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Un week-end triste pour le sport malien. La sélection nationale des sourds a perdu la finale de la première édition du championnat d’Afrique de football, Kenya 2021 devant le Sénégal (1-0), samedi à Nairobi, où Mali a dû se consoler avec le titre de meilleur joueur décerné au capitaine des Aigles, Moussa Keïta.

Le même jour, la sélection nationale féminine de football U20 s’incline devant le Sénégal (2-4) au stade Modibo Keïta, au compte du match aller du deuxième tour des éliminatoires de la Coupe du monde U20, Costa Rica 2022. Le match retour aura lieu le 8 octobre et les Aiglonnes doivent s’imposer par trois buts d’écart pour renverser la vapeur et se qualifier pour le troisième tour. La mission semble impossible.

Hier, la sélection nationale féminine de basket-ball a perdu devant le Nigeria 70-59 en finale de l’Afrobasket féminin, Cameroun 2021, au palais de sports de Yaoundé. Grâce à ce succès, le Nigeria affirme encore un peu plus sa domination sur le basket féminin continental, en remportant son troisième titre consécutif, le 5è de son histoire après ceux de 2003, 2005, 2017 et 2019. Le Nigeria devient ainsi la deuxième nation à remporter trois titres de suite, après le Sénégal entre 1974 et 1981. Les Sénégalaises ont décroché quatre titres de suite.

L’intérieure nigériane, Victoria Macaulay, a fini meilleure marqueuse de la rencontre avec 15 points, tandis que la MVP de 2019, Ezinne Kalu, ajoute 13 points et Adaora Elonu 12 points. Ify Ibekwe a conclu la partie avec un fantastique double-double de 13 points et 10 rebonds, avec en plus 3 assists. Ses 5 rebonds défensifs auront été décisifs pour avoir permis d’avorter la tentative de retour du Mali.

Le Nigeria s’est montré plus adroit aux tirs avec un taux de réussite de 47 % dans la raquette et de 31.3 % à trois points.

Avant la finale, le Mali était en tête au classement des rebonds et il a confirmé sa domination dans cette catégorie en remportant la bataille des rebonds 49-39. Le Mali a pu marquer 20 points sur des ballons adverses perdus et 16 points sur des secondes chances. L’intérieure du Mali, Mariam Coulibaly, est passée tout près du double-double avec ses 13 points et 9 rebonds, pour une évaluation de +16. Sika Koné cumule quant à elle 12 points et 11 rebonds. Le Mali se contente néanmoins de la deuxième place, après avoir remporté l’Afrobasket en 2007 à Dakar face au Sénégal et perdu deux ans plus tard devant le même adversaire à Madagascar. Contre le Nigeria, les Aigles Dames jouaient donc leur troisième finale et ambitionnaient de remporter la compétition pour mettre fin à la suprématie du Nigeria qui les a battues en demi-finales des deux dernières éditions.

Nigeria et Mali se qualifient pour les éliminatoires de la Coupe du monde, prévue l’année prochaine en Australie.

Avant leur rencontre, le Cameroun et le Sénégal ont offert un fort beau spectacle dans le match pour la 3e place. Le pays hôte de la compétition décroche sa troisième médaille de bronze et monte pour la deuxième fois sur le podium depuis 2015 – en s’imposant 53-49 en petite finale.

La capitaine du Nigeria, Adaora Elonu, a été désignée MVP (Meilleure joueuse) de la compétition en récompense de tous ses efforts de meneuse de l’équipe gagnante.

La quadruple participante à l’Afrobasket féminin, qui évolue en Espagne, figure logiquement dans le “5 majeur” de cette 26e édition de la compétition africaine. Elonu a cumulé 12 points, 4 rebounds, 2 assists et 1 contre pour mener le Nigeria à la victoire.

Aux côtés d’Elonu dans le “5 majeur” du tournoi, on retrouve sa coéquipière la distributrice Ezinne Kalu, MVP en 2019, la Sénégalaise Yacine Diop, la jeune Camerounaise Marina Paule Ewodo et l’imposante intérieure du Mali Mariam Aliou Coulibaly. Quoique son équipe ne soit pas parvenue à accéder au podium, la Mozambicaine Tamara Seda a terminé meilleure rebondeuse du tournoi avec un total de 52 rebonds. L’Égyptienne Nadine Mohammed est couronnée meilleure marqueuse avec 101 points, tandis que l’Ivoirienne Salimata Berté est la plus adroite à trois points avec 16 tirs longue distance inscrits.

O Camara 

Source: Le Témoin