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AMADOU TOUMANI TOURE, UN PARCOURS ELOQUENT

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Amadou Toumani Touré qui sera investi demain pour la seconde fois comme président de la République a déjà derrière lui une riche carrière militaire et civile. L’officier à la retraite qui a dirigé par deux fois le Bataillon des commandos parachutistes entre une nouvelle fois dans l’histoire.

Né le 4 novembre 1948 à Mopti. Il fit ses études primaires successivement dans sa ville natale, à Tombouctou et Sofara. Il choisit ensuite la vocation d’enseignant en s’inscrivant à l’École normale secondaire de Badalabougou à Bamako qu’il fréquente de 1966 à 1969. Mais attiré par le métier des armes, il abandonne la voie de l’enseignement pour l’armée. Il est admis à l’École militaire interarmes de Kati (EMIA) qui l’accueille de 1969 à 1972 en tant qu’élève officier. Mû par sa quête du savoir, ATT aura une formation quasi permanente jusqu’en 1990.

Entre 1974 et 1975, le voilà en ex-Union Soviétique, à l’École supérieure des troupes aéroportées de Riazan. Trois ans plus tard, il entame une autre formation au Centre national d’entraînement des commandos (CNEC) à Mont Louis en France.

Entre temps, il est monté en grade. Lieutenant depuis octobre 1974, capitaine en 1978, il prend le commandement du bataillon des commandos parachutistes le 1er janvier 1984. Déjà en 1981, il avait été nommé commandant de la Garde présidentielle. Poste qu’il occupera jusqu’en 1984. Le 1er octobre 1988, il accède au grade de lieutant-colonel.

Entre 89 et 90, il est à nouveau en France, à l’École supérieure de guerre interarmes de Paris avec la 17è promotion. Toujours en 1990, on le retrouve au Cours supérieur interarmes à Paris (42è promotion).
Le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré, de retour au pays en décembre 1990, se retrouvera dans une situation inconfortable.

Après 14 mois de stage en France censé lui assurer une promotion, il restera sans affectation pendant près de trois mois. Ce n’est que le 14 mars 1991 qu’on lui confie la tête du Bataillon des commandos paras. Déjà la révolte couve dans le pays. Les manifestations pour l’instauration de la démocratie sont réprimées dans le sang.

Le 26 mars 1991, tout bascule. Amadou Toumani Touré à la tête d’un groupe de militaires met fin à 23 ans de pouvoir de Moussa Traoré. Il est aussitôt élu président du Comité de réconciliation nationale (CRN) composé d’officiers. Trois jours plus tard, il est porté à la présidence du Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP) qui était une fusion du CRN et de la Coordination des associations du mouvement démocratique.

L’officier des troupes d’élites entre ainsi une première fois dans l’histoire. Il conduit habilement la Transition qui durera 14 mois et au cours de laquelle il organise la Conférence nationale qui jettera les fondements de la constitution adoptée par référendum le 12 février 1992. Il conduit le pays vers la IIIè République en organisant les élections municipales (janvier 1992), les législatives (février et mars 1992), et les présidentielles (avril 1992).

Comme il l’avait promis aussitôt après le coup d’Etat, il remet le pouvoir à un président démocratiquement élu. Promu général de brigade le 8 juin 1992 par le président Konaré le jour même de l’investiture de celui-ci, il entame ensuite une carrière internationale quand il est sollicité pour de multiples médiations dans les crises secouant des pays africains comme la Centrafique.

Parallèlement, il s’engage dans l’humanitaire. C’est ainsi que dès septembre 1992, il accepte, sur proposition de l’ancien président américain Jimmy Carter, de parrainer le programme d’éradication de la dracunculose au Mali, qui devient un protocole d’accord relatif à l’éradication du ver de Guinée et à la lutte contre la cécité entre le gouvernement et Global 2000, la fondation de Carter.

En 1993, il crée la Fondation pour l’Enfance pour s’acquitter d’une « dette » envers les enfants. Deux ans plus tard, le sommet des chefs d’Etat de la Région des Grands lacs réunis au Caire le sollicite pour être facilitateur dans le règlement du conflit qui secoue cette partie du continent.

En 1996, il dirige la mission d’observation de l’OUA lors des élections algériennes. La même année, l’OMS le désigne membre du Comité international pour une Afrique libérée de la poliomyélite. C’est également en 1996 qu’il est fait général d’armée et qu’il est envoyé en Centrafique pour une mission de médiation dans la crise politico-militaire qui sévit alors dans ce pays.

Dans la foulée en 1997, ATT est nommé président du comité de pilotage des Journées nationales de vaccination contre la poliomyélite. Toujours actif sur le front de l’humanitaire, il fonde en 1998 « l’hôpital mère-enfant le Luxembourg ». Cette même année, on lui confie la tête du Comité national de lutte contre le trachome.

En 1999, il est membre d’un groupe international d’éminentes personnalités pour enquêter sur le génocide de 1994 au Rwanda et ses conséquences. Décidément très sollicité par la communauté internationale, l’Organisation internationale de la Francophonie le mandate en qualité d’Envoyé spécial du secrétaire général de l’OIF auprès des chefs d’Etat membres de l’OIF, n’ayant pas encore adhéré à la Convention d’Ottawa.

En 2001, on le retrouve en République Centrafricaine en tant qu’Envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour ce pays.

Une année plus tard, ATT entre une nouvelle fois dans l’histoire. Il se présente à l’élection présidentielle en tant que candidat indépendant. Arrivé en tête au premier tour, il l’emporte au deuxième tour face à Soumaïla Cissé.

Aussi bien au plan national qu’international, Amadou Toumani Touré a obtenu de nombreuses médailles et distinctions : Chevalier de l’Ordre national du Mali (1981) ; Médaille d’or de l’Indépendance du Mali (1992) ; Grand-Croix de l’Ordre national du Mali ; Commandeur de la Légion d’honneur de France (1994) ; Grand officier de l’Ordre du mérite centrafricain (1996) ; Grand officier du mérite du Tchad (1997) ; Grand officier de la Légion d’honneur de France (1998) ; Docteur honoris causa de l’Université internationale euro-américaine de Panama (2005)… Les médailles et distinctions sont trop nombreuses pour être toutes citées.

Le chef de l’Etat réélu est marié et père de deux enfants.

PREMIER QUINQUENNAT : SUR TOUS LES FRONTS

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Routes, périmètres irrigués et sécurité alimentaire, logements sociaux, emploi des jeunes, augmentation des salaires, baisse des prix de certains médicaments et gratuité du traitement de certaines maladies…, le chef de l’État a multiplié les initiatives pour répondre à la demande sociale et aux défis du développement « Assurer le bien-être des Maliennes et des Maliens et faire du Mali un modèle de bonne gouvernance. » Telle était la promesse affichée par le président de la République, Amadou Toumani Touré fraîchement élu à la tête du pays en 2002.

Depuis, il s’est attaché à tenir cette promesse en lançant des chantiers de construction de routes, de logements sociaux, de centres de santé, de barrage de retenue d’eau, d’aménagements de périmètres agricoles. L’image du président aux commandes des bulldozers pour donner le coup d’envoi des chantiers est devenue familière aux Maliens.

Au plan politique, il a tenu à associer toutes les forces à la gestion du pouvoir. Cette expérience politique inédite dénommée « consensus » a permis de maintenir un climat apaisé dans le pays. Le consensus politique a tenu pendant 4 ans avant que certains responsables ne s’en démarquent à l’approche de l’élection présidentielle d’avril dernier.

67 000 HECTARES AMÉNAGÉS

C’est donc dans un climat politique apaisé que s’est déroulé le premier mandat du président Amadou Toumani Touré. Les axes majeurs des actions ont été le développement de l’agriculture irriguée, la sécurité alimentaire, le désenclavement intérieur et extérieur, la bonne gouvernance, l’emploi des jeunes, la lute contre la maladie, le bien-être social.

Amadou Toumani Touré est convaincu qu’il est nécessaire de développer l’agriculture irriguée car, explique-t-il, « il est impératif de faire en sorte que l’agriculture ne soit plus tributaire de la pluviométrie qui est mauvaise une année sur deux. Nous avons des plaines, nous avons de l’eau. Ce n’est pas normal que la production agricole soit liée uniquement à la pluie« .

Joignant l’acte à la parole, il lance un programme d’aménagement hydro-agricole de 50 000 hectares sur 5 ans. Déjà en 2006, 46 000 hectares avaient été aménagés en maîtrise totale ou partielle de l’eau. A la fin de l’année 2007, les superficies aménagées atteindront 67 000 hectares. Les nouveaux périmètres agricoles aménagés sont disséminés sur l’ensemble du territoire national.

Pour sa révolution verte, Amadou Toumani Touré ne compte pas seulement sur l’agriculture irriguée. Il a mis en chantier une réforme agraire avec la Loi d’orientation agricole, adoptée par l’Assemblée nationale le 16 août 2006 et promulguée le 5 septembre de la même année. Ce nouveau texte de loi consacrera la modernisation de l’agriculture en permettant notamment aux femmes et aux jeunes d’avoir accès à la terre.

Pour Amadou Toumani Touré, la modernisation du secteur agricole passe aussi par la mécanisation. C’est dans ce cadre que l’Inde a livré début juillet 2006 au Mali 300 tracteurs et est en train d’installer une usine de montage de ces engins à Samanko, à l’ouest de Bamako.

Dans le domaine du désenclavement intérieur et extérieur, l’action gouvernementale a consisté à diversifier les voies d’accès du pays à la mer. La route d’Abidjan, principal port du Mali avant la crise ivoirienne, étant coupée, des routes menant à Dakar et à Nouakchott ont été construites.

Aujourd’hui, les camions peuvent rouler sur le bitume jusqu’à la capitale sénégalaise, prenant le relais d’un trafic ferroviaire devenu aléatoire à cause de la vétusté du chemin de fer Dakar-Niger. Aussi, de nombreuses routes reliant les zones de production agricole aux centres urbains de consommation ont été construites.

Ont été réalisées au total 19.912 km de routes dont 3.717 km de bitumées, 11.498 km de pistes en terre moderne et 4.707 km de pistes rurales. Sans compter la création de la Compagnie aérienne du Mali (CAM) en mars 2005, gommant le nom du Mali de la liste des rares pays qui ne disposent pas d’une compagnie aérienne nationale.

Dans le but donner la possibilité aux personnes aux revenus modestes de posséder leurs propres toits, Amadou Toumani Touré a lancé la construction sur 5 ans de 3500 logements sociaux. L’État prend en charge 50 % des coûts des logements. L’autre moitié est remboursée par les bénéficiaires sur une période de 25 ans. Des quartiers de logements sociaux communément appelés « ATTbougou » (villages ATT en bambara) ont poussé dans la capitale ainsi que dans plusieurs villes secondaires du pays. A la fin de son premier mandat, 4066 logements auront été construits.

En plus du développement des infrastructures, le bien-être social a occupé une grande place dans l’action du président Amadou Toumani Touré. Chef d’État sans formation politique, au lendemain de son élection à la présidence de la République, évoquant les immenses besoins sociaux des Maliens, il s’est dit membre du « Parti de la demande sociale ». En 2002, l’un des défis majeurs des pouvoirs publics était la résorption de la pauvreté de masse.

La création d’emplois étant l’un des moyens de lutter contre la pauvreté, le gouvernement a créé l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ). Cette Agence avait pour tâche de créer 37 000 emplois en 5 ans avec un budget d’environ 28 milliards de Fcfa. « Dans les offres d’emploi, on demande toujours quelques années d’expérience. Si les jeunes ne travaillent pas comment peuvent-ils acquérir de l’expérience. C’est la raison pour laquelle nous avons créé ce stage« , a expliqué ATT lors du lancement du programme en 2005.

A ce jour, l’APEJ a formé 4.383 jeunes aux techniques de création d’entreprise, 3.583 jeunes volontaires ont été placés dans les services publics, 10.090 jeunes ont bénéficié de formation par apprentissage ou stage de qualification.

ACCES GRATUIT AUX SOINS DE SANTE

Le gouvernement a créé aussi les conditions d’accès des couches les plus défavorisées de la population à la santé. Cette politique s’est traduite par la gratuité des médicaments antirétroviraux. Entrée en vigueur en 2005, cette mesure permet à plus de 10.000 malades du Sida de bénéficier du traitement sans bourse délier. La césarienne aussi a été déclarée gratuite en 2005. Déjà, 29.250 kits de prise en charge ont été utilisés et 191 spécialistes formés.

Depuis le mois de mars dernier, le traitement du paludisme est gratuit dans les structures de santé, pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. Ce programme sera financé par le Fonds mondial de lutte contre le paludisme et la tuberculose pour 13 milliards de Fcfa et l’inscription du pays à l’initiative du président américain George Bush contre le paludisme portant sur 37 à 45 milliards de Fcfa.

Ces actions sociales dans le domaine de la santé ont été accompagnées du développement des infrastructures qui s’est traduit par la construction de centres de santé communautaire, amenant le taux de couverture sanitaire dans un rayon de 15 km à 75 %.

Les actions entreprises en matière de fourniture d’électricité ont permis d’accroître le taux national de desserte de 12 % en 2002 à environ 16 % en 2006. Pour ce qui est de l’accès à l’eau potable, le taux national est passé de 57 % en 2002 à 68 % en 2006. L’État n’a pas hésité à résilier le contrat de concession avec le groupe Saur international qui s’opposait à sa volonté de baisser davantage les tarifs (des baisses significative avaient déjà été faites).

Dans le domaine de la communication et des technologies de l’information, en plus de l’extension de la couverture TV-FM à plusieurs localités du pays, la densité téléphonique est passée de 0,93 ligne pour 100 habitants à 11,5 lignes pour 100 habitants. L’accès au téléphone a été facilité grâce à la vulgarisation du GSM et la baisse des tarifs de communication qui va de 36 % à 76 % pour l’intérieur et de 75 à 92 % sur certaines destinations à l’étranger.

AUGMENTATIONS DES SALAIRES

En vue de l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs, l’État a procédé à des augmentations de salaires, faisant passer la masse salariale de 89 milliards en 2002 à 129,9 milliards de Fcfa en 2006, soit une moyenne annuelle de hausse de 15,2 milliards. La valeur du point d’indice salarial des fonctionnaires est passée, à partir de janvier 2007, de 292,5 à 300.

