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C’est par cette déclaration que le président de l’URD, Soumaïla Cissé, s’est adressé à la presse, le mercredi 5 juin, dans la salle de conférence de l’agence de communication DFA. Très décontracté, le président de l’URD a profité de cette rencontre avec les hommes et les femmes des médias pour aborder plusieurs sujets d’intérêt national.

Le point de presse, a annoncé Soumaïla Cissé dès l’entame, est relatif à la situation de Kidal. ‘’Les derniers évènements sur Kidal nous interpellent tous. Je tiens à condamner de la manière la plus forte les actes perpétrés par MNLA., nous soutenons l’armée tant qu’elle se bat pour l’honneur et la dignité du Mali, nous soutenons la médiation, les négociations doivent continuer». Et c’était l’occasion par excellence pour le président de l’URD de réaffirmer son attachement à l’unité du Mali. Avant de déclarer que Kidal doit être libéré avant les élections. «Il faut que les élections se passent partout au Mali, il ne peut y avoir deux armées dans un même pays. Avec ce qui s’est passé dernièrement, on se demande sur la bonne foi du MNLA» a-t-il martelé.

Le président de l’URD s’est alors prononcé, à bâton rompu, sur tous les problèmes brûlants de notre pays. En commençant par la tenue des élections à la date du 28 juin. Soumaïla Cissé a laissé entendre qu’il faut faire confiance aux autorités qui ont clairement indiqué que les élections vont se passer sur toute l’étendue du territoire national. Revenant sur la crise au Nord, il a soutenu que nous devons tirer les leçons du passé. Avant de souligner que qu’il y a un besoin de solidarité pour le développement de notre pays. Il a, alors, préconisé un Plan Marshall pour résoudre les problèmes du Mali.
Rejetant toute idée d’autonomie de la région de Kidal, Soumaila Cissé a précisé que ce n’est pas le poids électoral qui compte, «c’est important d’avoir Kidal dans le pays, c’est le sens patriotique qui doit nous commander à garder Kidal», a-t-il ajouté.

Par rapport à l’état d’urgence, le président de l’URD a soutenu qu’il faut faire confiance au gouvernement pour assurer la quiétude du pays. Quant aux responsables du MNLA frappés de mandats d’arrêt internationaux, il a déclaré : ‘’nous sommes dans un pays de droit, je ne suis pas pour l’impunité, il faut que ceux qui sont poursuivis répondent de leurs actes devant la justice. S’il est prouvé que ces responsables du MNLA ont commis des actes qu’on leur reproche, ils vont certainement répondre devant la justice’’.

Pierre Fo’o Medjo

22 Septembre du 10 Juin 2013