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Le ministre de Mines, de l’Energie, et de l’Eau, Ahmed Sow, a subitement gagné en sagesse par rapport à la nouvelle station de pompage d’EDM-SA de Kabala. On se souvient que, lors du dernier SIDEAU (Salon International de l’EAU), Ahmed Sow avait annoncé que le financement de ce vaste projet était déjà bouclé et que ladite station sera réalisée en 2009.

Il avait même prédit qu’à cette date, le calvaire des bamakois en alimentation d’eau ne serait plus qu’un mauvais souvenir.

Mais 2009 n’est plus la date de la fin des travaux, mais plutôt 2011. L’annonce a été faite par le ministre Ahmed Sow lui-même, lors de la cérémonie d’inauguration de la station compacte de Magnambougou, en Mars dernier.

C’est qu’au moment où Ahmed Sow faisait cette déclaration au SIDEAU, les responsables de l’EDM.SA pensaient déjà à la construction de deux stations compactes à la rive droite du fleuve, respectivement à Baco-Djicoroni et à Magnambougou, en attendant la réalisation de la station de pompage de Kabala qui n’était pas dans l’immédiat.

Cette mesure préventive et privisoire de l’EDM.SA vise à renforcer la capacité de la société dans la déserte en eau des zones dites défavorables en période de grande consommation (Mars, Avril, et début Mai de chaque année).

C’est qu’en cette période de l’année, la station de pompage de Djicoroni-Para, construite depuis 1959 (sans prévision de la démographie et de l’étendue de ce qui allait être le Bamako actuel), ne suffit plus pour faire face au besoin des Bamakois en eau qui est de plus de 170 millions de litres d’eau par jour.

Et c’est de là qu’est parti le projet de construction d’une deuxième station de pompage à Bamako.

Face au retard constaté dans le financement de ce projet, a fortiori sa réalisation, on a jugé bon, à l’EDM, d’envisager des actions pouvant amener la société à faire face aux problèmes d’alimentation en eau à Bamako et à l’intérieur du pays.

Bamako n’est pas la seule localité où l’EDM a des difficultés. En effet, il y a 17 localités qui se trouvent dans la même situation, même si celle de Bamako est la pus préoccupante. Pour ce qui concerne donc Bamako, il a été procédé à la construction de 4 forages dans la zone aéroportuaire à Kalaban-Coura pour une capacité de production de 4 millions de litres d’eau par jour.

La construction de deux stations compactes à Baco-Djicoroni et Magnambougou, pour une capacité de 12 millions de litres d’eau par jour, procède aussi de cette volonté. Ces actions sont toutes consignées dans le plan sectoriel du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau.

Selon certains techniciens de l’EDM, Kalaba aura une capacité additionnelle de 144 millions de litres d’eau par jour.


Adama S. DIALLO

26 Mai 2008