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  L’Inter de Bamako
Focus : Présidentielle du 29 juillet 2018 : les 9 Sages dans l’œil du cyclone

Rares sont les cadres maliens qui sont intrinsèques et patriotiques dans les prises de décision concernant notre pays. Chacun à des degrés différents aurait commis ou trainerait des casseroles. Parmi les neuf (09) Sages de la Cour constitutionnelle certains n’ont pas bonne presse.

L’un des Sages a été radié de la magistrature pour fautes administratives graves (pour avoir changé une décision de justice en faveur de Mamadou Atch, représentant Datsun au Mali). Un autre qui était commandement a évité de justesse la prison, en 1997, parce que élu député ADEMA à Kita. Un autre est connu dans les annales des tribunaux pour ses malversations.

Quant à l’ancien maître du second cycle devenu magistrat, il devait s’abstenir de lire le communiqué, puisqu’il n’est nullement cité et il n’est pas non plus le chargé de communication. C’est pourquoi les ressources humaines de l’administration publique malienne sont rarement promues dans les organismes internationaux.

DÉCLARATION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE DU MALI

De graves accusations de tentative de corruption des neuf (09) Membres de la Cour constitutionnelle ont été diffusées dans la presse et sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Lesdites accusations faisaient état d’une rencontre, à Bamako, le 29 juillet 2018, au sein de la Cour en vue du partage d’une somme d’argent de neuf cent millions de francs CFA (900.000.000) émanant du candidat Ibrahim Boubacar KEITA en vue de couvrir d’éventuelles fraudes électorales de ce dernier lors de l’élection présidentielle organisée le même jour.

La Cour dénonce le caractère ridicule de cette affabulation médiatique visant à discréditer le scrutin relatif à l’élection du Président de la République à travers une pseudo rencontre houleuse qui ne pouvait matériellement avoir lieu dans la mesure où les juges étaient mobilisés, au même moment, dans différentes régions du Pays et en compagnie d’observateurs internationaux, pour coordonner les missions d’observation des trois mille cinq cent (3500) délégués recrutés par elle en vue d’observer le bon déroulement des opérations de vote sur toute l’étendue du territoire national.

En outre, la Cour attire l’attention de tous que la diffusion de telles accusations, sans fondement, sur la base de faits qui ne pouvaient matériellement avoir lieu troublent la sincérité du processus électoral et constitue ainsi une infraction prévue et punie par les lois électorale et pénale. A cet effet, elle se réserve le droit d’user de tous les moyens légaux par une saisine régulière des juridictions compétentes pour préserver son intégrité.

Enfin, les membres de la Cour, nullement ébranlés par ce montage grotesque, affirment leur détermination à assumer les missions, à eux, assignées par la Constitution et les lois pertinentes, dans le seul intérêt du peuple malien. La Cour sait compter sur la bonne compréhension de tous.
Bamako, le 31 juillet 2018

Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation : 766 bureaux de vote privés de votants

C’est le nombre de bureaux de votes donné par le ministère de l’Administration de territoriale et de la Décentralisation, où le vote n’a pas pu se tenir pour, dit-on, raison d’insécurité. Si on fait le calcul, il y a 500 électeurs par bureau de vote, 766 multiplié par 500 font 383 000 électeurs privés d’accomplir leur acte citoyen. Est-ce à dire que ce sont ces urnes qui auraient été bourrées par le ministre de l’Administration territoriale pour permettre au candidat IBK d’avoir le score de 41,20%.

Les observateurs de l’Union européenne (UE) ont demandé sans obtenir la liste des 766 bureaux de vote, où le vote n’a pas pu se tenir. Mais jusqu’ici rien ? Est-ce à dire que l’UE cautionne la fraude massive qui a émaillé le scrutin du dimanche 29 juillet ?

En de pareille circonstance, lorsqu’il y a tiraillement autour des chiffres et lorsque le président de la Cour Constitutionnelle parle de souveraineté nationale « le Mali est un pays souverain, personne ne viendra nous dicter sa loi ici », cela vaut ! Dans ces conditions, la communauté internationale doit reprendre tout le processus électoral pour un bon redécollage du Mali.

06 Aout 2018

 

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