L’une des mesures phares dans le domaine social constitue la mensualisation des pensions des retraités. Au lieu de 3 mois, ceux-ci perçoivent désormais leurs dus tous les mois et dans de bonnes conditions grâce à la multiplication de structures de paiement à travers le pays.

La revalorisation des rémunérations des travailleurs, la mensualisation des pensions des retraités et le développement des infrastructures de base dans divers domaines ont été rendus possibles par le regain de vigueur de l’économie qui a enregistré une croissance annuelle moyenne de 5,1 % malgré les aléas climatiques, l’invasion des criquets pèlerins, les effets récurrents de la crise ivoirienne, la baisse des cours du coton et de l’or, la flambée des cours du pétrole.

Ces bons résultats ont été obtenus grâce au taux de croissance moyen de 4,5 % du secteur primaire (agriculture, élevage, pêche). Le secteur secondaire (l’eau et l’électricité, les travaux publics, l’habitat, l’industrie manufacturière, les mines) aussi y a contribué avec son taux de croissance de 5,4 %. Dopé par les activités de transports et de télécommunications, le secteur tertiaire a enregistré un taux moyen de 4,4 %.

Dans le même temps, le Budget spécial d’investissement de l’État est passé de 187,2 milliards en 2002 à 328,6 milliards de Fcfa en 2006. Quant aux privés, ils ont investi surtout dans les mines, la téléphonie mobile, l’immobilier pour un montant total de 351,7 milliards de Fcfa en 2006.

B. TOURÉ

L’AVENIR POLITIQUE AU MALI: LE CHOIX DE LA MÉTHODE

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Le « métier de président » dans un second quinquennat a ses contraintes. Qui exigent certaines rectifications

Continuité, changement, changement dans la continuité, continuité du changement : les scénarios dans lesquels peut se décliner un second mandat présidentiel ne sont pas variables à l’infini. C’est d’ailleurs fort heureux pour un chef de l’Etat reconduit qui a besoin de faire apparaître très vite ses choix cardinaux.

La célérité et la visibilité sont en effet essentielles dans la gestion de ce temps politique très particulier que constitue le second quinquennat. Faute d’entamer ce dernier de manière idoine, le président peut se retrouver confronté à des pesanteurs insoupçonnées et sur la résolution desquelles il n’aura qu’une prise relative. La volonté de faire plus et mieux qu’auparavant doit donc résoudre en priorité la toujours complexe question du juste tempo.

Celui qui va au devant des attentes fortement exprimées pendant la campagne. Car l’adhésion populaire, surtout lorsqu’elle suscite un score net, délivre toujours un message double. Qui intègre tout à la fois la satisfaction pour ce qui a été réalisé et l’espoir en ce qui va être entrepris.

Amadou Toumani Touré, à travers ses propos de campagne, a montré qu’il avait une claire perception de la complexité de ses futures tâches. Cette complexité l’interpelle d’abord lui-même sur la manière dont il va faire son « métier de président ». Choisira-t-il d’évoluer pour mieux rester le même ? Optera-t-il pour un certain nombre de ruptures qu’il estimera inévitables ?

La seconde hypothèse apparaît comme la plus vraisemblable. Avant tout, parce qu’elle est aussi la plus logique. Le président de la République a considérablement capitalisé sur l’exercice du pouvoir à travers les deux expériences profondément dissemblables, mais également instructives qu’il a vécues et qui sont représentées par la Transition et le quinquennat qui s’achève.

Assez peu comparables, les deux expériences possédaient néanmoins un certain nombre de points communs. Tout d’abord, la gestion d’une très grande impatience sociale et la prise en charge d’une exigence populaire de voir les choses changer. Certes, la très longue hégémonie du PASJ ne pouvait s’assimiler ni dans les effets, ni dans l’esprit au règne du parti unique, mais après avoir été porteur d’espérance, la formation rouge et blanche était progressivement devenue synonyme d’ankylose.

En outre, la période 1997-2002 avait vu naître de très forts antagonismes entre les principaux acteurs politiques et avait suscité un schisme profond entre les autorités et l’opposition.

LE TEMPS DE L’INVENTAIRE

Deuxième point commun des vécus présidentiels, la mise en place d’un monde de gouvernance original, destiné à faciliter l’écoute mutuelle et à susciter des compromis positifs. Il conviendrait de rappeler à cet égard que le Comité de transition pour le salut du peuple (CSTP), organe législatif de la Transition, était le produit d’une fusion peu commune : celle du Comité de réconciliation nationale mis en place par les putschistes du 26 mars 1991 et de la Coordination des associations et organisations démocratiques qui menait la contestation politique depuis plusieurs mois.

Un tel attelage – qui, à notre connaissance, ne s’est reconstitué nulle part en Afrique – a notamment permis que des questions difficiles comme celles de la rébellion au Nord Mali, des prérogatives de la Conférence nationale et de l’organisation des élections puissent être gérées sans remous majeurs.

Presque dix ans plus tard, le consensus politique réussissait un exercice similaire d’atténuation des contradictions et de rapprochement des opposés. Amadou Toumani Touré, qui s’est totalement impliqué dans l’animation de ces deux montages à première vue improbables, sait désormais à quoi s’en tenir avec les mécanismes inédits.

Il a pu en constater les incontestables mérites, notamment celui que constitue le traitement relativement apaisé des grandes questions nationales. Mais il a pu aussi en vérifier les limites. En particulier l’inconfort pour le chef de l’Etat d’être perpétuellement appelé en recours, la fréquente solitude dans les situations de crise, la nécessité d’être au four (de l’anticipation) et au moulin (de la rectification). Sans oublier les accusations de présence envahissante et d’accaparement médiatique.

Aujourd’hui, après le temps de l’expérimentation vient celui de l’inventaire. Tout laisse penser que le président de la République a utilisé la brève période de décompression que lui a accordé l’attente des résultats officiels pour une évaluation de l’accompagnement politique de son action lors du quinquennat qui s’achève.

Cette revue était indispensable pour Amadou Toumani Touré, s’il tient à faire de son second mandat un espace aussi longtemps que possible utile. Pour parler prosaïquement, il lui faut prévenir un danger : celui de voir la vie publique prématurément prise en otage par les calculs de succession et les manœuvres de positionnement.

Ces dernières commenceront inévitablement à l’aube de la troisième année du prochain quinquennat et il suffit qu’elles atteignent une certaine intensité pour que le pays tout entier plonge dans l’attentisme et dans la léthargie. Ce scénario est loin d’être inimaginable. Pour se convaincre de sa réalité, il suffit de constater comment aujourd’hui encore toute l’administration publique se met en apnée à la première rumeur de remaniement ministériel.

Pour le président Touré, il ne s’agit pas d’empêcher ce qu’il ne peut éviter. Mais d’en restreindre la durée et d’en réduire les nuisances. Dans cet ordre d’idées, le schéma du consensus politique tel qu’il a été pratiqué de 2002 à maintenant se révèle manifestement caduc.

Cette construction de gouvernance avait contenu pendant près de quatre ans les antagonismes politiques, mais elle n’a pas tempéré la virulence de ceux-ci lorsqu’a été entamée la bataille électorale. En outre, elle n’avait obtenu des partis qu’une participation sans implication. Or, ces deux handicaps ne peuvent être reconduits dans le prochain quinquennat.

Le président de la République aura besoin de voir son action soutenue par une véritable alliance de forces politiques. Une alliance loyale et engagée. Et surtout une alliance qui aura intégré l’accompagnement du chef de l’Etat comme un élément stratégique majeur dans la préparation de 2012.

L’Alliance pour la démocratie et le progrès peut-elle offrir cette garantie de stabilité et d’engagement ? Formellement, oui, puisque sa plate-forme prévoit qu’elle demeurera au côté du chef de l’Etat au-delà de la période électorale. Objectivement, pas encore. Plusieurs réserves restent à lever. La première est purement arithmétique. Si au terme des futures législatives, l’ADP ne réunissait pas une majorité à l’Assemblée nationale, elle ne pourrait prétendre à être la poutre maîtresse du camp présidentiel.

UTILE ET INDISPENSABLE

Cette hypothèse-catastrophe pour l’Alliance n’est cependant pas trop envisageable. Par contre, la solidarité interne de l’ADP et sa constance à observer une ligne politique collégialement arrêtée restent encore à démontrer. En effet, dans la préparation des législatives, de nombreux « Alliantistes » ont allégrement piétiné les résolutions édictées dans leur propre plate-forme.

Au nom d’un supposé réalisme électoral, les combinaisons les plus hasardeuses ont été montées avec les adversaires d’hier, au risque de déboussoler les électeurs et d’accentuer le discrédit de la classe politique auprès de l’opinion publique.

Faiblesse des états-majors ou désastre collatéral de la fièvre des ambitions, toujours est-il que le dynamitage de la bipolarisation créée par la présidentielle oblige à s’interroger une fois de plus sur la clarté (et parfois la sincérité) des engagements politiques dans notre démocratie.

Certes, le président Touré, qui s’est engagé sans ambiguïté à travailler avec tous les Maliens, ne songera pas à s’appuyer exclusivement sur un bloc politique. Mais il ne peut reconduire dans le prochain quinquennat la collaboration aléatoire antérieure qui faisait que les appuis en sa faveur s’exprimaient au cas par cas, et de manière très souvent chiche. Une nécessaire clarification des rapports s’impose donc.

D’ailleurs, elle n’est pas seulement utile au chef de l’Etat. Elle est aussi indispensable à l’opinion nationale. Après les déplorables incidents du 27 mars 2005 lors d’une rencontre avec le Premier ministre, de nombreux intervenants de la société civile avaient, pour expliquer l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat, indiqué que le flou de la situation politique engendrait la confusion et encourageait l’opportunisme.

Tout le monde se réclamant du président de la République, avaient-ils dit, l’autorité publique ne s’exerce sur plus personne, et les actions à la marge se pratiquent dans une parfaite impunité. Le jugement était sévère, mais véridique. Il traduisait surtout une lassitude des simples citoyens devant la morgue des activistes, de ceux qui se fabriquent leur propre légitimité, qui se prévalent d’une influence et d’un ancrage qu’ils sont loin de posséder.

La troupe des Tartarins politiques a particulièrement prospéré dans la pré-campagne présidentielle et aujourd’hui, elle attend certainement d’être récompensée pour son « engagement de la première heure« . Or à Bamako et dans les grandes villes, là où les bateleurs avaient été plus que visibles, le taux très modeste de participation a infligé le plus cinglant des démentis à leurs rodomontades.

Pour le président Touré, les constats critiques n’ont donc pas manqué. Ils pourraient logiquement lui inspirer une redéfinition de certaines de ses approches. Ses convictions profondes et sa vision sur l’avenir de notre pays n’en seraient pas modifiées. Mais sa méthode certainement. Il reste cependant à savoir jusqu’où le président poussera le curseur de la rectification.

La réponse, qui interviendra après l’investiture officielle, s’attachera moins à prendre en compte les impatiences et les espérances du microcosme qu’à mieux structurer l’action de l’Etat et à apaiser un certain nombre d’inquiétudes sociales. Car si l’immédiat après – 8 juin 2007 n’est pas tout à fait dominé par l’urgence, il ne se situe certainement pas dans un état de grâce. Il y a donc pour le président Touré nécessité à faire passer un message clair au pays réel, qui est celui des simples citoyens en attente d’un certain nombre de signaux.

Ces signaux indiqueraient que le chef de l’Etat, après avoir beaucoup entendu et beaucoup enduré au cours de ces derniers mois, saurait manier la rupture aussi bien qu’il avait utilisé la synthèse. Et que sans avoir besoin de se transformer, il saurait à sa manière changer.

KÀLIFA


PDES : UN PROGRAMME COHERENT ET REALISTE, DES MOYENS CLAIREMENT IDENTIFIES

att15.jpgLe 8 avril dernier, le candidat Amadou Toumani Touré dévoilait son programme socioéconomique 2007-2012 dénommé Programme de développement économique et social. Dans ce projet, il ambitionne d’être l’artisan d’un véritable décollage socio-économique du pays. Nous vous proposons un extrait de la présentation du programme.

« Chers compatriotes

Chers amis du Mali

Le 22 septembre 2010, nous fêterons le 50ème anniversaire de l’indépendance de notre cher Mali. 50 ans, c’est beaucoup dans la vie des hommes, surtout dans un pays où la durée moyenne de vie dépasse à peine un demi-siècle. Plus de la moitié des Maliens n’ont pas connu la premières heures de l’Indépendance.

Mais 50 ans, c’est peu à l’échelle de l’édification des nations, si nous prenons comme repère l’histoire des grands pays actuels. Dans leur histoire, il y a des moments où un déclic s’est produit, où le temps s’est accéléré, leur permettant d’enclencher le cercle vertueux du développement. Ces accélérations de l’histoire des nations se sont souvent produites à des moments précis : celui de leur rencontre avec un ou plusieurs de leurs fils qui leur offraient une vision claire de l’avenir et des actions à mettre en œuvre pour l’atteindre (…).

Face à toute la vitalité d’un Mali qui bouge, qui se transforme chaque jour au prix de l’engagement et du sacrifice de notre Peuple, je suis plus que jamais renforcé dans ma conviction et ma foi en un avenir meilleur pour notre pays.

Aussi, me semble-t-il que le temps est venu pour notre pays de forcer son destin, d’entamer son décollage socio-économique. Il ne s’agit pas de formuler un vœu pieux, mais de proposer aux hommes et aux femmes, qui veulent bâtir notre pays, une démarche cohérente et réaliste, soutenue par des moyens clairement identifiés.

Avant de présenter notre vision de l’avenir d’un Mali moderne à ceux qui, avec nous, veulent le construire, nous souhaitons rappeler nos convictions.

Notre projet n’est pas une banale promesse électorale, oubliée aussitôt les élections passées. Ce n’est pas non plus un programme gouvernemental complet, lequel devra être défini dans un cadre politique et administratif précis.

C’est plutôt un ensemble de propositions et d’actions auxquelles pourront adhérer -à titre personnel ou à travers des groupements- tous ceux et celles qui voudront nous accompagner sur le difficile chemin mais exaltant du décollage socio-économique de notre pays. Il s’agit bien d’un projet de société, celui d’un Mali qui gagne.

Nous arrivons à un tournant de notre vie d’homme public, celui qui conduit à ce que des hommes d’Etat ont défini comme la dernière ligne droite : le moment où le jugement de l’histoire importe plus que la gloire ou le succès. A cet effet, un observateur avisé de la vie politique de notre pays m’interpellait récemment en ces termes : « en 1991 vous avez été l’homme de la transition vers la démocratie ; en 2002 vous avez été l’homme du consensus qui a réconcilié la classe politique avec elle-même et permis aux responsables maliens de tous bords de travailler ensemble ; alors quel homme serez-vous en 2007  » ?

