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Avion présidentiel : M. Camara, encore un effort de transparence !

Après son tweet controversé dont on ne dit pas qu’il a choqué, mais qui est inacceptable, le ministre Mahamadou Camara s’obstine toujours à justifier le retour du Boeing 737, en exhibant la photo de l’avion arrivant à Washington. Comme pour dire que l’avion n’avait pas été saisi.

Mais la réapparition du Boeing ne signifie guère qu’il n’était pas saisi, encore moins ne peut suffire à M. Camara pour apporter un démenti. Car notre information sur la saisie de l’avion présidentiel a été donnée sur la foi des sources diplomatiques. Le ministre Camara peut-il juré que le Boeing n’avait pas été saisi pour déclaration de vente frauduleuse ? Ce n’est certainement pas en l’exhibant que l’on prouve que le Boeing n’avait pas été saisi par le fisc américain. Jusqu’à ce qu’il apporte un démenti documentés, nous maintenons notre information. Combien a coûté au trésor malien, la soudaine réapparition de cet avion de la brouille et de malheur des Maliens ?

Aussi le ministre s’acharne-t-il à déplacer le problème sur la question de la saisie ou pas de l’avion, alors qu’il est ailleurs. Le problème c’est l’avion, l’inopportunité de son acquisition, l’opacité et les soupçons de corruption qui entourent son achat, l’incohérence des prix, ainsi que les contrevérités proférées devant les élus du peuple pour justifier ses dépenses de prestige, dont notre pays sous perfusion, n’en avait que faire. D’où la colère des partenaires restés au chevet du Mali agonisant. M. Camara, un peu d’eau dans votre vin. Jusque là n’a pas été tranchée la question : qui d’IBK ou de Mara a-t-il raison, l’un avançant 20 milliards et l’autre 17 milliards de FCFA, comme étant le prix de l’avion ? La différence a-t-elle été vraiment distribuée aux intermédiaires ? M. Camara, peut-il en toute transparence, publier la facture d’achat du Boeing 737 acquis sur l’argent des contribuables, qui sont aujourd’hui réduits à tirer le diable par la queue. Pour l’honneur des Maliens, pouvez-vous nous exhiber cette facture, comme vous l’avez fait avec la photo de l’avion à Washington ?

Avec la soudaine réapparition de l’avion présidentiel après trois semaines d’absence, si les autorités veulent jouer la carte de la transparence face à cette situation on ne peut plus claire, elles doivent aller au-delà d’un tweet et d’une photo, pour répondre aux vraies préoccupations des Maliens, aux questionnements suscités par l’affaire.

Immatriculé à l’étranger

L’une de ces préoccupations est de dissiper tout le mystère et l’opacité qui englobent l’achat de cet avion. Ce mystérieux oiseau qui porte l’immatriculation de l’Ile d’Aruba des Antilles néerlandaises et non du Mali. Pourquoi figure t-il dans la flotte du Jet Magic et non de celle du Mali ?

Depuis Mars 2014, l’avion a été enregistré par JetMagic, une entreprise basée à Malte, et opérant le jet pour le compte du gouvernement malien. Jetmagic se présente comme une entreprise de gestion et d’exploitation d’une flotte de Boeing, Bombardier et Dassault, spécialisée dans le transport des chefs d’États et VIP.

L’avion est présentement enregistré par JetMagic dans les Antilles Néerlandaises sous le code P4-PRM (‘P4’ pour l’ile d’Aruba) au lieu du Mali – dont le code d’enregistrement d’avion est ‘TZ’. Dans un communiqué de presse paru le 25 Mars dernier à Aruba, JetMagic annonçait « Nous sommes fiers d’annoncer que JetMagic ajoute P4-PRM à sa flotte. Le nouveau BBJ 737-700 sera exploité pour la République du Mali. »

Ousmane Baba Dramé

Le Républicain du 5 Août 2014

 

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