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Malgré le retard accusé dans le démarrage de la révision des listes électorales, depuis le 29 octobre 2007, les opérations se déroulent normalement dans l‘ensemble des huit communes de la sous-préfecture de Kalabancoro. Seul problème majeur, l’inscription des personnes qui ne sont pas recensées auprès des communes.

Illustrée par la bonne organisation des premier et deuxième tours des élections législatives 2007, la sous-préfecture de Kalabancoro est à pied d’œuvre, depuis le 29 octobre pour la révision des listes électorales.

En effet, au terme de la loi n° 06-044 du 4 septembre 2006, la liste électorale est révisée selon deux modalités : la révision annuelle qui s’effectue du 1er octobre au 31 décembre de chaque année et la révision exceptionnelle qui peut intervenir à tout moment sur décision du ministre chargé de l’administration territoriale.

Le sous-préfet de Kalabancoro, Ibrahim Koïta, a expliqué que «la présente révision vise deux objectifs : effectuer la révision des listes électorales telle que prévue par la loi électorale et procéder au toilettage du fichier électoral. C’est dans ce cadre que les huit communes rurales de ma sous-préfecture ont mis en place des commissions administratives composées des membres désignés par l’administration et par les partis politiques. Celles-ci sont désormais activement au travail».

Au niveau de la commune rurale de Kalabancoro, le Secrétaire général, Lassana Diallo, a affirmé que «la commission administrative a été mise en place, chaque parti politique y est représenté par un membre titulaire et un suppléant. Il s’agit du PARENA, BDIA, US-RDA, ADEMA, ANC, CNID, RPM, MPR et SADI. Les travaux vont bon train si bien qu’à la date d’aujourd’hui, nous avons déjà inscrit 339 personnes et radié trois. Seul problème majeur, le recensement au niveau de la mairie».

Même appréciation de la part des représentants des partis politiques, à l’exemple de Mme Konaté Fatim Diakité de l’ADEMA qui dit que tout se passe bien. «Les gens viennent régulièrement se faire inscrire et tous les représentants des partis politiques sont toujours présents».

Gaoussou Sidibé, représentant du PARENA, s’est surtout plaint des conditions dans lesquelles ils travaillent. «Nous sommes obligés de nous prendre en charge, on n’arrive pas à comprendre pourquoi le gouvernement nous oublie», s’est-il lamenté.

Le représentant du CNID, Abdoulaye Samaké, est, quant à lui, revenu sur le problème du recensement. Il soutient que «les gens doivent parcourir huit à dix kilomètres pour se faire recenser. D’autre part, nous sommes en période de travaux champêtres, ce qui fait qu’une seule personne amène 20 à 30 cartes d’identité ou des livrets de famille pour le recensement».

Abdoulaye Samaké propose donc que le gouvernement permette aux notables de faire recenser les populations.

Par rapport au recensement, le maire de la commune de Kalabancoro, Ibrahima Bamaba, est catégorique, «l’inscription est individuelle». Il a ensuite déploré le fait que les gens arrivent souvent avec beaucoup de cartes d’identité et des livrets de famille pour inscrire leurs parents et amis. «La commission ne peut pas se déplacer pour recenser les gens chez eux. Malheureusement, les déplacés de Niamakoro ne veulent pas venir à la mairie pour se faire recenser tout comme les populations de Souakoro et de Sabalibougou».
Pour conclure, Ibrahima Bamba souhaite que le gouvernement reprenne le recensement général pour avoir des listes fiables.

Dans l’ensemble, cependant, la révision des listes électorales marche bien dans toutes les communes de la sous-préfecture de Kalabancoro.

Le recensement pose problème seulement au niveau des inscriptions. A la commune rurale de Moribabougou, par exemple, la commission a déjà inscrit 650 personnes.

Pierre Fo’o MEDJO

05 novembre 2007.