Notre réponse est claire : si le peuple malien nous renouvelle sa confiance, nous serons l’artisan du véritable décollage socio-économique du Mali.

Nous sommes conscients de la portée de cet engagement et de l’ampleur de la tâche ; mais si les Maliens s’engagent avec nous, nous sommes confiants de pouvoir le mener à bien.
Voilà la seule ambition qui m’habite et qui m’a conduit, après une mûre réflexion, à briguer de nouveau votre suffrage, pour tracer avec vous cette nouvelle étape du trajet de notre pays.

Dans le prolongement de « Demain le Mali », notre projet de décollage socio-économique poursuit la vision contenue dans l’Étude nationale prospective Mali 2025 qui traduit les aspirations profondes de notre peuple pour le Mali : une nation unie sur un socle culturel diversifié et réhabilité ; une organisation politique et institutionnelle démocratique, garante du développement et de la paix sociale ; une économie forte, diversifiée et ouverte ; une baisse de la pauvreté et des progrès sociaux touchant toutes les régions et toutes les catégories de population.

Dans cette optique, le PDES concorde avec le Cadre stratégique pour la croissance et le réduction de la pauvreté (CSLP II) adopté par le gouvernement dans le prolongement du CSLP I et des Objectifs du millénaire pour le développement. Le CSLP II qui sous-tend toutes les politiques et stratégies de développement de notre pays, retient comme axes d’orientation stratégiques :
– Le développement du secteur productif
– La poursuite et la consolidation des réformes structurelles
– Le renforcement du secteur social.

Notre Projet pour le développement économique et social 207-2012 n’est ni un programme de plus, ni un programme à part : il tire sa substance du processus CSLP, dont l’horizon actuel est de 18 ans (Mali 2025). Partant des attentes urgences de nos populations, et sachant que tout ne peut pas être fait en même temps, le PDES identifie, parmi les axes prioritaires du CSLP II, des actions réalisables en cinq ans.

De ce point de vue, le PDES forme un ensemble cohérent d’actions précises que nous tenons à réaliser au cours de la prochaine mandature. Bien entendu, tous les secteurs économiques et sociaux de notre pays méritent d’être suivis, mais puisqu’il faut faire des choix, les secteurs couverts par le PDES feront l’objet d’un engagement et d’un suivi plus volontariste. Les objectifs du projet seront actualisés, les responsabilités de sa mise en œuvre clairement définies, les acteurs identifiés et le planning précisé, le tout assorti de mécanismes de suivi et d’évaluation.

Tout en cherchant à consolider les acquis du premier mandat, le PDES marquera aussi des ruptures, car il veut insuffler un nouvel état d’esprit et un nouvel élan avec des hommes entièrement dévoués à la cause nationale.
L’élaboration de tout programme commence par un état des lieux, un bilan de ce qui a été fait.

La revue du CSLP, les analyses de nos organisations régionales (BCEAO, BOAD, UEMOA), de nos partenaires au développement (FMI/Banque mondiale, UE, AFD…) sont unanimes : en dépit d’un environnement écologique rude, d’un contexte régional et international défavorable, le Mali a enregistré de bons résultats de 2002 à 2006 comme l’attestent les indicateurs économiques, les progrès dans les secteurs sociaux, de même que dans le secteur rural, dans les infrastructures et voies de communication.

Par ailleurs, le climat social, grâce au dialogue avec les organisations syndicales et les associations scolaires, est apaisé. Depuis 2002, l’État a porté une attention particulière au monde du travail, en procédant à l’augmentation sensible des salaires, à l’allongement de l’âge de la retraite, à la mensualisation des pensions, à la revalorisation du statut de la fonction publique et de certains statuts particuliers.

Cet effort se poursuit en 2007, avec l’entrée en vigueur, dès janvier, de la hausse de la valeur de l’indice des salaires, qui passe de 292,5 à 300 Fcfa. La revalorisation de cet indice profite à l’ensemble des fonctionnaires civils et militaires. Pour les retraités, elle se traduira par une majoration des pensions.

Quant aux régions Nord de notre pays, le dialogue républicain et la meilleure compréhension qu’il engendrée permettent de faire jouer la solidarité et de consolider l’unité nationale. Les engagements portent avant tout sur les actions de développement de ces régions défavorisées par la nature.

C’est le sens du programme d’investissement et de développement rural des régions de Gao et de Tombouctou qui vise à valoriser les ressources agricoles, pastorales et piscicoles de ces régions. Ce programme a été étendu à la région de Kidal, pour un montant de 1,64 milliards de Fcfa. Pour faire le point sur les actions initiées et celles à entreprendre, le Forum national sur le développement du Nord s’est tenu en mars 2007 à Kidal et a débouché sur un Programme décennal de développement des régions du Nord, pour un coût d’environ 560 milliards de Fcfa.

Au niveau politique, est-il besoin de revenir sur les avantages du consensus, même si le temps des consultations électorales peut le remettre provisoirement en cause, pour permettre l’expression des ambitions légitimes. Après élections, le temps reviendra peut être au jeu classique de la démocratie, avec une majorité et une opposition.

En tout état de cause, nous ferons tout pour préserver un débat politique apaisé. A cet effet, renforcer le statut de l’opposition dans le cadre de la loi sur les formations politiques, faire du principal leader de l’opposition une personnalité reconnue de l’État, constitueront des bases de réflexion que nous approfondirons avec le retour de la sérénité post électorale.

Au total, les faits montrent que les Maliens, grâce à leurs efforts inlassables, peuvent être fiers des progrès réalisés durant les cinq dernières années. Cependant, bien de difficultés demeurent, bien de défis sont à relever. Plus de la moitié des Maliens vivent encore dans la pauvreté.

Notre pays reste tributaire de facteurs exogènes non maîtrisés tels que les aléas climatiques, le coût élevé des facteurs de production, les fluctuation souvent défavorables des prix de nos produits d’échange (coton et or à l’exportation – hydrocarbures, matériaux… à l’importation), mais aussi la crise et les conflits dans la sous région.

Face à la double réalité d’un bilan satisfaisant et d’un contexte difficile, le PDES vise à accélérer le processus de développement économique et social du Mali.
Concrètement, la première ambition du PDES est d’assurer une croissance forte et soutenue produisant les opportunités et la prospérité pour tous les citoyens, ouvrir la voie à la réalisation des OMD à l’horizon 2015 ; permettre ainsi à tous les Maliens d’acquérir enfin les droits fondamentaux de tout être humain : manger à sa faim, avoir accès à l’eau potable, bénéficier des soins de base dans un rayon de 5 km, envoyer tous ses enfants – garçons et filles – à l’école primaire, et créer les conditions d’emplois pour la majorité des jeunes du pays.

Pour atteindre ces objectifs, sur une période de 5 années, le PDES concentrera les moyens et les efforts du pays sur six axes prioritaires d’intervention :

1. mieux organiser l’action publique pour soutenir efficacement les autres composantes du programme

2. améliorer la production primaire et renforcer la sécurité alimentaire

3. mettre en place un environnement propice à l’émergence et au développement du secteur privé

4. insérer les femmes et les jeunes dans les circuits productifs

5. développer les secteurs sociaux

6. procéder aux indispensables réformes de société.
Les axes prioritaires d’intervention du PDES concerneront donc :
– la démocratie et la gouvernance pour le renouveau de l’action publique ;
– une croissance forte et soutenue pour améliorer le niveau de vie et le bien être des Maliennes et des Maliens ;
– le développement des ressources humaines et les réformes de société ;
– l’intégration : l’Afrique de l’ouest et l’Union africaine, une chance dans un monde en mouvement.

En résumé, pour un Mali qui gagne, le PDES est un programme cohérent, qui cherche d’abord à produire davantage et à distribuer équitablement les fruits de la croissance, puis à investir dans l’avenir et à moderniser la société.

Les atouts que nous venons de décliner ensemble nous autorisent à rester pleinement optimiste. Je n’ignore pas les difficultés que rencontrent beaucoup d’entre nous au quotidien, dans une sous-région affectée par les crises, ni les besoins importants, ni les défis à relever. J’ai conscience qu’il faut déployer toujours plus d’efforts pour continuer à satisfaire la demande sociale.

Les nombreux chantiers, achevés et ouverts un peu partout sur le territoire national sont en train indubitablement de remodeler le visage du Mali. Il s’agit pour l’essentiel, nous l’avons vu, d’investissements dans les infrastructures de base, celles à partir desquelles tout le reste se construit.

En faisant ce choix, j’ai décidé de parier sur le Malien lui-même, sur un génie créateur, sa capacité à entreprendre et à bâtir, à partir des nouvelles opportunités, notre prospérité de demain.

C’est tout le sens d’un Mali qui gagne et pour lequel je propose un véritable Projet pour le développement économique et social : un futur prospère que nous pouvons et devons construire ensemble et maintenant… »

AMBITIEUX ET PRÉCIS

Le Programme de développement économique et social (PDES) se caractérise par la précision des objectifs fixés avec chiffres à l’appui. C’est ainsi que le programme prévoit une croissance économique d’au moins 7 % par an de 2007 à 2012. Cet objectif s’appuiera sur la poursuite d’un vigoureux programme d’infrastructures de base, le développement du secteur privé, l’investissement dans les ressources humaines, l’agriculture et l’élevage.

L’agriculture sera le levier de cette croissance. La loi d’orientation agricole en sera le véritable instrument de mise en œuvre avec l’affectation de 20 % du budget d’Etat à ce secteur. L’ambition affichée étant la production de 10 millions de tonnes de céréales par an à l’horizon 2012 pour faire du Mali une puissance agricole.

Pour atteindre cet objectif le PDES va injecter dans le système de production agricole au moins 1,2 million d’équipement de traction animale, 1000 motoculteurs, 10.000 motopompes, 3000 tracteurs et 10.000 matériels de post-recolte. Au cours de la période 2008-2012 environ 103.356 hectares seront aménages dont 61910 en maîtrise totale pour un coût de 212,5 milliards Fcfa.

Sur la même période, le PDES envisage d’aménager à l’Office du Niger 60.000 hectares de plus pour atteindre la production de 1 million de tonne de riz paddy correspondant à la consommation totale du pays. Si à cette production, on ajoute celles attendues de l’Office riz Ségou, de l’Office riz Mopti et de la Vallée du Sénégal, le Mali deviendra rapidement le principal fournisseur en riz de l’espace Uemoa.

Les stocks nationaux de sécurité alimentaires seront augmentés progressivement, passant de 50.000 tonnes en 2007 à 100.000 tonnes en 2012 avec une augmentation annuelle de 10.000 tonnes.

Le PDES maintiendra le cap du développement des infrastructures afin d’atteindre le niveau indispensable au décollage économique du pays. Ainsi sur les cinq ans à venir, le développement interne et externe du réseau routier portera sur des investissements estimés à 631 milliards Fcfa pour financer 4693 kilomètres de routes.

Il sera procédé à la réhabilitation et l’extension de l’aéroport de Bamako Sénou pour environ 95 milliards Fcfa, à la réhabilitation et ou l’extension des aéroports de Gao, Tombouctou, Sikasso, Kayes et Mopti et la construction des aéroports de Kidal et Taoudenit.

Le PDES ambitionne de réaliser une couverture de plus de 75 % à l’horizon 2012 et dépasser le seuil fixé en matière d’accès à l’eau potable par les Objectifs du développement du millénaire (OMD). Plus de 700 milliards Fcfa seront investis dans le cadre de la politique énergétique nationale.

En outre le programme va poursuivre et accroître les efforts pour doter le pays en infrastructures et équipements lui permettant d’être au diapason des évolutions du siècle : augmenter la télé densité, établir un réseau électronique de plus grande capacité, généralisation progressive de l’Internet haut débit (ADSL) ouvrant ainsi de nouvelles opportunités pour les régions et les entreprises. De nouvelles formes d’emploi verront le jour avec l’émergence de l’économie du savoir.

Le programme volontariste de logements sociaux sera renforcée. Des milliers de logements seront construits avec la mise en chantier prochaine d’une tranche de 10.000 logements sociaux dont 5400 par l’État, 1211 par Ifabaco 1584 par la Sema, 2000 avec Metro Ikram, 100 par le Venezuela et 150 par Sifma. La politique des villes secondaires contribuera à une meilleure répartition spatiale des infrastructures et des opportunités de proximité.

Il sera injecté dans l’économie nationale durant les cinq prochaines années 284 milliards Fcfa en vue de créer les conditions favorables au développement du secteur privé. A cela s’ajouteront d’autres financement, notamment celui du 10è FED estimé à 279,8 milliards Fcfa dont une grande partie sera consacrée à la réalisation d’infrastructures. Une loi d’orientation du secteur privé sera élaborée. L’objectif visé est de multiplier au moins par deux d’ici 2012 le nombre d’entreprises viables au Mali.

En matière d’emploi, le PDES envisage de soutenir fortement l’APEJ en renforçant ses moyens humains et financiers, afin de lui permettre de dépasser ses objectifs. Des actions spécifiques seront entreprises au profit des jeunes.

Il s’agira de les former à des métiers porteurs, favoriser leur implantation dans le secteur agricole, appuyer leurs projets personnels etc. Le PDES va relancer également l’emploi public en créant 50.000 nouveaux emplois publics d’ici 2012.

Le programme, qui s’appuie sur un système éducatif performant et un système de santé pour tous, mettra l’accent sur l’enseignement technique, remodèlera l’université et multipliera les écoles maternelles en vue d’atteindre le taux de scolarisation de 100 % dans le primaire à l’horizon 2012.

Synthèse de B. COULIBALY

8 JUIN 2002- 8 JUIN 2007 : CINQ ANS AU PAS DE CHARGE

2002

8 juin : Passation de pouvoirs à Koulouba et investiture le même jour au Palais des congrès (actuel Centtre international des conférences) du président Amadou Toumani Touré.

9 juin : Nomination du nouveau chef du gouvernement et désignation du nouveau secrétaire général de la présidence. Ces fonctions seront confiées à deux anciens ministres de la République. Il s’agit notamment de Ahmed Mohamed Ag Hamani et de Modibo Sidibé.

