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Bougouni, ma ville natale !

Qui n’a pas entendu parler de Bougouni ? Que veut dire l’expression : " Bougouni examen ". Votre serviteur se fait le plaisir de vous parler de cette ville qui l’a vu naître, quand son père Moctar Chérif Zazou y enseignait. Bougouni mon amour, est aussi la ville de ma mère et des parents.
Très souvent, la question suivante cogite dans ma tête : " Depuis quand date la mémoire de Bougouni

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Marché de Bougouni

En effet cette question mérite réponse. Vous n’êtes pas sans savoir que, lors des évènements de Mars 1991 toutes les archives (archives coloniales récentes jusqu’en mars 1991) sont parties en fumée, laissant la ville orpheline de sa mémoire.

A l’instar des bâtiments coloniaux - trésors ignorés de notre histoire-, nous ne cesserons jamais d’interpeller toutes les autorités sur la nécessité de la sauvegarde, protection et revalorisation de notre savoir-faire, richesse, que nous nous devons, de transmettre aux générations futures.

Au moment où les NTIC prêtent leur concours, comme en témoigne le sauvetage des manuscrits du Centre Ahmed Baba de Tombouctou, il est temps de se mettre à la tâche. Ce n’est pas le directeur national des archives Aly Ongoïba et ses collaborateurs, que je salue tous au passage pour leur concours précieux à la réalisation de la rubrique Editorial, qui me démentiront.

Bougouni, une ville célèbre

Au nom de la ville de Bougouni est associé celui de plusieurs personnalités qui ont marqué et continuent à marquer l’histoire politique, économique, sociale et culturelle de notre pays. Permettez-moi de citer entres autres : le Chef de canton feu Sakoro Mery Diakité ; les anciens Ministres Dr Seydou Badian Kouyaté, feu Missa Koné, Sékou Ly, Pr. Yoro Diakité, Me Drissa Traoré, Pascal Baba Coulibaly, Abdoulaye Ogotembely Poudiougou, l’historien feu Amadou Hampaté Ba, l’archéologue Téréba Togola, l’instituteur feu Kalilou Fofana, l’interprète feu Massaman Sangaré, le réalisateur feu Issa Falaba Traoré, les célèbres photographe Malick Sidibé et cantatrice Nahawa Doumbia, et j’en passe...

Deux faits majeurs

A propos de Bougouni, il est aussi important de souligner deux faits majeurs :
- la ville était la 14ème et dernière commune du Soudan (actuel Mali) créée par le colonisateur.
- Bougouni détenait, après Bamako, le plus important fonds d’archives coloniales

Au plan socio-économique

Le décor

Situé à 10°24’ de latitude Nord et 7°29’ de longitude Ouest, le climat de la zone est du type soudanien comprenant une saison sèche (avec une période froide et une chaude) et une saison des pluies. D’une superficie de 700 ha, Bougouni, comprend plus de 30.000 habitants à majorité Bambara et peulh.
Bougouni est la capitale de la région du Banimonotié. Le Banimonotié : le"Bani" et le "Mono" sont les noms de deux rivières la traversant, "Tiè" - entre, ce qui veut dire la ville entre le Bani et le Mono.
Commune urbaine, Bougouni est un important centre agro-industriel et socio sanitaire de la région de Sikasso. La route nationale N° 7 traverse la ville et rejoint de part et d’autre Bamako, à 170km et Sikasso à 210km.
Bougouni est jumelée à la ville française d’Aurillac.

Au plan historique

Selon une version, il en existe d’autres sûrement, au départ le village serait essentiellement constitué de multiples petites huttes ou cases occupés par des patients et leurs proches venus en traitement médical, d’où cette appellation Bougouni - la petite case en bambara :
"Bougou"signifiant hutte ou case, et "ni" : petite.

Origine des habitants de Bougouni et extension de la ville....

Une certaine histoire voudrait que les premiers occupants de la cité soient les Coulibaly, ils sont partout ceux-ci décidemment. Leur patriarche Djéka, installé à Kéla, hébergea Sakoro Mery DIAKITE venu de Bankassi (cercle de Kita). Midia Koroba, un des trois garçons de Sakoro Meri, vivait à Yorola. Pour éviter de contaminer Yorola, Midia construit un lazaret à l’emplacement actuel de Bougouni et y transféra sa famille frappée de variole. Ainsi, il devint Bougouni Midia ou Midia Koroba le fondateur de Bougouni.
Le village prospérant, une grande enceinte ou Tata fut construite tout autour de l’agglomération : un mur de 3 m de haut et d’épaisseur. Ainsi les habitants y vivaient dans l’autarcie complète.

La ville coloniale

La présence des colonisateurs français remonterait aux années 1893 (avec le colonel Bonnier), après l’expulsion de l’Almany Samory Touré. Le 10 juillet 1894, sur le plan de la stratégie le colon transfère la capitale administrative de Faragouaran à Bougouni, villes distantes de 15km, y installe sa résidence et certains services. Le premier administrateur est le lieutenant Gouraud.

Le quartier Meckerbougou
L’administrateur colon Maurice Mecker effectue le premier lotissement de la ville en 1948. Comme au Mali, la ville prend le nom de son fondateur ; ce nouveau lotissement crée devient tout naturellement le quartier Mecker ou "Meckerbougou".

La ville malienne

De trois petits quartiers à l’époque : Dougounina, Faraba et Niébala, Bougouni compte aujourd’hui en plus de ceux cités, les quartiers de Médine (ex Mecker), Hèrèmakono, Hèrèmakono-Nord, Massabla coura, Dialanikoro et Torakabougou, etc.

Des efforts de développement

Dans l’économie de la ville, le secteur primaire (agriculture, pêche, élevage et exploitation forestière) tient une place prépondérante. Le géant du coton au Mali, la Compagnie Malienne du Développement du Textile ( CMDT ) y possède une importante usine.
De multiples Organisations Non Gouvernementales, comme HELVETAS et le BEAGGES, opèrent dans la zone, dans des secteurs clés comme la décentralisation, la foresterie et l’hydraulique villageoise.

Faisons de Bougouni, Bougouba

Ressortissants de Bougouni sachez que personne ne fera la capitale du "Banimonotiè" à votre place. Et la fameuse expression qui dit que le Mali ne sera fait par que par les Maliens signifie que :
- Bougouni sera fait par les Bougouniens, et
- Koulikoro par les Koulikorois, ainsi de suite.
Alors retroussons les manches et " A bon entendeur SALUT " !

Et ce fameux "Bougouni examen " ! Quelle en est sa signification ?

Il semblerait plus simple que l’on ne le croit : Si vous êtes sûr de ne pas réussir une épreuve et que vous teniez à ce que votre camarade " rival " y échoue également ; alors faites simplement en son nom une copie, et le tour est joué !
Au moment de la correction il y aura 2 copies en son seul nom. Ce qui lui vaudra une élimination certaine, ainsi vous serez heureux de ne pas être le seul à ne pas avoir réussi.

Qui dit mieux ?
Ceci est un conseil à ne pas suivre ! Pourquoi spécialement "Bougouni examen" et pas "Bamako examen" par exemple ? Que pensez-vous de cela ? Nous attendons impatiemment vos réactions !

 

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