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Comme le consensus, le soutien au président de la République continue à rapprocher les hommes politiques, qui, dans le temps, se sont combattus. Pour preuve : avec la naissance de l’ADP, une mouvance présidentielle, on a vu des partis politiques, qui jadis, étaient des ennemis jurés, se retrouver à bord d’un même bateau. Il en est de même dans le monde des affaires.

En effet, le Centre International de Conférences de Bamako, a servi de cadre avant hier, à la tenue du meeting de remerciement au président de la République, Amadou Toumani Touré, du secteur privé retranché au sein du Mouvement des Entreprises du Mali (MEDEM), qui est la manifestation de la volonté des entrepreneurs du Mali de rénover les structures et les pratiques dépassées de l’organisation patronale existante.

Tous mobilisés derrière Jeamille Bittar, président du MEDEM, non moins président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), ce meeting a regroupé tous les groupements patronaux de base que sont : les groupements professionnels des commerçants, des industriels et de prestataires de services du Mali, dirigés respectivement par Bakoré Sylla, Lanfia Camara et Boubacar Diallo.

Mais ce qui a surpris plus d’un, c’est de voir le grand opérateur économique, Alou Tomota prendre part à un meeting dirigé par Jeamille Bittar, celui-là même qu’il avait combattu lors des élections du 1er octobre 2006 des membres consulaires de la CCIM. Pour preuve : Alou Tomota faisait partie des 7 milliardaires du camp Ousmane Guittèye, le candidat déchu desdites élections consulaires.

Ainsi, au présidium de ce meeting, on a vu un Alou Tomota confortablement assis à côté de Jeamille Bittar et les deux hommes se taquinaient entre eux comme si rien ne s’était passé entre eux auparavant. Ainsi vont et iront le consensus et le soutien à ATT.

Pourquoi le secteur privé soutient ATT ?

En effet, le secteur du commerce est considéré comme l’activité phare de l’économie malienne. Et aucune nation ne saurait construire un développement viable sans gagner la bataille de la mobilité, disons de la libre circulation des personnes et des biens.

En plus, par sa position géographique, le Mali se trouve à la croisée des chemins de l’intégration Ouest Africain. Mais pourrait-il jouer pleinement ce rôle de carrefour des affaires de l’Afrique de l’Ouest sans un système de transport performant et un appui à nos commerçants et industriels?

En décidant de répondre à cette question épineuse, ATT depuis son élection à la tête de la magistrature suprême, s’est manifestement tourné vers le développement du secteur privé. En témoigne plusieurs réalisations du président ATT.

Nous pouvons donc affirmer à la face du monde que le Projet d’Appui aux Commerçants Détaillants est une grande oeuvre qui fait du président de la République Son Excellence Amadou Toumani Touré un grand homme dont le nom s’inscrit déjà en lettres d’or dans les annales de l’histoire malienne dans la même loge que Soundiata Kéïta, Sonni Ali Ber, Babemba Traoré, El Hadji Oumar Tall, Dah Monzon Diarra, Firhoon, j’en passe.

Fruit d’une volonté politique réaffirmée après plus de quarante ans d’indépendance, le Projet d’Appui aux Commerçants Détaillants du Mali, au départ, simple promesse du président de la République le 7 mai 2003 au secteur privé devant son homologue frère et ami du Niger Son Excellence le président Mamadou Tandia, alors président en exercice de l’UEMOA, est devenu très rapidement une réalité grâce à son lancement le 11 juillet 2005 et la remise officielle des premiers chèques symboliques le 26 février 2006 par le président de la République en personne.
” a déclaré Hama Aba Cissé, président des commerçants détaillants du Mali.

De cette date à maintenant, ajoutera t -il, 18 Centres de gestion agréés ont été mis en place sur l’ensemble du territoire national ; 8145 adhérents ayant cotisé 100 949 157 francs CFA déposées en compte bloqué dans les banques de la place (BDM SA et BCS) ; 1 058 commerçants détaillants appuyés pour le financement de leurs activités pour un montant global de 793 400 500 francs CFA ; sur une prévision de 1 400 000 000 au titre de l’année 2006 au regard des différents conventions signées avec la BMS, la BDM, et la BRS sans oublier les 100 000 000 de la BCS et la contribution personnelle du président de la République pour la somme de 100 000 000 de francs CFA ; en terme d’incidence sur les vignettes synthétiques en 2004 avant le projet le recouvrement a donné la somme 1 381 810 203 de francs CFA contre 1 663 971 813 de francs soit un gap 282 161 600 francs CFA sans compter les impacts sur la prise du registre de commerce et autres documents connexes.

Quant au président du groupement des industriels du Mali, Lanfia Carama, il indiquera que depuis quelques années, l’industrie malienne souffre des effets pervers de l’intégration économique sous-régionale et de la mondialisation. Face à ce défi, fera t-il savoir, les autorités maliennes ont pris un certain nombre de mesure. Il s’agit, entre autres, de la fixation des valeurs de Référence servant de base à la liquidation des droits et taxes de douane sur certains produits à l’importation, la révision du code des Investissements qui consacre l’exonération totale des droits et Taxes sur les équipements de production à l’importation, la mise en place d’un programme de réhabilitation et mise à niveau des Entreprises Industrielles.

Le démarrage des travaux d’aménagement d’une nouvelle zone Industrielle à Dialakorobougou, l’Aménagement d’une station d’épuration des Eaux usées de la zone industrielle de Sotuba, la validation de l’étude pour la mise en place d’un Fonds de Garantie, le Renforcement de la formation professionnel adaptée aux besoins du développement Industriel à travers des structures comme le Cerifex à Ségou, le FAFPA et l’ANPE, sont réels.

C’est compte tenu de toutes ces oeuvres en faveur du secteur privé que le Président du MEDEM, Jeamille Bittar, a, au nom de l’ensemble des opérateurs économiques, sollicité la candidature du Président ATT, afin de lui permettre de parachever ses oeuvres et prendre en compte dans son programme d’autres préoccupations.

Avec ce soutien du secteur privé (70% de la population malienne) à la candidature du Président ATT, on est tenté de dire, que désormais rien ne devra plus s’opposer à la réélection de ATT, s’il venait à déclarer sa candidature.


Moussa TOURÉ

09 mars 2007.