11 juin : Déclaration des biens à la cour suprême des présidents Amadou Toumani Touré et Alpha Oumar Konaré.
Le même jour le nouveau Premier ministre Ahmed Mohamed Ag Hamani a reçu le témoin des mains de son prédécesseur Modibo Kéita.

15-16 juin : Constitution du nouvel exécutif et tenue du premier Conseil des ministres. Le président Amadou Toumani Touré communique au « gouvernement de mission » sa feuille de route.


27 juin :
Amadou Toumani Touré est allé au contact des paysans de Koumantou pour s’entretenir avec eux de leurs difficultés du moment, notamment les problèmes récurrents de la filière coton, la hausse vertigineuse des prix des céréales et le dernier hivernage qui peinait à s’installer.

30 juin : Le président Amadou Toumani Touré effectue sa première sortie internationale qui le conduira successivement au Sénégal, en Libye et au Niger.

8 juillet : Deuxième sortie internationale de président Amadou Toumani Touré en Afrique du Sud. A Durban, il a écrit avec ses pairs une nouvelle page de l’histoire du continent : le passage de l’OUA à l’Union africaine.

14 juillet : Amadou Toumani Touré vote en Commune III du district de Bamako, lors du 1er tour des élections législatives.

15 juillet : Le président Amadou Toumani Touré donne à la Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’administration (CASCA) des directives pour la moralisation des fonds publics.


18 juillet :
Le président Amadou Toumani Touré donne le « premier tour de roue » de pelleteuse des travaux de construction de la route Bamako-Naréna.

28 juillet : Amadou Toumani Touré, accompagné de son épouse Mme Touré Lobo Traoré, accomplit à l’ex-base aérienne son devoir civique au deuxième tour des élections législatives.

03 août : Visite du président Amadou Toumani Touré à Sanankoroba en vue de mesurer sur le terrain les dégâts matériels occasionnés par les pluies de l’hivernage 2001.

12 août : Rencontre avec les partenaires sociaux sur la mise en œuvre du Pacte de solidarité pour la croissance et le développement.

14-15 août : Le président Amadou Toumani Touré participe à Brazzaville à l’investiture du président élu et aux festivités du 42 ème anniversaire du Congo.

19 août : Rencontre pour la deuxième fois à Koulouba des hauts commissaires des régions et du district de Bamako sur la sécurité alimentaire dans le pays. Des dispositions ont été prises en faveur des régions en difficulté.

9 septembre : Visite officielle du chef de l’Etat en France. Le réexamen de la dette monétaire, l’appui à la sécurité alimentaire et à la filière coton figuraient au centre des entretiens qu’il a eus avec le président français Jacques Chirac.

16 septembre : Rentrée de la nouvelle Assemblée nationale. Ibrahim Boubacar Kéïta est élu président de l’Assemblée nationale.

22 septembre : Message à la nation du chef de l’État suivi de l’hommage rendu aux combattants de l’indépendance et de la remise des mérites scolaires à Koulouba.

26 septembre : Une délégation ministérielle ivoirienne en séjour à Bamako a été reçue en audience par le président Amadou Toumani Touré. En même temps qu’elle tentait de lever certaines équivoques, la délégation ivoirienne demande au président Touré de pousser sa médiation dans le règlement de la crise qui secoue la Côte d’Ivoire.
1er octobre : Le président Amadou Toumani Touré participe à Accra au sommet extraordinaire de la CEDEAO sur la Côte d’Ivoire.

3 octobre : Amadou Toumani Touré prend part à Libreville à un sommet des chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

19 octobre : Le président Amadou Toumani Touré participe au sommet de la Francophonie de Beyrouth (Liban).

22 octobre : Première réunion du Conseil des ministres. Le chef de l’Etat fait part au nouveau gouvernement de sa vision pour le pays.

23 octobre : Amadou Toumani Touré participe à la 1ère réunion à Abidjan des chefs d’État du Groupe de contact constitué pour assurer la médiation en Côte d’Ivoire.

27 octobre : Amadou Toumani Touré préside, à Duguwolowila, la cérémonie de réception des matériels achetés avec les fonds du premier prix du concours organisé entre les communes.

30 octobre : Visite de travail et d’amitié du chef de l’Etat en Guinée.

11 novembre : Amadou Toumani Touré préside l’audience solennelle de rentrée des cours et tribunaux au titre de l’exercice 2002-2003. Il invite les uns et les autres à une concertation associant les auxiliaires de justice concernés en vue de dégager des mécanismes souples et efficaces dans l’exécution des décisions de justice tout en veillant à l’exigence d’impartialité et de respect de la dignité humaine.

25 novembre : Visite du président Amadou Toumani Touré à l’Office du Niger. Cette sortie de terrain a principalement concerné la ferme expérimentale de COVEC, le périmètre rizicole de Bewani.
Il se rend ensuite sur Koumouna où il donne le premier coup de pioche du chantier d’un périmètre irrigué.

27-28 novembre : Dominique de Villepin, le ministre français des Affaires étrangères, de passage dans la sous-région pour « trouver une solution pacifique, politique et négociée à la crise ivoirienne » est reçu par le chef de l’Etat.

1er décembre : Cérémonie de lancement du mois de lutte contre le Sida. Le président Amadou Toumani Touré plaide pour plus de compassion envers nos compatriotes souffrant du VIH/sida.

3 décembre : Rencontre à Bamako entre les présidents ivoirien et burkinabé, Laurent Gbagbo et Blaise Compaoré, à l’initiative du président Touré. C’est la première rencontre entre les deux hommes depuis le déclenchement de la crise ivoirienne.


4 décembre :
Amadou Toumani Touré effectue un voyage à Lomé pour informer le président du groupe de contact de la CEDEAO, le président Gnassingbé Eyadema, des résultats de la rencontre de Bamako.

6 décembre : Le président Amadou Toumani Touré est à Dakar pour rendre compte à son homologue sénégalais des résultats de la rencontre de Bamako entre les présidents burkinabé et ivoirien.

7 décembre : Le président de la République est à Monrovia pour s’entretenir avec son homologue libérien Charles Taylor de la crise ivoirienne.

18 décembre : Déclaration de politique générale du gouvernement du Premier ministre Ahmed Mohamed Ag Hamani
20 décembre : Lancement à Mopti de la première saison touristique. Le chef de l’État déplore le manque d’initiatives pour faire du Mali, la principale destination touristique de la sous-région à l’horizon 2010.


2003

26 janvier : Le président Amadou Toumani Touré participe au sommet de Paris sur la Côte d’Ivoire.

29-30 janvier : Amadou Toumani Touré participe au 7è sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union économique et monétaire africaine qui s’est tenu à Dakar.
Le Sénégalais Moussa Touré, en concurrence avec notre compatriote Soumaïla Cissé, a été reconduit pour un an. Notre pays maintient cependant sa candidature à la tête de la Commission.

3 février : Le président Touré participe au sommet de l’Union africaine à Addis Abéba sur les conflits et les crises qui secouent le continent.

7-9 février : Visite du ministre français de l’Intérieur Nicolas Sarkozy au Mali. Ce déplacement était destiné à « renforcer les projets de co-développement engagés par la France »

17 février : Funérailles nationales pour l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Abderhamane Baba Touré.


20 février :
22è Sommet Afrique-France. Amadou Toumani Touré qui effectuait sa première participation à un tel sommet fait une communication sur la santé et l’éducation en Afrique.
De Paris, il se rend à Kuala Lumpur (Malaisie ) pour participer au sommet des pays Non-alignés.

6 mars : Lancement des travaux de construction de la route Didiéni-Goumbou-Nara. Longue de 176 km, cette route est conçue pour désenclaver le Ouagadou.

14-15 mars : Amadou Toumani Touré participe au 5ème sommet de la Cen-Sad.

17-19 mars : Visite d’État au Mali de Mohammar Khadafi. Le Frère Guide anime un grand meeting au stade Modibo Kéita. Auparavant, il avait visité le site de la Cité administrative dont la 1ère partie sera réalisée grâce à un financement libyen de près de 27 milliards de Fcfa.

21 mars : Amadou Toumani Touré prend part à la première conférence extraordinaire des chefs d’État des pays membres de l’Autorité de développement intégré de la région du Liptako Gourma et à la Table ronde des bailleurs de fonds de l’organisation. L’autorité possède un portefeuille de 7 projets et programmes qui nécessitent un financement de 375 milliards de Fcfa.

23 mars : Coup d’envoi des travaux de construction de la route Djenné-Mougua-Saye. Longue de 60 kilomètres, la réalisation de cette voie s’inscrit dans le cadre du Programme national d’infrastructures rurales (PNIR).

24 mars : Premier coup de pelleteuse à Kourouma en zone office du Niger, consacrant le lancement des travaux de réhabilitation du périmètre rizicole de Sokolo et Molodo.

26 mars : Dépôt de gerbe de fleurs au Monument des martyrs.

28 mars : Lancement des travaux de construction de la piste rurale Banamba-Niono. Longue de 211 km, cette route reliera une grande partie du Sahel occidental producteur de mil et la zone de l’Office du Niger productrice de riz et de légumes.

7-8 avril : Visite de travail de 48 heures du président Amadou Toumani Touré à Banjul.

12 avril : Lancement de l’opération villes urbaines du Mali. Le président Touré est allé au contact des habitants du district pour plaider contre l’insalubrité.

24 avril : Visite d’État du président Amadou Toumani Touré en Algérie.

4 mai : Lancement de la phase pilote du programme de logements sociaux. 1008 logements sociaux seront construits à Yirimadio sur les 3 500 prévues sur l’ensemble du territoire.

7 mai : Séjour au Mali du président Mamadou Tandja. La situation économique de la sous-région « dangereusement menacée » était au centre de la séance de travail entre les deux présidents.

12 mai : Lancement des travaux de construction de la route qui relie Kayes à Kidira. La construction de cet axe coûtera 12 milliards de Fcfa.

20-21 mai : Le chef de l’État participe à Nouakchott au 13ème sommet des chefs d’État et le gouvernement de l’OMVS. A cette occasion, le barrage de Manantali a été symboliquement inauguré par Amadou Toumani Touré et ses homologues Maouya Ould Sid Ahmed Taya Mauritanie) et Abdoulaye Wade (Sénégal).

25 mai : Le président Amadou Toumani Touré participe à Johannesbourg à la célébration du 40ème anniversaire de la naissance de l’Organisation de l’unité africaine. Lancement du programme de sauvetage des manuscrits anciens de l’Institut des hautes études et de recherches islamiques Ahmed Baba de Tombouctou, grâce à un financement de l’Afrique du Sud.

26-28 mai : Le président Amadou Toumani Touré participe à Abuja à l’investiture du président Olesegun Obasanjo.
En marge de cet événement ATT et 10 de ses pairs ont pris part à la 7è réunion du comité des chefs d’État du NEPAD qui a examiné la formation du groupe de personnalités composant le comité de mise en œuvre de cette initiative.
Les chefs d’État de la CEDEAO présents à Abuja ont embrayé sur un sommet extraordinaire de cette organisation, afin d’examiner la situation sécuritaire dans cette partie du continent déchirée par des conflits (Libera, en Sierra-Léone et en Côte d’Ivoire). Le sommet a adopté une déclaration sur une approche sous-régionale de règlement des conflits et de promotion de la paix et de la sécurité dans les pays de la CEDEAO.

5-6 juin : Le chef de l’État lance à Gao, les travaux de construction du pont de Wabaria. A l’occasion de son séjour dans la capitale de la 7è région, il inaugure le stade Kassé Kéïta et préside l’ouverture du festival de la paix.

8 juin : Amadou Toumani Touré fête le premier anniversaire de son investiture à la magistrature suprême. Il anime une conférence de presse au cours de laquelle il échange avec les journalistes sur la situation politique, la lutte contre corruption, l’emploi des jeunes, le rétablissement de l’autorité de l’Etat, la crise ivoirienne etc.

10 juin : Pose de la première pierre du parc d’attraction à l’ACI 2000 par le président Touré, en présence du ministre tunisien des Affaires étrangères Habib Ben Yahia. Ce complexe coûtera près de 10 milliards F cfa.

14 juin : Journée nationale du paysan à Koutiala. L’événement que le président entend désormais instituer marque le lancement de la campagne agricole 2003-2004

16 juin : Lancement d’une campagne régionale pour l’enregistrement universel des naissances. La cérémonie se déroule au Palais des congrès sous la présidence du chef de l’Etat.

19 juin : Amadou Toumani Touré rencontre les opérateurs économiques à Koulouba pour discuter des problèmes du secteur privé. Il annonce la création prochaine d’un Conseil présidentiel pour le secteur privé.

20 Juin : Amadou Toumani Touré participe à la cérémonie d’investiture de son homologue togolais Gnassingbé Eyadema.

23 juin : Le président Amadou Toumani Touré se rend aux Etats-Unis dans le cadre de la 37è édition du Folklife festival de Washington dont notre pays était l’invité d’honneur.

8 juillet : Le président Amadou Toumani Touré participe à Dakar à un mini-sommet entre le président américain George Bush et certains de ses pairs africains : Abdoulaye Wade du Sénégal, Mamadou Tandja du Niger, John Kuffuor du Ghana, Mathieu Kérékou du Bénin, Yaya Jammeh de Gambie et Ahmad Tejan Kaba de Sierra Leone.

9-10 juillet : Réunion des bailleurs de fonds sur le barrage de Taoussa.

9-11 juillet : Le chef de l’Etat participe à la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine à Maputo. Au cours de ce sommet, l’ancien président de la République, Alpha Oumar Konaré est élu premier président de la Commission de l’Union africaine.
15 juillet : Lancement d’une vaste campagne de reboisement. L’opération destinée à créer des ceintures vertes de protection autour de nos villes.

21 Juillet : Amadou Toumani Touré visite le chantier des 1008 logements de Yirimandio.

30-31 juillet : Le président malgache Marc Ravolomana, accompagné de son époux, effectue chez nous une visite officielle de deux jours. Cette visite était destinée à donner un coup de fouet à la coopération entre le Mali et Madagascar.


12 août :
Les députés adoptent le projet de loi instituant le Vérificateur général.

19 août : Quatorze otages européens (9 Allemands, 4 Suisses et un Néerlandais) capturés dans le sud-algérien en début d’année et transférés au nord du Mali sont reçus à Koulouba. Ils avaient été libérés la vieille grâce à la médiation menée par notre pays.

3-4 septembre : En marge de la 6è session de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification à laquelle il participait, le président de la République effectue une visite d’amitié et de travail à Cuba.

