cette Journée était placée sous la présidence du Premier ministre, Modibo Sidibé. Elle s’est déroulée en présence de membres du gouvernement, du directeur général de l’Observatoire économique et statistique d’Afrique subsaharienne (AFRISTAT), Martin Balepa, de la coordinatrice résidente du Système des Nations unies, Mme M’baranga Gasarabwe, des représentants des corps diplomatique et consulaires et des organismes internationaux. La présence des anciens Premiers ministres, Younoussi Touré et Ahmed Mohamed Ag Hamani constitue un témoignage éloquent de l’importance que revêtent les statistiques dans le développement de notre pays C’est pour la toute première fois que les Nations unies ont décrété le 20 octobre comme Journée mondiale de la statistique.

Cette journée, rend hommage au travail remarquable accompli par les statisticiens, qui produisent et disséminent les données nécessaires pour répondre aux défis quotidiens de la société et pour mesurer les progrès dans la vie des gens. Les statistiques constituent une composante quotidienne de la vie nationale et internationale, ainsi que pour la prise de décisions. Et jamais auparavant la communauté internationale n’avait officiellement rendu hommage aux statistiques officielles en leur consacrant une journée internationale. Dans notre pays, la statistique a été depuis les premières heures de l’Indépendance, reconnue comme un instrument de développement indispensable.

D’où la création très tôt de la Direction du plan et de la statistique. En 2006, le gouvernement a adopté un schéma directeur de la statistique (SDS), assorti d’un plan d’actions sur la période 2008-2012. Ce schéma fait l’objet chaque année d’une revue avec les différents acteurs du système statistique national.

Pour le directeur général de l’Observatoire économique et statistique d’Afrique subsaharienne, cette Journée vise à faire connaître l’apport des systèmes dans tous les domaines du développement. Martin Balepa a rappelé que la statistique fait partie des outils utilisés par toute organisation ou tout individu, en particulier les pouvoirs publics, chefs d’entreprises, les chercheurs et les acteurs de terrain pour mesurer l’évolution de leurs activités politiques, économiques, sociales et scientifiques, afin d’en assurer la bonne exécution.

Ainsi, ajoutera t-il, la statistique aussi vieille que l’organisation des sociétés humaines, s’est modernisée au fil du temps passant de la simple science de dénombrement à une discipline bien structurée avec des méthodes éprouvées et des règles d’organisation et fonctionnement bien établies.

D’importantes reformes.

L’expert rappellera que pour les pays d’Afrique subsaharienne, la statistique fait partie des questions de développement. D’où la création de l’Observatoire économique et statistique d’Afrique subsaharienne dont la mission principale consiste à apporter l’assistance technique nécessaire au renforcement des capacités des systèmes statistiques des Etats africains. La coordinatrice résidente du Système des Nations unies (SNU), a quant à elle axé son intervention sur le thème international de cette première journée de la statistique : « Célébrons les nombreux succès de la statistique publique ». Ce thème dira Mme M’baranga Gasarabwe interpelle des pays à promouvoir et renforcer le travail statistique. « La statistique est indispensable au développement économique, y compris à nos efforts de réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement. Pour que les activités de développement produisent des résultats, il faut d’abord que des données statistiques sur la pauvreté, l’accès à l’enseignement et l’incidence des maladies soient réunies et analysées », a t-elle développé.

Le ministre de l’Economie et des Finances a rappelé les importantes reformes entreprises par notre pays pour renforcer la capacité des structures chargées de produire les donnés statistiques. Au nombre de ces reformes, Sanoussi Touré a cité la reforme institutionnelle de 2009 qui a abouti à la création de l’Institut national de la statistique (INSTAT), disposant désormais d’une autonomie de gestion et de l’indépendance scientifique. Ces changements, expliquera le ministre Touré, ont permis à notre pays de se conformer aux meilleures pratiques en vigueur dans la sous-région et à travers le monde.

Le Premier ministre, Modibo Sidibé a félicité le monde de la statistique de notre pays pour les multiples services rendus à la nation à travers la production de données statistiques fiables dans les divers chantiers de développement de notre pays. Le chef du gouvernement a rappelé les importants efforts fournis par les autorités et leurs partenaires techniques et financiers pour renforcer la capacité des services de statistiques de notre pays.

Il a indiqué que d’autres projets sont en cours pour donner aux statistiques toute leur importance. Pour preuve il a informé l’AFRISAT de l’octroi par le gouvernement d’un terrain pour abriter son siège. La décision a été prise au Conseil des ministres qui s’est tenu hier mercredi (voir communiqué en page 3).

Modibo Sidibé a par ailleurs réaffirmé l’engagement des autorités du pays de doter l’Institut national de la statistique de matériels et ressources humaines et financières nécessaires pour la production et la diffusion des statistiques fiables. Le Premier ministre a, au nom du président de la République, souhaité une très bonne fête à tous les statisticiens du pays.

Doussou Djiré

Essor du 21 Octobre 2010.