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« Il faut que le gouvernement normalise nécessairement les 1 625 volontaires et tienne ses promesses« . Les 1625 jeunes, qui étaient engagés dans le volontariat dans les services publics, via l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ) souhaitent intégrer les structures étatiques ou évoluer vers l’auto emploi avec l’aide du gouvernement.

Tels sont les propos tenus par le porte-parole du Collectif des jeunes volontaires de l’APEJ, Souleymane Dembélé, juriste de formation.

C’était au cours de l’assemblée générale, tenue le vendredi 16 mai à la Bourse du Travail, dans le but de réclamer leur régularisation avant le 30 juin prochain, date à laquelle leur contrat prend fin.

Sans son intervention, Souleymane Dembélé a fait un rappel du volontariat de l’APEJ. Selon lui, le Président de la République, Amadou Toumani Touré, a lancé ce programme afin de lutter contre le chômage des jeunes diplômés. Mais, aujourd’hui, c’est tout à faire le contraire. « Le Président de la République nous avait promis de l’emploi après sa réélection.

C’est pour cette raison nous l’avons soutenu. Mais aujourd’hui, nous sommes à 45 jours du terme du contrat et l’Etat ne veut rien faire, ni trouver une éventuelle solution. La promesse présidentielle n’a pas été tenue. Et avec cela, le même homme nous parle de la création de 8000 emplois.


Il n’est même pas arrivé à gérer les volontaires qui sont proches d’un éventuel retour à la maison. Il faut impérativement régulariser les 1625 volontaires avant le 30 juin afin d’éviter, une fois de plus, une augmentation du taux de chômage
 » a-t-il ajouté.

Pour l’orateur, le Président Amadou Toumani Touré n’a pas respecté ses engagements pris envers les jeunes volontaires qui l’ont soutenu dans ses programmes.

L’orateur a souligné que le Chef de l’Etat a assimilé le problème de l’emploi, notamment des jeunes, à une question de sécurité nationale qui conditionne la paix et le développement du Mali.

Mais les réflexions qui ont été engagées par le gouvernement, sur son instruction et selon lesquelles il fallait traiter la question de l’emploi des jeunes, en tenant compte de leur spécificité, n’ont abouti à aucune conclusion.

D’autre part, Souleymane Dembélé a déclaré que « l’APEJ a raté sa mission qui était de concourir à la création des emplois pour les jeunes, hommes et femmes, en milieux rural et urbain, notamment en facilitant leur accès au marché du travail et au crédit« .

Mais, aujourd’hui, à en croire toujours l’orateur, c’est tout a fait le contraire. L’APEJ est devenue tout, sauf une structure pour la promotion de l’emploi des jeunes, a accusé, Souleymane Dembélé. Résultat : aucun projet des jeunes volontaires n’a reçu une suite favorable.

Au cours de cette assemblée générale, le collectif a préconisé, entre autres, que l’Etat essaye d’insérer certains volontaires dans certaines structures privées ou para privées, et de recruter d’autres à titre de contractuels dans le domaine de l’enseignement.

Bandiougou DIABATE

*Stagiaire

19 Mai 2008