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Les travaux du Pr Anomah Ngu et d’Eitel Mpoudi Ngolle pourraient faire penser que le sida sera vaincu un de ces jours. La recherche sur le Sida qui a le plus fait parler d’elle au Cameroun est celle du Pr Victor Anomah Ngu. Depuis plus de 15 ans, le médecin a mis au point un vaccin thérapeutique baptisé vanhivax.

Cette thérapie, préparée à partir de souches du virus de patients infectés “ne prévient pas le sida, mais le guérit tout de même”, expliquait le Pr Victor Anomah Ngu, le 16 décembre 2003 à l’hôtel Hilton de Yaoundé, lors du gala de présentation du vanhivax.

Le vaccin du Pr Anomah Ngu aurait aussi pour effet de faire baisser la charge virale des personnes infectées, en même temps qu’il augmente leur masse corporelle et le taux de leurs cellules immunitaires, autrement appelées CD4+. En janvier de l’année en cours, le promoteur du vanhivax a annoncé que 18 personnes séropositives mises sous vanhivax sont redevenues séronégatives. Les recherches sur le vanhivax se poursuivent, pour espérer déboucher sur un protocole définitif et agréé au plan national et international.

D’autres recherches ont également été faites sur le vih/sida au Cameroun dans le cadre du Projet prévention du sida au Cameroun. Il s’agit de celle du Dr Eitel Mpoudi-Ngolle, en collaboration avec une équipe de chercheurs internationaux qui a permis de découvrir les sous-types O et M du vih 1.

En 2006, lesdits travaux ont démontré que des chimpanzés du sud du Cameroun étaient porteurs (sans être malades) d’un virus très proche de celui de l’immunodéficience humaine, le vih de type 1, responsable de la pandémie du Sida. Le Dr Eitel Mpoudi-Ngolle présente les résultats de ses travaux comme une avancée significative pour la lutte contre la pandémie du vih-sida.

Même s’il est porteur du virus, contrairement à l’homme, le chimpanzé ne fait pas la maladie. Si on arrive à maîtriser les mécanismes qu’il développe, on peut trouver les moyens thérapeutiques adéquats pour sauver l`homme. Un vaccin par exemple”, a dit le Dr Eitel Mpoudi-Ngolle en son temps.

Par ailleurs, au Centre international de référence Chantal Biya (Circb), des chercheurs s’emploient aussi à la recherche d’un vaccin contre le vih/sida.

Écrit par Cathy Yogo, Le jour

Source: Africa Presse

23 Décembre 2008