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Le spectre d’une intervention militaire a fini par créer une psychose chez les extrémistes qui occupent les régions du Nord.

L’idée d’une intervention militaire de la communauté internationale dans le Nord du Mali se concrétisant peu à peu, c’est le désarroi chez les occupants de nos régions occupées. Plusieurs de nos sources révèlent que les extrémistes du MUJAO et leurs acolytes d’Ançardine et d’Aqmi ne dorment plus que d’un œil. Ils seraient plongés dans l’hystérie totale,

Selon les mêmes sources les islamistes ont commencé à évacuer les villes assiégées. A Kidal par exemple ils ont abandonné tous les bâtiments administratifs qui leur servaient de quartier général.

«Depuis quelques jours maintenant, les islamistes ont déserté les bureaux et les logements du PIDRK, situés à coté du gouvernorat de Kidal », nous rapporte un habitant de la huitième région. Avant de poursuivre que le même scénario s’est produit au niveau des autres bâtiments administratifs.

Cette débandade soudaine, des adeptes de la charia, aux dires de certains, s’explique par la crainte de ne pas être surpris par des attaques aériennes.

D’aucuns, par contre estiment qu’il s’agit d’une stratégie de guerre. Un retrait progressif pour se retrancher dans la brousse et dans les entrailles des collines situées aux alentours des différentes villes. « Ils ne veulent pas être ciblés facilement » confie un habitant de Kidal.

Du coup, tous les chefs des différents mouvements, surtout ceux d’Ansar Dine ont décampé des villes. On affirme, qu’ils auraient trouvés refuge dans le Sahara ou dans les villages frontaliers de l’Algérie voisin. Les populations quant à elles, assistent, désœuvrés aux mouvements de va et vient, dans la panique totale, des islamistes.

Où est passé Iyad ?

Le sort de l’homme fort d’Ansar Dine reste un mystère pour les habitants du Nord, qui étaient pourtant habitués à assister quotidiennement aux parades du grand manitou du Sahara. Mais, curieusement Iyad Ag Aghali n’a pas fait d’apparition publique depuis la fin du mois dernier à Kidal. Idem pour d’autres hauts responsables d’Ansar Dine, notamment son numéro 2 Al Ghabass AG Intallah. Mais selon une source crédible, Iyad se trouverait en Algérie depuis peu, avec une forte délégation de son mouvement, afin d’enclencher les négociations avec l’Algérie sur les voies et moyens de la désolidarisation de l’Ançardine avec l’AQMI et le MUJAO.

Mohamed Ag Assory

La Dépêche du 24 Octobre 2012