21 septembre : Le président de la République reçoit des jeunes élèves qui s’étaient distingués par leurs performances académiques dans les différents ordres d’enseignement. La rencontre visait à créer l’esprit d’émulation et instaurer une culture de l’excellence au sein de l’école.

27 septembre : Lancement des travaux du périmètre sucrier de Markala.

29 septembre-1er octobre : Le chef de l’Etat participe à la 3è Conférence internationale de Tokyo sur le développement en Afrique (TICAD).

9-12 octobre : Visite officielle du chef spirituel des musulmans chiites Ismaïlis, le prince Aga Khan. Il se rend à Tombouctou avant d’assister avec le président Touré à l’inauguration du Musée national rénové et agrandi. Un protocole d’accord est signé entre le Mali et le Réseau Aga Khan pour le développement.

13-17 octobre : Amadou Toumani Touré préside la cérémonie d’ouverture du Forum des Maliens de l’extérieur. La rencontre visait à trouver les voies et moyens pour une plus grande implication de nos compatriotes installés à l’étranger dans le processus de développement du pays.

24-25 octobre : Visite officielle de deux jours du président français Jacques Chirac au Mali. Le chef de l’Etat français en provenance du Niger est accueilli à Tombouctou par Amadou Toumani Touré. Il se rend ensuite à Bamako et à Mopti. La France décide de ne pas demander au Mali le remboursement de sa dette pour les quatre prochaines années. Le président français promet de saisir la communauté internationale pour mettre sur pied un programme de développement durable du Bassin du fleuve Niger. Déjà, Paris donne le ton en accordant aux trois pays du Bassin du fleuve 10 millions d’euros (environ 6,5 milliards Fcfa) pour le désensablement du fleuve. Deux conventions de financement d’un montant d’environ 7 milliards Fcfa sont signées entre les deux pays pour l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement des zones rurales et semi-urbaines

28 octobre : Séjour de quelques heures du ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer au Mali. Pour remercier le président Touré pour sa contribution dans la libération des otages du Sahara.

11 novembre : Rentrée solennelle des cours et tribunaux 2003-2004 et pose de la première pierre de nouveaux locaux de la Cour d’appel de Bamako.

13 novembre : Signature d’un accord de financement de 7 milliards Fcfa, pour la construction d’une station d’épuration et des systèmes de drainage d’eaux usées entre le Mali et les Pays-Bas.

27 novembre : Pose de la première pierre de la Direction générale de la police nationale par le président Amadou Toumani Touré.

30 novembre : Lancement à Kati de la campagne 2003-2004 de vaccination du cheptel.

10-12 décembre : ATT participe au sommet de la Société mondiale de l’information à Genève.

15-19 décembre : Visite d’Etat de 4 jours du président de la République en Allemagne.

20 décembre : ATT participe au lancement de la saison touristique à Tombouctou. Le lendemain, il procède au lancement de deux chantiers d’aménagement hydro-agricoles à Diré et Niafunké. Et donne le premier coup de lame des travaux de la route Tombouctou-Goundam-Tonka-Diré.
24 décembre : Le Médiateur de la République, Mme Diakité Fatoumata N’Diaye présente son rapport 2003 au chef de l’Etat.


2004

6 janvier : Lancement de la campagne de pêche à Sélingué par le chef de l’Etat Amadou Toumani Touré.

10 janvier : Soumaila Cissé est désigné à la tête de la Commission de l’UEMOA par le sommet des chefs d’Etat de cette institution réunis à Niamey.

14 janvier : Pose la première pierre du complexe sanitaire « Merieux ». Ce centre doit renforcer les capacités de notre pays dans le domaine de la biologie médicale et de l’éthique biomédicale.

15 janvier : Inauguration de la filiale de la Banque sahelo-sahelienne pour l’investissement et le commerce dans notre pays. Cette banque est une institution de la Communauté des États sahelo-sahariens (Cen-Sad).

21-24 janvier : Visite officielle du président de la République Amadou Toumani Touré en Tunisie à l’invitation de son homologue Zine El Abidine Ben Ali pour développer les relations économiques entre les deux pays.

25 janvier : Amadou Toumani Touré participe à Nouakchott au 14ème sommet des chefs d’État et de gouvernement du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS).

26-28 janvier : Visite officielle en Egypte du président Amadou Toumani Touré. Plusieurs accords de coopération sont signés entre les deux pays.

7-8 février : Visite du président de la République en Libye dans le cadre des préparatifs du sommet de la Cen-Sad que notre pays s’apprêtait à abriter.

19 février : Le chef de l’Etat préside l’ouverture d’une Table ronde sur le coton dans l’espace Uemoa. La problématique des subventions accordées par certains pays développés à leurs producteurs et la transformation du coton africain étaient au centre de cette rencontre sous-régionale.

24 février : Lancement officiel du Programme emploi-jeunes avec l’inauguration par le président de la République de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes.

26-28 février : Le chef de l’Etat participe à Syrte en Libye à un sommet extraordinaire de l’Union africaine consacré à l’agriculture et l’eau et à la création d’un Conseil de défense.

11-15 mars : Tournée du chef de l’Etat dans la région de Sikasso. Bougouni, Zégoua, Kolondiéba, Kadiolo, Yorosso et Sikasso sont les principales étapes de cette visite. Amadou Toumani Touré a abordé avec les populations les questions relatives à l’insécurité, le coton, la crise ivoirienne, l’emploi et les préoccupations locales.

19-20 mars : Le président de la République participe à Accra au sommet extraordinaire de la CEDEAO sur la mise en œuvre du NEPAD en Afrique de l’ouest.

21-23 mars : Visite du président gambien Yahya Jammeh dans notre pays.

26-27 mars : ATT prend part à Paris au sommet de l’Autorité du bassin du fleuve Niger.


29-30 mars
: Table ronde entre le Mali et ses partenaires au développement à Genève. La mise en œuvre du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté était au centre de cette rencontre sanctionnée par 1275 milliards de Fcfa d’annonces de financement.

1er avril : Nomination du Vérificateur général Sidi Sosso Diarra et son adjoint, le contrôleur général de police Modibo Diallo.

15 avril : Amadou Toumani Touré en visite à Yanfolila et Kalana inaugure la mine d’or de la Somika.

28 avril : Démission du Premier ministre Ahmed Mohamed Ag Hamani et son gouvernement.

29 avril : Ousmane Issoufi Maiga, ministre de l’Équipement et des Transports dans le gouvernement sortant est nommé Premier ministre par le décret 04-140/P-RM.

2 mai : Ousmane Issoufi Maïga forme son gouvernement composé de 27 membres contre 28 pour l’équipe sortante.

5 mai : Premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement. Le chef de l’Etat dresse une « feuille de route » pour la nouvelle équipe qu’il qualifie de « gouvernement de terrain ».

7 mai : Réunion de cabinet du nouveau gouvernement. Un seul point était à l’ordre du jour : l’organisation du travail gouvernemental.

7 mai : Le président de la République Amadou Toumani Touré reçoit le Chargé d’affaires de l’ambassade des États Unis dans notre pays, accompagné de la directrice de l’USAID. Les deux personnalités américaines étaient venues annoncer au chef de l’Etat, l’élection du Mali par les États Unis au nouveau mécanisme de coopération appelé « Millenium challenge account ».

15-16 mai : 6è conférence des chefs d’Etat de la Communauté des États sahélo-sahariens (Cen-Sad) à Bamako. La Côte d’Ivoire, le Ghana et le Liberia ont été admis en tant que membres à part entière de la communauté.

20 mai : Le président Touré et son homologue ivoirien Laurent Gbagbo participent, comme observateurs, à Conakry au sommet de la Mano River Union, une organisation sous-régionale qui regroupe la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia.

23 mai : Le chef de l’Etat Amadou Toumani Touré participe à la deuxième réunion des chefs d’Etat et de gouvernement du Comité de mise en œuvre du NEPAD à Maputo.
1er juin : Le président de la République inaugure la route Bamako-Kati-Kolokani-Didiéni. Les travaux des 163 km avaient été lancés en août 2001.

2 juin : Le président de la République inaugure la route Kayes-Sandaré-Diéma. Cette inauguration est l’aboutissement d’un projet de 33 milliards déboursés par le Fonds européen de développement. Cette route fait partie d’un large réseau routier carrossable ouvrant notre pays sur les ports de Dakar et Nouakchott.

5 juin : Cérémonie de remise des clés des logements sociaux de Yirimandio, sous la présidence de Amadou Toumani Touré. La cité de Yirimandio qui compte 1008 logements constitue le premier lot d’un vaste programme portant sur 3500 logements sociaux, annoncé par le président Touré dans son discours à la nation à l’occasion du nouvel an 2003.


7 juin :
Installation de 425 jeunes commerçants aux Halles de Bamako. La cérémonies est présidée par le président Touré qui avait auparavant remis un chèque à l’APEJ dans le cadre de ce projet.

8 juin : Amadou Toumani Touré fête le deuxième anniversaire de son accession à la magistrature suprême. Il aborde avec la presse plusieurs sujets d’intérêt national.

10 juin : Ousmane Issoufi Maïga présente la Déclaration de politique générale du gouvernement à l’Assemblée nationale. La déclaration sera adoptée 48 heures après à l’unanimité des 138 députés présents.

11 juin : Le chef de l’État inaugure la mosquée de Hamdallaye rénovée. Et deux jours plus tard le palais de Aguibou Tall également rénové.

16 juin : Lancement d’une campagne de parrainage d’enfants de parents démunis dans le cadre de la célébration de la célébration de la journée de l’enfant africain. La cérémonie était présidée par le président de la République. Cette campagne est envisagée comme solution pour ouvrir l’école à plus d’enfants.

21 juin : Le président la République participe à Ouagadougou à une conférence sur les perspectives en Afrique de l’ouest de l’exploitation de la science et de la technologie pour accroître la productivité agricole, avec ses homologues du Niger, du Ghana et du Burkina Faso.

24 juin : Amadou Toumani Touré inaugure le camp des méharistes de la brigade de gendarmerie de Ménaka en 7è région.

28 juin : Séjour du directeur général du fonds koweïtien pour le développement économique arabe Hesham Ebraham Al Waqayan. Il a signé avec notre pays un accord de prêt relatif au projet de la route Kayes-Bafoulabé.


28 juin :
Deuxième rencontre du chef de l’État avec le secteur privé. ATT annonce la création d’une zone franche avec des entreprises spécialisées dans la transformation et la manufacture de produits semi-finis destinés à l’exportation.

6 au 8 juillet : Le président Touré participe au 3è sommet ordinaire de l’Union africaine dominé par la crise ivoirienne.

15-19 juillet : Visite historique du président Touré en Chine, couronnée par plusieurs accords de coopération entre les deux pays et l’annulation d’une partie de la dette du Mali envers la Chine.

27 juillet : Les présidents ivoirien et burkinabé participent à un mini-sommet à Bamako dans le cadre de la résolution de la crise ivoirienne.


18-27 août :
Visite du président Touré en Libye. Son homologue libyen promet d’aider notre pays à combattre les criquets pèlerins. En tant que président en exercice de la Communauté des États sahelo-sahariens, ATT visite le secrétariat général de cette organisation à qui il remet 60.000 dollars pour son fonctionnement.

3 septembre : Pose de la première pierre de l’aménagement de l’Avenue Al Qods par le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga.

6 septembre : Le chef de l’État inaugure à Bollé les nouveaux locaux de l’Institut national de formation judiciaire baptisé au nom de feu Demba Diallo, avocat émérite, homme politique et ancien Médiateur de la République.

8-9 septembre : Amadou Toumani Touré participe à Ouagadougou au 3è sommet extraordinaire de l’Union africaine sur l’emploi et la pauvreté.

13 septembre : Amadou Toumani Touré préside la réunion inaugurale du Conseil présidentiel pour l’investissement, une nouvelle structure destinée à favoriser les investissements dans notre pays.

22 septembre : 44è anniversaire de l’indépendance à Kidal. Le chef de l’État inaugure le nouveau réseau d’adduction d’eau de la ville.

4 octobre : Inauguration du Palais de culture Tientiguiba Danté de Ségou rénové par le président Amadou Toumani Touré

8 octobre : Lancement des journées nationales de vaccination contre la poliomyélite, synchronisées dans les pays d’Afrique de l’ouest et du centre. Le coup d’envoi de cette campagne est donné par le chef de l’État à Sanankoroba.


9-10 octobre :
Visite du président Touré à Nara pour constater sur le terrain les conséquences de l’invasion acridienne et rassuré les populations du soutien du gouvernement.

11 octobre : Amadou Toumani Touré participe à Niamey à un sommet extraordinaire de l’UEMOA.

14 octobre : Visite du chef de l’État dans la zone de l’Office du Niger pour exprimer la solidarité du pays tout entier à l’égard des populations affectées par l’invasion des criquets.

15 novembre : Pose de la première pierre des travaux d’extension du Palais des congrès par le président de la République, dans le cadre des préparatifs du sommet Afrique-France.


19 novembre :
Inauguration de la route Nioro du Sahel-Gogui par le président Touré. Cette route bitumée de 65 kilomètres aura coûté 7,5 milliards de F cfa. Le même jour, il lance la campagne de vaccination 2004 du cheptel et le lendemain les travaux de bitumage de la route Diéma-Nioro.

23 novembre : Le chef de l’État participe à un sommet à Alger sur le NEPAD.

26-27 novembre : Amadou Toumani Touré participe au 10è sommet de la Francophonie à Ouagadougou.

30 novembre : Installation Haut conseil national de lutte contre le Sida par le président Touré. Cet organe assurera désormais la coordination de la politique nationale de lutte contre le sida.


1er décembre :
Le chef de l’État participe à la cérémonie commémorative de la journée mondiale de lutte contre le sida.


10 décembre :
Dixième édition de l’Espace d’interpellation démocratie (EID).


16 décembre :
Le chef de l’État donne le premier coup de grader du projet d’aménagement du périmètre irrigué de Maninkoura. Ce périmètre de 1094 hectares est situé à 40 km de Sélingué dans le cercle de Kangaba. Une ligne d’alimentation électrique et quatre stations de pompage seront couplées à ce périmètre.

18 décembre : Célébration de la journée nationale des communes à Sanankoroba sous la présidence du chef de l’État.


20 décembre :
Lancement des travaux de bitumage de la route Koulikoro-Banamba par le président Amadou Toumani Touré qui inaugure en même temps la piste en latérite Banamba-Niono.

