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Soumaïla Cissé, candidat à l’élection présidentielle, arrivé au second tour, sans a tendre la proclamation provisoire des résultats du second tour de l’élection présidentielle qui a eu lieu le 11 août 2013, s’est déplacée le lundi 12 août 2013, pour aller féliciter son concurrent Ibrahim Boubacar Keita. Au cours d’une conférence de presse animée le 13 août 2013, Soumaïla Cissé s’est expliqué sur le sens de son geste.

« Je ne poserai aucun acte, je ne tiendrai aucun propos susceptible d’affaiblir mon pays ou de porter atteinte à la cohésion de notre nation. C’est au regard de la fragilité de la situation du pays que mes alliés et moi ne souhaitons pas ouvrir une page de contestations et d’instabilité au Mali. Alors nous déclarons solennellement accepter les résultats que le gouvernement proclamera. Je n’introduirai aucune requête auprès de la cour constitutionnelle. J’ai rendu visite hier soir (Ndlr, lundi soir) au président de la république élu pour le féliciter et lui souhaiter plein succès dans ses missions de redressement et de relèvement du Mali. C’est pour la paix que je suis allé féliciter IBK …».

C’est ce qu’a déclaré Soumaïla Cissé, candidat de l’Urd, le mardi 13 août 2013, lors d’une conférence de presse qu’il a animé à l’hôtel Salam de Bamako. Au cours de cette conférence de presse, outre le conférencier, Soumaïla Cissé, et son épouse Astan Traoré, on notait la présence de plusieurs personnalités dont l’ancien président de l’Assemblée nationale, Ali Nouhoun Diallo, l’ancien ministre N’Diaye Ba, Jeamille Bittar de l’Umam, les militants et sympathisants de l’Union pour la République et la démocratie etc. La conférence avait pris l’allure d’un meeting car la salle était pleine à craquer. Et, c’est dans cette salle très animée que Soumaïla Cissé a fait son entrée sous les ovations du public acquis à sa cause et qui scandait haut et fort : « Soumi champion ».

Le conférencier, Soumaïla Cissé a salué la discipline et l’engagement des maliens pour la mobilisation et le comportement exemplaire lors du scrutin du 28 juillet et du 11 août 2013. Avant de signaler que le 1er et le 2ème tours ont été émaillés d’irrégularités qui ont entamé largement la sincérité et la crédibilité de cette élection. Il a fait savoir que l’instrumentalisation de l’armée et l’utilisation de l’appareil de commandement à des fins partisanes, ont atteint une proportion jamais égalée dans ce pays. Pour le candidat de l’Urd, la période électorale a malheureusement été l’occasion d’une campagne nauséabonde de stigmatisation recourant à l’ethnie, à la région et à la religion. « Pour ce qui me concerne,…j’ai rendu visite hier soir (Ndlr, lundi soir) au président de la république élu pour le féliciter et lui souhaiter plein succès dans ses missions de redressement et de relèvement du Mali.

C’est pour la paix que je suis allé féliciter IBK car le peuple malien a souffert. Je n’ai reçu une pression de qui que ce soit. Et encore moins, je ne suis pas à la quête d’un poste quelconque », a-t-il dit. Avant d’ajouter que c’est une nouvelle ère qui s’ouvre pour le Mali. Il a signalé que la plate forme politique constituée autour du Fdr jouera toute sa partition dans la reconstruction du pays et dans la restauration de la paix et de la stabilité. « Ma conviction reste inchangée malgré les vicissitudes du moment, cette conviction est que la victoire du Mali est proche. Elle sera celle d’un peuple héroïque, uni dans le travail. Il faut croire et être courageux, 5 ans n’est rien en politique », a souligné Soumaïla Cissé.

En réponse aux questions des journalistes, le conférencier à rappeler que ce n’est pas sa première fois de féliciter le président élu, car en 2002, il avait félicité ATT. « Je veux la paix. Nous avons perdu les élections et nous devons rester dignes. Nous devons faire en sorte qu’il y’ait une vraie réconciliation. Nous allons contribuer au rassemblement. Nous ferons des critiques et des suggestions. Dans le futur, nous allons définir notre ligne politique avec nos alliés. Le nouveau président élu doit faire en sorte que nous ayons une armée républicaine », a-t-il conclu.

Aguibou Sogodogo

Le Républicain du 14 Août 2013