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Pour le mois de juillet 2010, les éléments de la protection civile ont effectué, comme d’habitude, leurs missions de routine dans les règles de l’art. Accidents de la route, incendies, secours à victimes, assistance à personnes, protection des biens, eau, électricité et gaz, reconnaissance et recherche, fausses alertes, opérations diverses, inondations, effondrement, personnes tombées dans un puits, noyade, découverte de cadavres et services de représentation, constituent la nature des interventions qui ont mis en branle les sapeurs pompiers qui sont sortis au total 696 fois.

Dans ce sombre bilan, les accidents de la circulation détiennent le triste record avec 558 cas, en raison de 360 pour la 1ère compagnie et 198 pour la 2ème. Ils ont concerné 881 victimes dont 11 morts et 870 blessés.

Sur les cas de personnes tombées dans un puits, 9 victimes ont été recensées. Elles sont, malheureusement, toutes mortes dans le drame.

Les 19 cas d’incendies pour lesquels sont sortis les éléments de la protection civile n’ont, heureusement, fait ni mort ni blessé.

Car, de plus en plus, les soldats du feu sont très prompts dans leur intervention si le lieu du sinistre leur est clairement indiqué.

Sur les quatre cas de noyade signalés, ayant concerné quatre personnes, le courage des agents de la protection civile n’a pu sauver qu’une seule. Les trois autres en sont décédées.

Au titre des secours à victimes, les éléments de la protection civile sont intervenus 27 fois pour autant de personnes. Douze blessés et cinq morts, c’est le triste constat sur ce chapitre.

Les braves soldats ont également été sollicités cinq fois pour la découverte de cadavres.

Durant le mois de juillet, les sirènes des agents de la protection civile n’ont pas résonné au titre de l’assistance à personnes, la protection des biens et la reconnaissance et recherche.

Par contre, elles ont retenti 14 fois (six sur la rive gauche et huit pour la rive droite) pour les fausses alertes. Ce qui interpelle du coup au sens de la responsabilité de tout un chacun.

Car, au moment où certains s’amusent à faire déplacer inutilement les éléments de la protection civile, d’autres citoyens nécessiteux peuvent mourir par manque d’assistance.

Au regard du travail colossal qu’ils effectuent chaque jour, il urge de prendre en compte les doléances soumises par le syndicat des agents de la protection civile dirigé par M. Dao.

En effet, pour effectuer correctement leur mission, ils ne cherchent que le strict minimum, à savoir les chaussures, les tenues, les médicaments et d’autres instruments de protection car, non seulement, il arrive qu’ils s’exposent à des maladies, mais également ils exposent ainsi leurs familles.

Diakaridia YOSSI

18 aout 2010