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La situation de guerre aux portes de Kidal après des combats à Anefis entre l’armée malienne et les bandits armés du MNLA, les négociations avec les groupes armés du Nord à Ouagadougou, le processus de réconciliation, la position de la France dans la crise, les élections. Tous ces points ont été analysés à la loupe hier, mercredi 5 juin, par le candidat de l’Union pour la République et la démocratie (URD). La rencontre s’est déroulée dans les locaux de DFA sis à Hamdallaye- ACI 2000. Pour Soumaïla Cissé, Kidal doit être libérée avant les élections. Mais, a-t-il souligné, ce qui se passe à Anéfis ne doit freiner en rien les négociations de Ouaga.

Je voudrais d’abord condamner avec la plus grande énergie les exactions commises récemment sur des Maliens par les éléments du MNLA. Nous ne pouvons pas accepter de telles forfaitures. Je les condamne fermement « . C’est par ces mots que Soumaïla Cissé a introduit ce point de presse. Il a exprimé son soutien sans faille au gouvernement dans sa quête de la paix à travers les initiatives salutaires de réconciliation par la commission dialogue et réconciliation dirigée par Mohamed Salia Sokona et la mission de dialogue conduite par Tiébilé Dramé.

Pour l’ancien président de la commission de l’UEMOA, les négociations, qui ont été entamées sous la conduite de Tiébilé Dramé, l’émissaire du président de la République par intérim, doivent se poursuivre avec les Maliens qui ont le sens l’unité et de l’intégrité territoriale du Mali. » Toute guerre commence par des négociations et se termine par des négociations.

Nous devons garder notre sérénité et œuvrer pour la paix dans notre pays. Ce qui se passe à Anefis n’exclut pas de poursuivre le dialogue « , a-t-il ajouté. Il a souligné son « attachement viscéral à l’unité et à l’intégrité territoriale du Mali « . Et le mentor de l’URD de marteler que Kidal doit être libérée avant les élections. Ce, conformément aux déclarations des autorités françaises, qui n’ont cessé de répéter que le Mali est un et indivisible et que les élections vont se tenir sur l’ensemble du territoire national y compris à Kidal.

« Je crois que nous devons faire confiance à la France « , a-t-il expliqué, malgré tout ce qui se passe dans la région de Kidal. Il a alors encouragé le gouvernement dans ses efforts avant d’ajouter que le Mali fait face à des groupes irrédentistes qui ont leur vérité. « Nous devons les combattre. Mais rien ne doit nous empêcher de chercher une cohabitation pacifique entre tous les Maliens… « .

Abordant le chapitre des élections, Soumaïla Cissé a expliqué qu’il fait confiance aux autorités. C’est, dira-t-il, le gouvernement qui décide si les conditions sont remplies pour aller aux élections ou pas. Nous nous plierons à ce qu’il va décider.

Il s’est engagé à mettre en place un véritable Plan Marshall pour l’ensemble du Mali, quasiment sinistré. S’il y a eu des tueries, des exactions, des violations des droits, il les regrette; mais garde l’espoir. « Il y a des sentiers lumineux d’espoir d’optimisme qui nous permet de croire que nous allons nous en sortir. Vous savez, aucun pays n’est tombé et a sombré.

Regardez ce qui est arrivé ailleurs, en Côte d’Ivoire au Burundi au Rwanda, etc. Si nous au Mali en un an et demi nous commençons à nous relever, je crois que nous devons nous féliciter et travailler à sortir totalement de la crise. Nous devons tous prier pour cela. Et ce sont les élections qui nous permettront de relever la tête. Que ces élections soient apaisées et qu’elles soient un moment de fête « , a-t-il déclaré.

Bruno D SEGBEDJI

06 Juin 2013