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  Le Républicain
Agro-industrie : les Grands moulins misent sur 40 000 tonnes de blé à l’Office du Niger

Connus pour la production de farine avec une capacité de 120 000 tonnes par an, les Grands Moulins du Mali vont désormais ajouter à leurs activités la production agricole pour 40 000 tonnes de blé à l’Office du Niger. Une option agro-industrielle sous l’impulsion du Conseil présidentiel pour l’investissement (CPI). Pour mieux emmancher cet ambitieux projet, les GMM se sont ouverts à la douane ce 23 novembre 2005.

Les Grands Moulins du Mali (GMM) sous l’impulsion du Conseil Présidentiel pour l’Investissement (CPI) viennent de s’associer à l’Office du Niger et l’Institut d’Économie Rurale pour encadrer et produire 40 000 tonnes de blé sous le couvert de la compagnie malienne de développement du blé (Cmdb-SA).

Cette compagnie créera des sources de revenus pour environ 20 000 personnes dès sa 5è année d’exercice : paysans, producteurs, manutentionnaires, transporteurs, chercheurs, encadreurs, prestataires divers.

Dès cette année, la Commission blé composée de l’ON, de l’IER, du ministère de la Promotion des investissements et des petites et moyennes entreprises, encadre une phase test sur 350 ha pour produire 1 200 tonnes de blé dans les zones de Kroumari, Molodo, Macina et N’Debougou.

« Avec la Cmdb c’est plus de 10 milliards de Fcfa que nous allons injecter chaque année dans le circuit agricole malien. Nous sommes une entreprise commerciale, regardant l’avenir et nous comptons sur le capital de satisfaction de nos clients pour conserver et gagner nos parts de marché », a souligné le Directeur général des GMM Gerard Achcar.

C’était le 23 novembre 2005 aux GMM, date à laquelle la société s’est ouverte à la douane malienne. Étaient présents à l’usine des Grands Moulins du Mali, le Directeur général de la Douane Cheick Keïta, le président du groupement des Commerçants détaillants Hama Cissé, le représentant du syndicat des distributeurs de farine Mamadou Kagnassy et une foule nombreuse de travailleurs.

Selon Gerard Achcar, les GMM sont une entreprise citoyenne qui place l’homme au premier rang de ses préoccupations.
Dans cet esprit, respectueux des procédures de production et phase de certification Iso 9001, les GMM veulent faire connaître leurs méthodes de travail, a-t-il indiqué.

Pour le premier responsable de l’entreprise, la visite de l’Usine par la douane a été sollicitée pour diverses raisons.

D’abord faire redécouvrir à la douane, les Grands Moulins du Mali qui sont « un patrimoine national et ne saurait appartenir aux seuls actionnaires et travailleurs » selon Gerard Achcar.

Il s’agit aussi de donner l’occasion aux douaniers de comprendre le processus industriel de production de la farine, de bénéficier de leurs suggestions via un cadre de concertation permanent et de solliciter enfin leur appui car la mission à eux confiée par les autorités de notre pays est d’une extrême importance pour le développement économique d’un pays.

Or ce développement ne peut se faire qu’à travers la promotion d’un secteur industriel privé fort. Cependant il est compromis par trois faits récurrents, des maux contre lesquels l’appui de la douane est sollicité.

Il y a la concurrence déloyale des entreprises étrangères qui considèrent notre pays comme un marché d’écoulement de leurs surplus de production.

On note aussi la concurrence fratricide des usines portuaires de l’Uemoa qui bien que travaillant en régime suspensif dans leur pays d’origine exportent au Mali et dédouanent avec le bénéfice de l’agrément Tpc soit en exonération de droits entraînant une diminution des recettes de notre État et une augmentation du chômage dans notre pays, a expliqué Gerard Achcar.

On note enfin la contre bande via des frontières difficiles à contrôler.
« Notre rôle d’industriel est de produire la farine en qualité et en quantité suffisante pendant toute l’année pour le besoin national. Nous sommes en train d’assurer cette mission grâce à l’effort de tous les travailleurs GMM et de nos partenaires. Nous avons confié la distribution à ceux dont c’est le travail à savoir les commerçants qui le font avec efficacité. La porte reste ouverte à ceux qui n’ont pas encore répondu à l’appel”, a conclu le Directeur général des Grands Moulins du Mali.

Les GMM sont une industrie de transformation âgée de 25 ans et produisant 120 000 tonnes de farine par an dont 80 000 tonnes pour le Mali et 40 000 tonnes pour la sous-région.
Ils décortiquent 30 000 tonnes de paddy en riz 30 000 tonnes d’aliments de bétail sous forme de granulés de son de blé.

Son capital social, désormais constitué à 100% d’actionnaires privés maliens, est de 1,5 milliards Fcfa.
Les GMM totalisent 350 emplois directs et indirects parmi lesquels le manutentionnaires, les transporteurs, les courtiers commerciaux, les agents de livraison.

Ils contribuent au budget de l’État à hauteur de près de 2 milliards de Fcfa par an.
Depuis 2004, les GMM sont en phase d’investissement pour près de 2 milliards de Fcfa avec l’augmentation de la capacité d’écrasement par l’ajout d’un 2è moulin permettant de produire les 120 000 tonnes de farine par an.

La capacité totale de stockage a été portée à 8000 tonnes de céréales de blé par l’installation de nouveaux silos métalliques.

Le Directeur général de la douane, Cheick Keïta, a déclaré que la douane fera de son mieux dans la lutte contre la fraude.

Il a assuré cette entreprise de son soutien car elle est l’une des plus performantes de notre pays. Il a également exprimé son souhait de voir augmenter la contribution des GMM au budget de l’État.

Les représentants du groupement des commerçants, du syndicat des distributeurs de farine et celui des travailleurs, tous ont été unanimes, appelant la douane à mieux lutter contre la fraude.

Boukary Daou

25 novembre 2005.

 

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