21 décembre : Amadou Toumani Touré participe à Niamey à la cérémonie d’investiture de son homologue nigérien réélu à la magistrature suprême de son pays.

27 décembre : Le président Amadou Toumani Touré assiste au lancement de la saison touristique 2004-2005 à Koulikoro.

2005

6 janvier : Présentation des vœux du Nouvel an du corps diplomatique et consulaire et des représentants des organisations internationales au chef de l’État. Amadou Toumani Touré annonce une contribution malienne de 100 millions de Fcfa pour les victimes du tsunami.

6 janvier : La CMDT et les banques signent deux conventions de crédit d’un montant de 148 milliards de Fcfa pour le financement de la campagne cotonnière 2004-2005.

8 janvier : Les deux otages qataris Hamad Rashid Mohamad Al Massud et Ahamad Mohamad qui avaient été enlevés un mois plus tôt dans le Nord, sont remis à Majidf Al, l’envoyé spécial de l’émir du Qatar.

10 janvier : Amadou Toumani Touré participe à Libreville à la 23è réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine.


15-16 janvier :
Visite au Mali du président iranien Mohammed Khatami. Au cours de sa visite, cinq accords de partenariat ont été signés entre les deux pays.

17 janvier : Le président Amadou Toumani Touré inaugure le Centre Charles Mérieux en présence de l’ancien Premier ministre français Pierre Messmer. Ce centre est une structure de formation scientifique pluridisciplinaire comportant aussi un laboratoire de qualité.

19 janvier : Le chef de l’État participe au 28è sommet des chefs de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest à Accra.

27-28 janvier : Visite du président Touré en Libye. Pour faire le point de ses actions à la tête de la Cen-Sad avec le Guide de la révolution libyenne.

30-31 janvier : Le chef de l’État participe à Abuja au 4è sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine sur les conflits qui ensanglantent le continent.


4-5 février :
Amadou Toumani Touré participe à Dakar au Forum international sur la fracture agricole mondiale en compagnie d’homologues africains.

7 février : Lancement de la loi d’orientation agricole (LOA). Cette loi vise à faire de l’agriculture un levier et une source de richesses pour nos populations.

11 février : Le chef de l’État et ses homologues nigérien, nigérian et ghanéen se retrouvent à Cotonou dans le cadre de la crise de succession du président togolais Gnassingbé Eyadema.


12 février :
Le Premier ministre Ousmane Issoufi Maiga débute à Kayes un périple qui le conduira dans toutes les régions du pays pour rencontrer les partenaires de l’école malienne.

12-13 février : Visite de Amadou Toumani Touré en 4è et 5è régions. Il y donne le coup d’envoi des travaux de construction du seuil de Talo dans la commune rurale de Fani.


14 février :
Le secrétaire au Trésor britannique, Paul Boateng, en visite à Bamako signe un protocole d’entente sur l’allégement de notre dette de l’ordre de 23 milliards.

20-23 février : Visite dans notre pays de la princesse Mathilde de Belgique dans le cadre du renforcement de la coopération entre le Mali et la Belgique.

24 février : Réunion avec les représentants du corps diplomatique, des organisations internationales sur instruction expresse du chef de l’État pour faire le point de la situation alimentaire pour la période 2004-2005.

28 février : Amadou Toumani Touré participe, en compagnie de son homologue nigérien Mamadou Tandja et du représentant du président en exercice de l’Union africaine, le sénateur Lawan Gana Guba, à la médiation de la CEDEAO au Togo pour le respect de l’ordre constitutionnel.

12 mars : Le président Amadou Toumani Touré préside la foire-exposition internationale de Kayes. En plus des opérateurs économiques maliens, sept autres pays sont représentés à cette foire : le Sénégal, la Mauritanie, la Gambie, la Guinée, l’Iran, le Pakistan et la Chine
14 mars : Amadou Toumani Touré préside à Koulouba la 2è réunion du Conseil présidentiel pour l’investissement (CPI).

17 mars : Lancement du Projet multisectoriel de lutte contre le Sida (MAP) pour lequel la Banque mondiale met à la disposition de notre pays une enveloppe de 25,5 millions de dollars, soit un peu plus de 12 milliards Fcfa.

17 mars : Signature de deux conventions portant sur 4,5 milliards de Fcfa entre le Mali et le Programme alimentaire mondial. Ce fonds est destiné à deux programmes : « l’assistance aux populations affectées par l’invasion acridienne et la sécheresse » (PRRO en anglais) et la réponse à la crise et ses répercussions dans la région ouest africaine » (EMOP en anglais).

17 mars : Pose de la première pierre de l’Institut africain des métiers de l’aérien (Lama).

26 mars : Commémoration du 14è anniversaire du soulèvement populaire pour la démocratie et la liberté.

30 mars : Le chef de l’État participe à Niamey à la 9è réunion ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union économique monétaire ouest africaine (UEMOA).

8 avril : Le chef de l’État Amadou Toumani Touré signe le livre de condoléances ouvert à l’Archevêché de Bamako à l’occasion de la disparition, le 2 avril, du Pape Jean Paul II.

10 avril : Inauguration de la routé Djenné-Mougna-Saye longue de 63 kilomètres. Ce tronçon a coûté plus de 4 milliards de Fcfa.


15 avril
: Les délégués de 27 des 77 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) signent à Bamako l’acte de naissance de leur assemblée parlementaire.

25 avril : Tenue à Gao du 6è Sommet de l’Autorité du Liptako-Gourma avec le président Amadou Toumani Touré et les chefs d’État du Burkina-Faso, Blaise Compaoré, et du Niger, Mamadou Tandja.

5 mai : Lancement du Programme de volontariat de 2000
jeunes dans les services publics (PVJSP).

9 mai : Lancement du programme d’aide alimentaire 2005.

10-14 mai : Visite d’État du président Amadou Toumani Touré au Canada.

18 mai : Lancement du Programme national de sécurité alimentaire (PNSA). Le président Touré annonce l’allocation de 500 millions Fcfa à un programme qui coûtera 114 milliards.

21 mai : Inauguration des ponts de Tiendaga et Kankéla dans le cercle de Kolondiéba. Les deux ouvrages qui auront coûté 2,4 milliards de Fcfa sont d’une importance vitale pour la zone.


22-25 mai :
Le chef de l’État participe à Rome, à la session du comité alimentaire du Fonds des Nations Unies pour l’agriculture (FAO). En marge de cette rencontre, il est reçu par le tout nouveau pape Benoît XVI, le Premier ministre du Vatican, le cardinal Sodano, le président italien Carlo Azeglio Ciampi.

26 mai : Pose à Koulikoro la première brique de la salle de spectacle et de culture de la ville. La construction de l’édifice entièrement financée par la présidence de la République coûtera 250 millions de Fcfa.

28 mai : Coup d’envoi des travaux de bitumage de la route Didiéni-Diéma. Longue de 180 kilomètres, elle coûtera un peu plus de 11 milliards de Fcfa. Il s’agit du dernier tronçon d’un réseau routier qui permettra rallier Dakar et Nouakchott sur le bitume.

29 mai : Remise des clés des 28 logements sociaux de Kidal et des 50 de Gao. Pose à Gao de la première pierre du complexe culturel de ville. Ce complexe de mille places coûtera 250 millions de Fcfa financés par la présidence de la République.

31 mai : Inauguration à Sikasso de la salle de spectacle Lamissa Bengaly, des équipements marchands et le siège de la délégation régionale de la Chambre de commerce et d’industrie.

31 mai : L’Unité de lutte contre le criquet pèlerin envoie dans toute les régions du matériel et des équipements pour la lutte contre les acridiens. Ce déploiement de moyens entre dans le cadre de la campagne anti-acridienne au titre de l’année 2005. L’ensemble de ces équipements aura coûté 4 milliards de Fcfa.

3 juin : Remise des clés des 127 logements sociaux de Ségou.


4 juin :
Remise des clés des 320 logements de la capitale. Bouclant la deuxième phase du vaste programme de logements sociaux annoncé par le chef de l’État dans son message à la nation à l’occasion du Nouvel an 2003.

6 juin : Ouverture du symposium des anciens chefs d’État africains dans notre capitale. Une quinzaine d’anciens chefs d’État du continent y participent. La cérémonie d’ouverture de la rencontre est présidée par le président de la République.

8 juin : Le chef de l’État reçoit la presse dans le cadre du 3è anniversaire de son accession à la présidence de la République, pour faire un tour d’horizon de la vie nationale.

11 juin : Meeting de soutien à Amadou Toumani Touré organisé par la Convergence pour l’alternance et le changement (ACC).

11 juin : Annonce de l’annulation par les pays du G8 de la dette de 18 pays pauvres très endettés. L’annonce concerne la dette contractée auprès de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement et du Fonds monétaire international.

18 juin : Inauguration d’une usine d’égrenage de coton graine à Ouélessebougou, dans la zone Office de la haute vallée du Niger (OHVN). L’unité a coûté 11,3 milliards de Fcfa fournis par l’Agence française de développement et la Banque ouest africaine de développement.

17 juin : L’Assemblée nationale adopte le projet de loi portant création de l’Agence de développement du Nord Mali (ADN).

20 juin : Réaménagement technique au sein de l’équipe gouvernementale. Mme Ba Hawa Keita et Natié Pleah font leur entrée au gouvernement, respectivement comme ministres respectivement de l’Emploi et de la Formation professionnelle et de la Jeunesse et des Sports.

22 juin : Institution de la gratuité de la prise en charge de la césarienne, un acte chirurgical qui peut contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale.

23 juin : Le ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, Gaoussou Drabo, inaugure le cybercafé de Kidal et lance le réseau GSM d’Ansongo.

25 juin : 3è édition de la journée paysanne à Menako, localité située à 12 kilomètres de Kita et coup d’envoi de la campagne agricole 2004/2005.

25 juin : Pose de la première pierre de l’électrification de Bafoulabé et Mahina par le chef de l’État. Il donne aussi le premier coup de pelle mécanique des travaux d’aménagement des 1562 hectares de périmètres irrigués B et G/H de Batigoungou (à 14 kilomètres de Mahina) du projet de développement rural intégré en aval du barrage de Manantali (PDIAM).

27 juin : Amadou Toumani Touré est consacré à Koulouba chevalier de la Grande médaille de l’Ordre mondial des juristes et docteur honoris causa de l’université internationale euro-américaine de Panama. Ces deux distinctions couronnent les efforts du chef de l’État dans la consolidation de la paix au Mali et à l’étranger et son engagement en faveur de l’éducation.

28 juin-6 juillet : Visite à Téhéran du président Touré pour donner un nouvel élan à l’axe Bamako-Téhéran. Il ralliera ensuite Syrte en Libye pour participer à la 5è conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine. La représentation de notre continent au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, les conflits, les maladies et les questions de développement étaient au centre des débats de cette conférence.

7 juillet : Signature d’une convention de partage de production entre notre pays et la société « Mali Petroleum », filiale de la société australienne « Sphère investiments limited ». La société va conduire des recherches pétrolières sur le bloc 8 du bassin de Taoudenit et le bloc 10 du graben de Gao.

11 juillet : Lancement officiel du Projet d’appui aux commerçants détaillants (PACD). Ce projet mobilisera 4 milliards pour la modernisation du commerce dans notre pays.

14 juillet : Inauguration du nouveau siège de l’Agence nationale des collectivités territoriales (ANICT) à Dar Salam. Le bâtiment a coûté 202 millions de Fcfa.

15 juillet : Signature entre les partenaires de l’école malienne d’un accord de partenariat pour une école apaisée et performante.

2 août : Le président Touré participe dans la grande mosquée de Ryad à la levée du corps du Roi Fahd décédé la veille à l’âge de 84 ans.


8 août :
Lancement de la deuxième étape de l’opération « banques des céréales » qui porte sur 3000 tonnes de céréales reparties entre 178 banques dans 160 communes.

6 septembre : Ousmane Issoufi Maiga entame une visite à Djeddah en Arabie Saoudite pour y négocier le financement du projet d’aménagement du barrage de Taoussa au Mali et celui de Kandaji au Niger.


14-16 septembre :
Amadou Toumani Touré participe à New York à la 60è Assemblée générale de l’ONU sur les réformes de l’organisation.


22 septembre :
Amadou Toumani Touré préside à Sikasso les festivités du 45è anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance en compagnie de son homologue sénégalais Abdoulaye Wade.

23 septembre : Pose de la première pierre de trois stades sommaires à Koutiala, Bougouni et San.

9 octobre : Le chef de l’État reçoit à Koulouba les dames du Djoliba sacrées championnes d’Afrique des clubs. Le trophée est enlevé pour la première fois par un club malien.

22 octobre : Décès du général Cheick Oumar Diarra dans un crash aérien.

30 octobre : Élection législative partielle à Sikasso, la capitale du Kénédougou.

3 novembre : Le président du groupe parlementaire RPM-RDT, Kadari Bamba élu en Commune V, trouve la mort dans un accident de la circulation à Bamako.

5 novembre : Inauguration à Banankabougou des nouveaux locaux de la Cour d’appel de Bamako.

5 novembre : Le Premier ministre Ousmane Issoufi Maiga est à Washington pour négocier avec les responsables de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), le financement de la nouvelle génération du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP 2).

7 novembre : Pose de la première pierre de la nouvelle école de maintien de la paix dans la cour du Service national des jeunes à Djicoroni-Para.


8 novembre :
Forum des jeunes à Bamako en prélude au 23è sommet Afrique-France.

12 novembre : Inauguration de la mine d’or de Loulo à Kayes, l’une des plus grandes mines d’Afrique.

15-19 novembre : Visite d’État du président Touré en Belgique où il a rencontré aussi bien les autorités belges que les responsables de l’Union européenne.

3-4 décembre : 23è sommet Afrique-France. La totalité des 52 pays africains et la France était présente au rendez-vous bamakois qui a enregistré la participation de 26 chefs d’État, 6 Premiers ministres et autant de vice-présidents et un prince héritier (Moulaye Rachid du Maroc).

5 décembre : Signature d’un accord de prêt de 10 milliards de Fcfa entre notre pays et le Fonds koweïtien pour le financement partiel de la construction du barrage de Taoussa au Mali.


6 décembre :
Le président Touré en route pour Atlanta aux États-Unis, passe trois jours à la Mecque pour prendre part à la troisième session ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation de la Conférence islamique.
10 décembre : 10è édition de l’Espace d’interpellation démocratique (EID).

