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La classe politique est en pleine ébullition ces temps-ci compte tenu du repositionnement de certaines de ses composantes par rapport aux prochaines échéances électorales. En effet, pendant que les structures en charge de l’organisation des élections communales, qui sont les plus proches-2009, s’activent à l’organisation de cette élection, des acteurs politiques et autres personnalités ayant géré à un haut niveau les affaires publiques par le passé pensent plutôt à leur candidature à l’élection présidentielle de 2012.

Déjà des candidatures sont annoncées et certaines vont au-delà des supputations. Ainsi, on sait que les plus grands partis de l’échiquier politique national, sauf par extraordinaire, présenteront des candidats à la magistrature suprême. Il s’agit de l’Adéma, du RPM et de l’URD.


La présidentielle et les candidatures indépendantes

Les partis politiques, avec l’expérience de la gestion du pouvoir par le président Amadou Toumani Touré, depuis quelques années, expriment leur regret face à la victoire du candidat indépendant à l’élection du président de la République. Mais, le paradoxe est qu’en 2007 certains d’entre eux ont renouvelé leur soutien à la candidature d’ATT qui fut élu dès le premier tour avec un score brillant.

Ils seront pour la plupart au rendez-vous de la présidentielle de 2012. En effet, pour eux, le président Amadou Toumani Touré ne sera pas candidat pour la troisième fois conformément à la teneur de l’article 30 de la constitution, à moins qu’elle soit modifiée.

Or, les probabilités d’une telle modification sont maigres en raison du fait que la question n’a pas été abordée par la commission Daba Diawara de réflexion sur le processus démocratique au Mali. C’est donc forts de cela que les uns et les autre s’activent au niveau des états major des partis pour engager une course effrénée pour Koulouba en 2012.
Le retour des partis?

Il n’est un secret pour personne que les grands partis ne se feront pas de cadeaux en cette circonstance. C’est dans un contexte de grand activisme politique qu’il est annoncé la candidature de Soumana Sacko. Que pourra-t-il faire parmi les acteurs politiques.

Quand on croit ou affirme que l’ancien ministre des Finances sous Moussa Traoré et Premier ministre de la transition démocratique au Mali a des chances, où est-ce qu’elles se situent? Est-il aujourd’hui en mesure de mieux exploiter ses atouts afin de les mettre en valeur au service de son élection à la présidentielle de 2012? Quelles pourraient être ses chances face aux acteurs politiques?

Les Maliens sont-ils tout aussi nostalgique de son passage au ministère des Finances puis à la Primature? Ces questionnements sont parmi tant d’autres chaque fois qu’on fait allusion à une éventuelle candidature de Soumana Sacko.


Ssoumana Sacko face aux acteurs politiques

Mais ils ne seront pas les seuls étant donné l’existence de plusieurs autres partis dont l’implantation est plus ou moins réussie et qui ont l’habitude de présenter des candidats à l’élection du président de la République comme le PARENA, l’UDD, le CNID, le MPR, le parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (SADI) entre autres.

La liste n’est pas exhaustive, surtout quand on ajoute des candidats indépendants. En effet, de plus en plus, on parle de la candidature de l’ancien Premier ministre de la transition démocratique Soumana Sacko qui, selon les récentes informations, se précise.

C’est consécutivement à sa sortie sur Bougouni que l’on est en train de prendre au sérieux sa candidature à l’élection présidentielle de 2012. Au moment où on parle beaucoup de cette candidature, la situation socio-économique est difficile au Mali comme ailleurs sous d’autres cieux, sur le continent comme en dehors.


Quelle stratégie pour Soumana Sacko?

La question que l’on se pose, c’est de savoir sur quelle force l‘enfant de Niamina s’appuiera pour s’élever parmi les représentants des partis politiques. Va-t-il créer un parti politique pour le soutien de sa candidature? Ou formera-t-il un cercle de partis amis pour ce faire?

Il pourrait aussi être candidat investi par un ou plusieurs partis politiques faiblement implantés. La stratégie que le candidat potentiel Soumana Sacko élaborera devra s’inspirer de ces différents cas de figure pour envisager celui qui serait le mieux adapté au soutien de sa candidature.

En plus, la participation de Soumana Sacko à la présidentielle de 2012 ne sera pas chose aisée pour lui, parce qu’elle correspond à un moment où les grands partis partenaires du président Amadou Toumani Touré sont dans la logique de se replier pour présenter leurs candidats après s’être abstenus de la faire lors de l’élection présidentielle de 2007.
Des obstacles pour Soumana Sacko

En plus de ces partis qui sont: l’Adéma, l’URD, le MPR, le CNID, l’UDD entre autres, il faudra compter avec le PARENA, un parti qui a su conserver sa cohésion et le RPM qui, malgré ses problèmes de ces derniers moments avec le départ de plusieurs cadres et militants, est en train de redoubler de vigilance et d’efforts d’organisation de ses troupes pour affronter les élections qui pointent à l’horizon, à commencer par les communales.

Dans les esprits, il semble que c’est l’heure du retour d’un représentant de la classe politique qui a sonné. Toute chose quoi fait croire à de fortes probabilités de la réalisation de l’alternance politique en 2012. Mais, au profit de quels partis, étant donné qu’il n’est pas question qu’un parti, à lui seul puisse remporter l’élection du président de la République.

Qu’à cela ne tienne, au sein des partis politiques, on ne semble pas se préoccuper d’une candidature de Soumana Sacko à la présidentielle de 2012. En effet, sans être un acteur politique, l’ancien Premier ministre de la transition a cohabité avec des acteurs politiques; il connaît bien certains d’entre eux qui ont eux aussi leurs idées sur sa personne. Mais quelles seront ces relations à un moment où M. Sacko sera investi candidat à la magistrature suprême? Une question qui a également tout son sens.

Quelle coalition de partis politiques sera en mesure de traduire la réalisation de l’alternance politique dans les faits? Le moment parait non propice pour en savoir plus, puisque tout sera question de l’évolution de la situation au plan politique. En tout cas les débats sont ouverts de même que les candidatures.


Moussa SOW

24 Novembre 2008