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Le candidat de l’ADEMA à l’élection présidentielle du 28 juillet prochain, Dramane Salif Dembélé, occupe la parcelle appartenant à Mme Traoré Fatoumata Sylla.
En 1985, Mme Traoré Fatoumata Sylla achète un terrain à usage d’habitation auprès du bureau d’étude Topo Siraba. La parcelle n°1 C7, issue du morcellement du titre foncier 1621 appartenant aux «héritiers Touré», est située à Niamakoro en commune VI. Quelques années plus tard, elle se rend compte que la même parcelle est occupée par Dramane Salif Dembélé, ingénieur de la géologie et des mines et non moins candidat à l’élection présidentielle de l’ADEMA.

Mme Traoré Fatoumata Sylla saisit alors la justice. A sa grande surprise, un des héritiers de la famille, se présente pour répondre devant le juge, en la personne de Baladji Touré. Le jugement sera rendu en vertu de la grosse n°645 en date du 13 juillet 2005 par le tribunal de 1re Instance de la commune VI de Bamako. Le tribunal ordonne l’expulsion de M. Dramane Dembélé et la démolition des constructions édifiées sur ladite parcelle.

La démolition a été effectuée ; cependant, Dramane Dembélé n’en démord pas. Il entreprend de nouvelles reconstructions sur la parcelle de Mme Traoré Fatoumata. Quand bien même elle possède tous ses papiers, elle n’a pu entrer en possession de sa parcelle.

Récemment, le candidat de l’ADEMA y a construit deux belles résidences après le verdict du tribunal prononcé en 2005. Ceux qui prétendent diriger le Mali sont les premiers à refuser de se soumettre au verdict des tribunaux. Il y a lieu tout de même de s’abstenir de voter pour de tels candidats et leur parti politique.

Dramane Dembélé, un jeune fonctionnaire milliardaire, né le 08 avril 1967 à Ségou domicilié à la cité UNICEF, occupe irrégulièrement depuis 2005, la parcelle appartenant à Mme Fatoumata Traoré. Les propriétaires des parcelles acquises auprès des héritiers de la famille Touré sont confrontés aux mêmes malheurs : les doubles ventes des Touré sur le titre foncier (TF 1621), avec à la clé des litiges qui seraient sur le point de mettre en colère ceux qui sont en possession des lettres d’attribution du bureau d’étude Topo Siraba.

Sans conteste, l’une des tares des politiques appliquées dans ce pays reste la spéculation foncière avec des doubles, voire triples attributions d’une même parcelle. Malheureusement, même les titres fonciers n’ont pas été épargnés par ces fraudes massives.

Pour avoir suscité, encouragé et couvert ce fléau de la spéculation foncière, l’ADEMA perdit les élections en 2002, dans la mesure où ce sont les plus démunis, les plus défavorisés, les plus faibles d’entre les maliens, qui ont été les victimes de ce régimes sans règles.

La Rédaction

08 Juillet 2013