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Les travaux de construction des trois stades de football de San, Koutiala et Bougouni sont à leurs termes et les installations seront livrées le 30 juin 2008, assure l’entreprise chinoise chargée des travaux. C’était à la suite d’une visite de chantier du ministère de la Jeunesse et des Sports.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang, et ses proches collaborateurs se sont rendus à San, Koutiala et Bougouni pour inspecter les chantiers des complexes sportifs en construction dans ces villes.

Rappelons que la première pierre de chacun de ces stades avait été posée par le président Amadou Toumani Touré en septembre 2005. Ces projets entrent dans le cadre de la réalisation d’infrastructures sportives et culturelles destinées à la jeunesse.

Les trois stades, d’une capacité de 4200 places chacun, ont coûté à l’Etat un peu plus de 2,7 milliards de F CFA avec des travaux d’extension (voies d’accès, piscine et gazons) et pour la première phase avec l’offre chinoise de plus de 3 milliards de F CFA.

La visite de terrain a été l’occasion pour le ministre de la Jeunesse et des Sports, à San, de mesurer les difficultés rencontrées et de recenser les préoccupations, et à Koutiala et Bougouni,

pour ses proches collaborateurs qui ont suivi le reste des visites (le ministre de San avait été rappelé pour se rendre en mission à Séville où il a représenté le chef de l’Etat aux activités de la Fondation du Ballon d’or africain 2007 Frédéric Oumar Kanouté).

En fait, depuis le démarrage des chantiers, les autorités administratives et politiques, à différents niveaux, suivent avec attention l’évolution des travaux.

Il a été surtout question lors des concertations des dispositions à prendre pour l’inauguration des stades. Dans ces trois villes, l’heure est à l’harmonisation des visions sur les manifestations prévues.

A San, Koutiala et Bougouni, le ministre et sa suite ont pu constater l’évolution des chantiers. Il ne reste plus que les branchements d’électricité (plombs d’éclairage) du groupe de 500 KVA, le parking, l’eau et le téléphone.

A San, le stade devait initialement occuper une superficie de 10,5 ha. On y a ajouté 4,5 ha sur lesquels seront construits des terrains de basket-ball, de volley-ball, de hand-ball, d’arts martiaux et surtout des centres socio-éducatifs pour la jeunesse.

Le ministre Niang tient particulièrement à ce dernier volet. « Il faut un centre où les jeunes se retrouvent pour échanger », a-t-il instruit. La partie chinoise, par la voix du directeur de l’entreprise Qilu, Li Guang Ren a assuré que ces travaux seront exécutés.

A Koutiala, au passage de la délégation, conduite par le conseiller technique Kalilou Dama, également coordonnateur de suivi des travaux, les ouvriers étaient à l’œuvre pour les dalles et autres retouches. Là-bas, le site est presque fini. Mais comme à San, le constat est le même. Le coordonnateur des travaux a insisté auprès de l’entreprise chinoise sur le délai de réception des ouvrages, et les retouches nécessaires.

Bougouni la troisième étape de la mission a accueilli le coordinateur Dama et ses collègues que sont le directeur national des sports et de l’éducation physique, Moriké Moussa Traoré, le chargé de mission Moussa Bolly.

Ils ont eu droit à une visite guidée au milieu des tas de gravats et de sable. Le complexe, selon, M. Diop, architecte malien travaillant avec les Chinois, est construit sur une superficie de 150 x 200 m.

M. Dama a suggéré aux autorités administratives et politiques de Bougouni, la construction d’un symbole de la ville à la devanture du stade, la même remarque a été faite à San (puits sacré ou mare sacrée) et Koutiala (bûcheron).

« Il y aura une case et le bois sacré », a répondu Abdoulaye Guindo, le sous-préfet de Bougouni. Ce qui doit remplacer le jet d’eau construit à l’endroit indiqué.

Dans chacune des villes visitées, la délégation du département de la Jeunesse et des Sports s’est félicitée du volume des travaux réalisés par l’entreprise chinoise et a recommandé un langage de vérité entre toutes les parties impliquées. « Surtout pour les festivités d’inauguration, mettez-vous d’accord sur un programme cohérent », ont-ils exigé des autorités locales. Ils ont rappelé partout que les chantiers font l’objet d’une attention particulière de la part des plus hautes autorités du pays.

Boubacar Diakité Sarr

(envoyé spécial)

14 Mai 2008