16 décembre : Signature d’un accord de prêt qui porte sur 2,8 milliards de Fcfa pour le développement du Septentrion entre notre pays et la Banque ouest africaine de développement (BAOD).

17 décembre : Lancement de la saison touristique 2005-2006 à Sikasso, la capitale du Kénédougou. Cette région est une mine de faits historiques et de sites touristiques qui attend d’être exploitée.

21 décembre : Amadou Toumani Touré de retour du Burkina où il avait participé à l’investiture du président burkinabé, procède au lancement d’un des plus grands chantiers routiers de ces dernières années dans notre pays: la route Ansongo-Labbezanga-Frontière du Niger.

28 décembre : Remise des clés de 20 autocars au Centre national des œuvres universitaires (CNOU). Ces véhicules ont coûté plus d’un milliard de Fcfa.

2006

4 janvier : Le Conseil des ministres prend un décret qui accorde, à titre exceptionnel, une aide publique de 906 millions de Fcfa aux formations politiques.

6 janvier : Signature de deux accords de crédit pour le financement de la campagne cotonnière 2005-2006 entre la CMDT, un pool mixte de banques conduites par la Banque de développement du Mali (BDM) et la société générale de France. Le montant des accords s’élève à 125 milliards de Fcfa


12 janvier :
Amadou Toumani Touré participe à la 29è session ordinaire de la réunion des chefs d’État de la Communauté des États d’Afrique de l’ouest à Niamey.

16 janvier : Le chef de l’État participe au Liberia à la cérémonie d’investiture de la première femme élue présidente sur le continent, Mme Ellen Johnson Sirleaf.

16 janvier : Lancement du processus d’élaboration de la deuxième génération du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP 2007-2011).

26 janvier : Amadou Toumani Touré est invité à Londres au 30è anniversaire de la Banque islamique de développement BID.

2 février : Ouverture à Bamako de la 24è conférence régionale de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation (FAO) en présence du directeur général de cette organisation, Jacques Diouf


6-7 février :
Amadou Toumani Touré se rend à Conakry et à Nouakchott pour discuter avec ses homologues guinéen et mauritanien des questions d’intérêt commun.


20 février :
Le chef de l’État Amadou Toumani Touré dirige le 3è Conseil présidentiel pour l’investissement (CIP).

26 février : Remise des chèques aux premiers bénéficiaires du financement du Projet d’appui aux commerçants détaillants.


28 février au 1er mars :
Amadou Toumani Touré participe en France à la conférence organisée à l’initiative de Jacques Chirac sur la recherche de sources innovantes de financement du développement.

7 mars : Notre compatriote Malamine Koné, le patron de la célèbre marque « Airness », remet au président Touré un important lot d’équipements sportifs destinés aux jeunes.

10 mars : Cérémonie d’hommage au musicien Ali Farka Touré décédé le 7 mars et qui sera enterré deux jours plus tard dans sa ville natale Niafunké.

14 mars : Amadou Toumani Touré préside à la signature d’une convention de financement du programme d’appui à la réforme administrative et à la décentralisation. La convention porte sur 72 milliards Fcfa.

26 mars : Dépos de gerbe de fleurs au Monument des martyrs.

26 mars : Élections législatives partielles à Mopti et en Commune V de Bamako.


27 mars :
Le président Amadou Toumani Touré participe à Niamey à la 10è conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest africaine.

31 mars : Signature d’un accord entre le Mali et les Pays-Bas relatif à un appui au Programme national d’infrastructures rurales pour un montant de 1,7 milliard Fcfa.

2 avril : Proclamation par la Cour constitutionnelle des résultats définitifs du premier tour des législatives partielles en Commune V et Mopti.


4 avril :
Inauguration de la Banque régionale de solidarité.

6 avril : Le colonel Muhammar Khadafi arrive dans notre pays. Il se rend à Tombouctou pour la prière collective du Maouloud le 7 avril.


12 avril
: Inauguration de la route Tombouctou-Goundam-Tonka-Diré. Cette route a coûté 8,5 milliards de Fcfa.

16 avril : Amadou Toumani Touré jette le premier filet de la campagne de pêche 2006.

27 avril : Visite de travail de quelques heures dans notre pays du président béninois, Thomas Yayi Boni.

29 avril : Lancement au pays de Do (cercle de Baroueli), du projet d’hydraulique villageoise de ce cercle, le programme Plan-Mali et la revitalisation de la plaine de Tamani.

2 mai : Signature d’un accord sur les prix d’achat au producteur du coton graine en hausse de 5 Fcfa par rapport aux prix de la campagne précédente.

6 mai : Inauguration du nouveau siège de la Direction nationale de la géologie et des mines (DNGM) et lancement du programme de développement du secteur minier qui coûtera plus de 100 milliards Fcfa.

11 mai : Inauguration à Tombouctou du siège du Programme d’investissement et de développement des régions du Nord (PDRN) et la station de pompage de Diré.

16 mai : Signature d’un accord de prêt de 7 milliards Fcfa entre le Mali et la Banque ouest africaine de développement (BOAD) pour le financement de la route Kita-Falémé, une portion de l’axe Bamako-Dakar.

18 mai : Visite à Bamako du ministre français de l’Intérieur. Nicolas Sarkozy est venu parler de coopération, de co-développement et de la nouvelle loi sur l’immigration.

20 mai : Amadou Toumani Touré entame une tournée qui le conduit dans plusieurs localités de la région de Kayes. Il préside notamment le lancement du Programme d’appui au développement durable de Yelimané (PADDY).

23 mai : Attaque des deux camps militaires de la ville de Kidal et désertion de plusieurs éléments intégrés à Menaka. Le président Touré lance, depuis Diéma, un appel à la mesure et à la retenue.

27 mai : Remise solennelle des clés des logements sociaux de Mopti et Bandiagara et San.

27 mai : Meeting à Bamako du Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP) dont le président Ibrahim Diakité, annonce le soutien de la formation à
une candidature de Amadou Toumani Touré à la présidentielle de 2007.

29 mai : Inauguration du siège de la direction nationale de la météorologie dans la zone aéroportuaire de Bamako-Sénou.


30 mai :
Amadou Toumani Touré reçoit à Koulouba le premier rapport du Vérificateur général.

1er juin : Le président Amadou Toumani Touré participe à Tripoli au 8è sommet de la Communauté des États sahelo-sahariens (Cen-sad).

8 juin : Anniversaire de l’investiture du chef de l’État Amadou Toumani Touré. Fidèle à la tradition, il s’entretient avec la presse sur tous les sujets sans tabou.

12 juin : Atelier sous-régional sur la contribution de l’Association des ombudsman et des médiateurs de la Francophonie à l’observation des pratiques de la démocratie, des droits de l’homme et des libertés dans l’espace francophone.

12 juin : La présidente du Liberia, Mme Ellen Sirleaf Johnson, participe à Bamako au dixième anniversaire de Femmes Africa Solidarité. En hommage à la Flamme de la paix de Tombouctou qui consacre la fin de la rébellion arabo-touarègue dans le Septentrion, d’où l’idée de création du prix « Tombouctou awards »

20 juin : Le président Amadou Toumani Touré partage à Koulouba son expertise en matière de gestion de conflits avec les officiers stagiaires de l’école d’État major du Centre d’instruction Boubacar Sada Sy de Koulikoro.


23 juin :
Lancement de la campagne agricole 2006-2007 à M’Bewani à l’office du Niger.
Le président Amadou Toumani Touré donne le coup d’envoi de l’aménagement de 2007 hectares avant de se rendre le lendemain à Ségou où est organisée à la journée paysanne.

29 juin : Remise de 300 tracteurs et accessoires et 100 batteuses de riz au département de l’Agriculture.

30 juin : L’École nationale des ingénieurs (ENI) est baptisée du nom de son ancien directeur, Abdrahamane Baba Touré, décédé le 14 février 2003.

1er juillet : Le président Amadou Toumani Touré, participe à Banjul en Gambie au 7è sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine.

1er juillet : Création du Mouvement volontariste pour le développement (MVD). Il regroupe le Parti populaire pour le progrès (PPP), le Parti du renouveau démocratique et du travail (PRDT) et le Rassemblement pour le développement et la solidarité (RDS).

7 juillet : Remise officielle au président de la République d’une copie de l’Accord d’Alger signé le 4 juillet entre le gouvernement et les insurgés de Kidal et Menaka par le général Kafougouna Koné.


10 juillet :
Vingt bénéficiaires de logements sociaux de Kita, reçoivent les clés de leurs nouvelles demeures des mains du chef de l’État.

11 juillet : Lancement à Koulouba du Projet d’appui aux sources de croissance.

13 juillet : Le chef d’État major général des armées, le général de brigade Seydou Traoré, se rend dans les casernes des régions du Septentrion pour expliquer aux troupes l’accord d’Alger du 4 juillet.

14 juillet : Le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, Kafougouna Koné, rencontre la presse nationale et internationale sur l’accord d’Alger.

22 juillet : Conférence nationale du Rassemblement pour le Mali (RPM). Le parti révèle son intention de présenter un candidat à la présidentielle de 2007.

23 juillet : L’équipe nationale militaire remporte au Burkina Faso, la première édition de la coupe ATT, organisée par l’Office de liaison de l’Afrique occidentale du conseil supérieur du sport militaire (OLAO).

24 juillet : Lancement des travaux de bitumage des 82 kilomètres de la route Bougouni-Yanfolila.

27 juillet : Lancement à Tombouctou du Programme Adere-Nord (Appui au développement des régions du Nord).

1-2 août : Le président de la République bolivarienne du Venezuela, Hugo Rafael Chavez Frias, visite notre pays. Il offre 5 milliards Fcfa au Mali pour appuyer la lutte contre la pauvreté.


4 août :
Fin des travaux du 11è congrès de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM). Le secrétaire général sortant, Siaka Diakité, est réélu à la tête d’un bureau de 43 membres.

8 août : Le président de la République assiste à l’investiture de son homologue tchadien, Idriss Deby Itno, réélu pour un troisième mandat.

12 août : Lancement des travaux d’aménagement du canal de Kabara pour un coût de 8,5 milliards. Ces travaux consistent au creusement d’une voie d’eau d’une longueur de 19 kilomètres allant de Daï à Tombouctou.

17 août : Le chef de l’État Amadou Toumani Touré participe à Libreville aux festivités commémoratives du 46è anniversaire de l’accession du Gabon à l’indépendance.

1er septembre : Signature entre notre pays et la Banque mondiale de l’accord de financement de la phase II du Programme d’investissement du secteur de l’éducation (PISE). Par cette entente l’institution bancaire met 17,5 milliards de Fcfa à la disposition de l’éducation.

7 septembre : Signature de protocole entre notre pays et la Commission de l’UEMOA. D’un montant d’environ 3 milliards, cette convention va donner un coup d’accélérateur à la mise en œuvre du projet d’hydraulique villageoise.


11 septembre :
Le chef de l’État Amadou Toumani Touré, remet à Koumantou au président de l’APCAM un chèque de plus de 2,1 milliards de Fcfa comme fonds de soutien à la filière coton suite à une chute exceptionnelle des cours sur les marchés internationaux.

22 septembre : Célébration à Gao du 46è anniversaire de notre indépendance.

22 septembre : Inauguration du pont de Wabaria de Gao. L’ ouvrage qui efface la barrière naturelle du fleuve a coûté 9 milliards de Fcfa. Pose de la première pierre de la station régionale TV/FM de Gao.


25 septembre :
Le chef de l’État, préside au stade Mamadou Konaté les obsèques nationales des 25 victimes de l’accident de la Route nationale 6 survenu dans la nuit du 23 au 24 septembre dans la commune rurale de Somo à 20 kilomètres de San.

26 septembre : Le chef de l’État Amadou Toumani Touré reçoit l’équipe nationale féminine junior de basket, championne d’Afrique en titre de sa catégorie.


28 septembre :
Le président Amadou Toumani Touré participe au 11è sommet de la Francophonie en Roumanie sur le thème « les technologies de l’information dans l’éducation ».


6 octobre :
Le président Touré participe à Abuja au sommet extraordinaire de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) sur la prolongation de la transition ivoirienne.

25 octobre : Le président Amadou Toumani Touré participe à Dakar à la 14è conférence de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) avec ses homologues du Sénégal et de Mauritanie.

31 octobre : Symposium sur le développement de la petite agriculture commerciale organisée par Sasakawa global 2000 à l’occasion de la célébration de son 20è anniversaire. Norman E Borlaug, président de l’association Sassakawa pour l’Afrique et Yohei Sassakawa, président de la Nippon Fundation (Fondation du Japon) sont décorés par le président Touré de la médaille de commandeur de l’Ordre national du Mali.

4 novembre : Amadou Toumani Touré participe à Pékin au forum Afrique-Chine. La Chine annonce à cette occasion l’annulation de 550 milliards de Fcfa de dette en faveur des pays pauvres africains très endettés.

7 novembre : Rencontre régionale de l’Afrique de l’ouest et du centre sur les opportunités d’investissements dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) et des services e-business, organisée par Novatech.


13 novembre :
Signature à Washington des documents des défis du millénaire (Millenium challenge corporation) auquel notre pays a été déclaré éligible en présence du président Amadou Toumani Touré et du Secrétaire d’Etat américain, Mme Condoleeza Rice.


15 novembre :
Le président Amadou Toumani Touré participe à Bruxelles aux Journées européennes du développement, présidées par le Premier ministre belge Guy Verhofstadt.


16 novembre :
Premier forum des investisseurs, présidé par le Premier ministre au Centre international des conférences.

19 novembre : Coup d’envoi de la campagne nationale de vaccination du cheptel à Sénéwaly soninké, situé à 40 kilomètres au nord de Yélimané.

22 novembre : La gouverneure générale du Canada, la très honorable Michaëlle Jean, entame une visite d’État dans notre pays. Elle se rend au pays dogon à Bandiagara.


8 décembre :
Festivités commémoratives du centenaire de l’hôpital du Point G (1906-2006).

9 décembre : Le Médiateur de la République, Mme Diakité Fatoumata N’diaye, remet son rapport annuel au président Touré. Le nouveau siège de l’institution est inauguré à cette occasion à l’ACI 2000.

10 décembre : 11è édition de l’Espace d’interpellation démocratique (EID).


10 décembre :
Journées nationales des Communes au stade Barema Bocoum de Mopti sous la présidence du chef de l’État.


