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Remettre au ministre de la défense une «déclaration d’encouragement» des forces armées et de sécurité, c’est la raison d’une marche pacifique prévue pour ce jeudi 2 février 2012. C’est à l’initiative de la Coalition des Associations de Jeunes pour un Mali renouveau (CAJ-Mali) que se tiendra cette marche qui va de la mairie du district au ministère de la défense et des anciens combattants.

Après trois mois d’exercice, ce collectif d’associations qui se veut hors du commun a tenu à faire un regard rétrospectif sur ses activités. Créée en octobre 2011, la CAJ-Mali se propose de mettre en place une synergie d’action pour la jeunesse en vue d’une meilleure intégration des jeunes aux circuits de prise de décision du pays. Dès sa création, l’association s’est attelée à la sensibilisation des jeunes pour une inscription sur les listes électorales. Des journées citoyennes, organisées à cet effet, ont permis, selon les initiateurs, l’inscription d’environ 2000 personnes sur les listes électorales dans les six (06) communes du district de Bamako.

L’association dit avoir formé des jeunes dans la perspective des élections et entend mener des actions visant à rehausser le taux de participation. Pour soutenir cette ambition, elle projette l’organisation d’une soirée à l’approche de la présidentielle dont le ticket d’entrée sera une carte d’électeur. Dans un court terme, elle institue une tribune dénommée «vis-à-vis» au cours de laquelle les candidats seront appelés à exposer leurs programmes politiques. Ceci a pour objectif d’éclairer l’opinion nationale sur les projets de société des différentes forces politiques.

Mais en marge de la perspective électorale, le pays est confronté à un défi majeur depuis le 17 janvier : celui de l’insurrection armée. Une situation de guerre totale s’est installée dans le nord du pays opposant l’armée à des insurgés répondant au nom de Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA). «Je me refuse l’appellation ‘’rebelles’’. Ce qui se passe au nord est l’œuvre de bandits armés. Pas plus», a souligné le président de la Coalition, Mohamed Salia Touré, d’un air triste.

C’est à travers une conférence de presse, le 29 janvier, que les responsables de la CAJ-Mali ont alerté l’opinion publique sur le risque que pourrait comporter cette situation et propose une solution. «Face aux attaques des bandits armés, la riposte est militaire. Nous encourageons le gouvernement sur cette voie» a indiqué Mohamed Salia Touré. Avant d’ajouter : «Un centimètre de notre territoire ne saurait être cédé à qui que ce soit».

Seydou Coulibaly

31 Janvier 2012

©AFRIBONE