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Le Groupe de soutien et de suivi (GSS) sur la situation au Mali a appelé lundi la communauté internationale à «aider le Mali à réhabiliter et à reconstruire ses services de sécurité et ses institutions judiciaires».

«La relance et le développement économiques sont des composantes essentielles des efforts de stabilisation au Mali». C’est le message qu’a prêché le GSS qui s’est réuni à Bamako le 1er juillet pour sa cinquième réunion(assemblée). Selon les experts sécuritaires, la satisfaction des besoins fondamentaux des millions de maliens conditionnera la consolidation des liens entre le peuple et la mission internationale. Il faut dire qu’en prélude à cette rencontre visant à passer en revue les développements de la situation politique et sécuritaire du pays depuis la quatrième réunion, le 19 avril 2013, la Mission onusienne de stabilisation du Mali (Minusma) a pris fonction dans le pays. Les participants à la rencontre ont insisté sur la nécessité pour la communauté internationale d’aider le Mali à réhabiliter et à reconstruire ses services de sécurité et ses institutions judiciaires, dans le cadre des efforts visant à promouvoir l’État de droit.

Ce cinquième comité dont les travaux ont été ouverts par le président de la République par intérim, le Pr. Diouncounda Traoré, était coprésidé par le Commissaire de l’Union africaine (UA) à la Paix et à la Sécurité, Ramtane Lamamra, le Secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des Opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, et du Président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Kadré Désiré Ouédraogo. La délégation à cette rencontre était conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tieman Hubert Coulibaly, et comprenait ceux de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Moussa Sinko Coulibaly, de l’Économie et de l’Action humanitaire, Mamadou Namory Traoré, et de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général Tiefing Konaté. Plusieurs autres personnalités dont le Haut Représentant de l’UA pour le Mali et le Sahel, Pierre Buyoya, le Représentant spécial du Président de la Commission de la CEDEAO au Mali, Cheaka Touré, le Représentant spécial de l’Union européenne (UE) pour le Sahel, Michel Reveyrand, et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour le Mali, Albert Gerard Koenders, y ont pris part.

Les experts ont «noté avec appréciation» les efforts de la Mission de formation de l’UE (EUTM) pour la restructuration des Forces de défense et de sécurité maliennes (FDSM). Pour les experts, il serait judicieux que les annonces de contributions en faveur des FDSM, lors de la Conférence des donateurs à Addis Abéba le 29 janvier 2013, soient honorées. Selon eux, le secrétariat des Nations unies doit diligenter des mesures visant à faciliter l’utilisation des ressources du Fonds d’affectation spécial pour la paix et la sécurité au Mali.

Seydou Coulibaly – © AFRIBONE – Le 2 Juillet 2013