11-13 décembre :
Le président ghanéen John Agyekum Kufuor, entame par la région de Gao une visite de trois jours dans notre pays.

15 décembre : Le ministre français délégué à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, Mme Brigitte Girardin, est reçue en audience par le président Touré. La coopération bilatérale, et les questions de migration et de sécurité étaient au menu des entretiens.

17-19 décembre : Deuxième congrès ordinaire du Parti pour la renaissance nationale (Parena) qui a donné mandat au comité directeur de désigner le candidat à la présidentielle.

18 décembre : L’ambassadeur des États Unis dans notre pays Terence McCulley annonce la mise à la disposition de notre pays de 37 milliards de Fcfa pour faire reculer le paludisme.


19 décembre :
Les présidents Abdoulaye Wade du Sénégal, Blaise Compaoré du Burkina, Amadou Toumani Touré du Mali et le Premier ministre nigérien, Hama Hamadou participent à l’inauguration des entrepôts du Sénégal réalisés dans notre pays par le gouvernement sénégalais. L’infrastructure a coûté 8,4 milliards de Fcfa.

21 décembre : Le président Touré procède à la remise de 100 tracteurs et accessoires à l’Agence pour la promotion des jeunes (APEJ) à Samanko. Dans le même temps, des missions ministérielles sillonnent le pays pour de multiples cérémonies de remise des 460 autres tracteurs et accessoires à leurs bénéficiaires.

23 décembre : 3è congrès du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR). Le parti assume pleinement sa participation à la gestion consensuelle du pouvoir.


23 décembre :
4è congrès du Rassemblement pour la démocratie et le progrès (PDP). Le parti décide de soutenir le président Amadou Toumani Touré.


23-23 décembre :
Premiers jeux de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA) au niveau de la zone II à Bamako. A l’issue des jeux le Mali s’est classé 1er devant le Sénégal et la Guinée.

31 décembre : Message de vœux à la Nation du président de la République. Amadou Toumani Touré annonce notamment le lancement prochain du chantier du 3è pont de Bamako, la construction à venir du Centre de conditionnement des fruits et légumes (Plaza), des usines de la 3è sucrerie de Sukala, et du complexe sucrier de Markala, le démarrage en 2007 de « l’opération miracle » dans le domaine de l’ophtalmologie, l’entrée en application de la hausse du point d’indice des salaire qui passe de 292,5 à 300 Fcfa.

2007

1er janvier : Message de nouvel an à la nation du président Touré. Le chef de l’Etat s’étendra largement sur les préoccupations liées aux infrastructures, à la demande sociale, à l’emploi, à la santé, l’agriculture, l’école et trace les lignes d’horizon du Mali de demain.

6-7 janvier : 4è congrès ordinaire de l’Union pour la démocratie et le développement (UDD). Le parti a décidé de soutenir une éventuelle candidature de Amadou Toumani Touré à la présidentielle.

8 janvier : Dotation des 49 préfectures du pays d’un véhicule de liaison.

11 janvier : Signature par les leaders politiques d’un Code de bonne conduite pour les prochaines élections générales.

12-14 janvier : Le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga se rend à Gao et Kidal pour s’imprégner de l’état d’avancement des actions de développement engagées par l’État dans le Septentrion.

13 janvier : Le Congrès national d’initiative démocratique (Cnid Faso Yiriwa Ton), organise son 4è congrès ordinaire. Le parti décide de soutenir la candidature éventuelle de Amadou Toumani Touré à la présidentielle.


16 janvier :
Visite du ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy à l’hôpital Gabriel Touré dans le cadre du projet de facilitation d’achat des médicaments dénommé UNITAID. Le diplomate français sera également reçu en audience à Koulouba par le chef de l’État.

21 janvier : Le président Touré participe à la session ordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le renouvellement du mandat du président de la Commission de l’union notre compatriote Soumaïla Cissé, le prolongement du mandat intérimaire du vice-gouverneur de la BCEAO et du vice-président de la BOAD et la nomination de 3 commissaires, étaient les décisions essentielles prises par la rencontre.

21 janvier : Le Rassemblement national pour la démocratie (RND) de Me Abdoulaye Garba Tapo, tient son 2è congrès ordinaire qui confirme l’appartenance du parti à l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP).

22 janvier : Visite officielle du président Amadou Toumani Touré en Espagne. Il rencontrera tous les responsables de premier plan de ce pays qui a décidé de se consacrer plus à notre continent.

22 janvier : 4è session du Conseil présidentiel pour l’investissement à Koulouba.

25 janvier : Rentrée culturelle à Mopti.

28 janvier : Investiture de Ibrahim Boubacar Keïta comme candidat du Rassemblement pour le Mali (RPM) pour l’élection présidentielle d’avril 2007 à l’issue du 2è congrès du parti.

28 janvier : Visite du président Amadou Toumano Toumani Touré et du le ministre de la Coopération du Grand Duché de Luxembourg Jean Louis Schilz, à Yorosso.

29 janvier : Lancement des travaux d’extension de l’hôpital mère-enfant en présence du ministre de la Coopération du Grand Duché de Luxembourg Jean Louis Schilz.

31 janvier : Inauguration de la piste rurale de Tienfala, longue de 12 km pour un coût de 96 millions ainsi que l’adduction d’eau de Moribabougou qui a coûté 50 millions de Fcfa.


2 février :
Inauguration du centre de santé de référence de Fana qui a coûté environ 900 millions de Fcfa. Amadou Toumani Touré posera quelques heures après à Ségou la première pierre de la Grande mosquée de Ségou qui mobilisera plus de 1,3 milliard Fcfa.

5 février : Visite de deux jours du président Touré dans la région de Tombouctou. Il inaugurera les 68 logements sociaux à Tombouctou, Goundam et Diré.

10 février : Inauguration du nouveau bâtiment de l’hôpital Gabriel Touré qui abrite la direction et les services de consultations pour un coût total de plus de 1,7 milliard de Fcfa et du scanner offert par la Fondation Orange-Mali.

10 février : Lancement officiel de « l’opération miracle » par le président ATT à l’IOTA. L’opération concrétise désormais la gratuité de la chirurgie de la cataracte dans notre pays.


15 février :
Signature des documents de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) par 19 autres partis politiques qui viennent allonger la liste des 14 premiers signataires.


15-16 février :
Le président Touré participe aux travaux du 24è sommet France-Afrique sur le thème central  » l’Afrique et l’équilibre du monde« . Il procédera après le sommet au lancement solennel de l’ORTM sur bande K. U d’Eutelsat.

17 février : Le Parti pour la renaissance nationale (Parena), investit son candidat pour la présidentielle de 2007 en la personne de son président Tiébilé Dramé.


22 février :
Visite du président Touré à Banamba, Touba et Koulikoro où il inaugura les logements sociaux, la salle de spectacle et la bretelle qui relie Koulikoro à l’IPR/IDFRA de Katibougou.


24 février :
Lancement des travaux du projet de développement de l’agriculture dans la zone de Kangabba. Le président Amadou Toumani touré annonce le bitumage de la route Bamako-Kangaba.

Le président Touré s’est également rendu sur le site du Projet d’aménagement du périmètre irrigué de Maninkoura (Sélingué). Dans cette localité ATT a procédé à l’allumage effectif de la station de pompage du secteur et à l’inauguration de la piste longue de 35 km reliant Maninkoura à Sélingué.

25 février : Pose de la première pierre de l’hôpital régional de Sikasso. L’établissement coûtera plus de 6,5 milliards de Fcfa au budget d’État. Amadou Toumani Touré procédera quelques heures après à l’inauguration des 120 logements sociaux de la capitale du Kénédougou qui ont coûté 2 milliards.

25 février : Signature du protocole de création du Front pour la démocratie et la République (FDR) par 16 partis politiques, associations et mouvements. Étaient présents, les leaders des structures à l’origine du regroupement : Ibrahim Boubacar Keïta du RPM, Soumeylou Boubèye Maïga de Convergence 2007, Tiébilé Dramé du Parena, Mamadou Bakary Sangaré dit Blaise de la CDS Mogotiguiya et Abdoul Karim Traoré dit Diop de l’ADJ.

26 février : Premier coup de pioche des travaux de bitumage des tronçons reliant Tominian, la capitale des Bawatun à la route nationale N° 6 et cet axe à la Commune rurale de Djeli, située à 33 km en amont de la ville de San.

27 février : Tournée du président Amadou Toumani Touré dans la région de Ségou. A Dioro, le chef de l’État a donné le premier coup de pelle des travaux de construction des 148 km de la piste rurale reliant Dioro à Sanakou et procédé au lancement du Programme de développement intégré de Ségou (PIDS).

6 mars : Le président Amadou Toumani Touré participe à Accra avec de nombreux autres chefs d’Etat et de gouvernement à la célébration du 50è anniversaire de l’accession de la République du Ghana à la souveraineté nationale.

8 mars : Le président Amadou Toumani Touré préside au palais de la culture les festivités commémoratives du 8 mars qui consacre la journée internationale de la femme instituée en 1977 par les Nations Unies. ATT procédera dans l’après midi à la pose de la première pierre du deuxième orphelinat de Bamako à la Cité Unicef.


15 mars :
Le président Amadou Toumani Touré procède à Bougouni au le démarrage du bitumage de 5,193 km de route à l’intérieur de la ville. Remise des clés de 20 logements sociaux à leurs bénéficiaires.

17 mars : Inauguration du le barrage seuil de Talo. Le projet de réalisation de l’ouvrage avait fait l’objet d’une vive controverse à un moment donné. ATT se rendra ensuite à Ségou pour la remise des clés de la deuxième tranche de 55 logements sociaux.

20 mars : Le président Amadou Toumani Touré prend part à Alger au sommet extraordinaire du Comité des chefs d’État et de gouvernement pour la mise en œuvre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD).

22 mars : Le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga préside l’ouverture des travaux du Forum de Kidal qui a évalue le Pacte national et lance le projet de développement décennal des régions du Septentrion.

23 mars : Clôture du Forum de Kidal par le président Amadou Toumani Touré. En marge des cérémonies de clôture du forum, le président de la République a inauguré une boulangerie moderne et un centre de santé de référence. Amadou Toumani Touré a également posé la première pierre de la station régionale de l’ORTM et procédé au lancement du Programme intégré de développement rural de la Région de Kidal (PIDRK).

26 mars : Commémoration de l’anniversaire du 26 mars 1991.

26 mars : Inauguration de l’école internationale de maintien de la paix par le chef de l’État Amadou Toumani Touré.

27 mars : Ouverture officielle à la circulation de la nouvelle route bitumée reliant Nioro au reste du pays à travers la route nationale N°3 au carrefour de Diéma.

27 mars : Le candidat Amadou Toumani Touré déclare à Nioro sa candidature pour la présidentielle 2007.


29 mars :
Signature entre le Mali et la France de deux conventions de financement d’un montant total de 12,13 milliards touchant des domaines essentiels pour notre pays : l’éducation et la bonne gouvernance économique.

1er avril : Le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga présente les réalisations du gouvernement de 2002 à 2007.


1er avril :
La Cour constitutionnelle proclame la liste des candidats à l’élection présidentielle du 29 avril 2007. Sur les 9 candidats, elle a retenu 8 et rejeté la candidature de Modibo Sangaré.


3 avril :
Signature d’un protocole d’entente relatif au projet d’appui aux filières agricoles entre e Mali et le Canada. Par cet accord l’Agence canadienne de développement international (ACDI) met à la disposition de notre pays un peu plus de 6,4 milliards de Fcfa.

3 avril : La Cour constitutionnelle rend l’arrêt fixant la liste définitive des candidats à l’élection du président de la République pour le scrutin du 29 avril. La liste des candidats comprend par ordre de dépôt des dossiers : Amadou Toumani Touré, Ibrahim Boubacar Keïta, Mamadou Sangaré, Tiébilé Dramé, Soumeylou Boubèye Maïga, Oumar Mariko, Mme Sidibé Aminata Diallo et Madiassa Maguiraga.

3 avril : Le chef de l’État Amadou Toumani Touré, participe à Dakar à la cérémonie de prestation de serment du président sénégalais Me Abdoulaye Wade, réélu au premier tour du scrutin du 25 février pour un second mandat de 5 ans. Et le lendemain à la célébration du 47ème anniversaire de l’indépendance de ce pays.

19 avril : Inauguration du siège de la Direction de l’autorité routière à l’ACI 2000.

29 avril : Le scrutin présidentiel 2007 se déroule sans incident majeur dans le District de Bamako et dans les autres localités du pays.

4 mai : Proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 29 avril par le ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales. Le candidat Amadou Toumani Touré recueille 70,89 % des suffrages devant Ibrahim Boubacar Keïta du RPM (19,08 %) et Tiébilé Dramé du Parena (3,04 %). Oumar Mariko de Sadi est 4è avec 2,74 % des suffrages.
Les candidats Mamadou Blaise Sangaré de la CDS-Mogotigiya et Soumeylou Boubèye Maïga du mouvement convergence 2007 suivent avec (1,57 % et 1, 46 %. Mais les plus mal classés sont Mme Sidibé Aminata Diallo (0, 54 %) et Madiassa Maguiraga (0,30 %).

11 mai : Attaque du poste de sécurité de Tin Zawaten dans la région de Kidal par des hommes armés.

12 mai : Proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle par la Cour constitutionnelle. L’institution confirme la victoire de Amadou Toumani Touré, le président sortant au Premier tour avec 71, 20 % des suffrages exprimés.

17 mai : Le président Amadou Toumani Touré visite le site du 3è pont de Bamako qui enjambera bientôt le fleuve Niger.

18 mai : Le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga inaugure le nouveau bâtiment des contrôleurs de services publics, situé à l’ACI 2000. L’immeuble a coûté 2,2 milliards de Fcfa entièrement financé sur budget d’État.

19 mai : Meeting d’information et de sensibilisation du Front pour la démocratie et la République (FDR) sur l’arrêt de la Cour constitutionnelle. Le front assure avoir tourné la page de l’élection présidentielle et entend se battre pour les législatives.

28 mai : Proclamation par la Cour constitutionnelle de la liste provisoires de candidatures pour les législatives de juillet prochain. Sur quelque 1500 candidatures, la Cour a invalidé une centaine.

31 mai: Proclamation par la Cour constitutionnelle de la liste définitive des candidatures aux législatives 2007.


2 et3 juin :
Le président Touré participe à une conférence des chefs d’État de la Cen-Sad en Libye