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Le président sud-soudanais, Salva Kiir, a indiqué jeudi devant son Parlement qu’il n’ordonnerait pas à son armée de se retirer de la zone pétrolière contestée d’Heglig, prise mardi à l’armée soudanaise, rejetant les appels internationaux en ce sens. Il a également affirmé avoir prévenu le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qu’il enverrait l’armée sud-soudanaise sur Abyei, autre zone contestée à la frontière avec le Soudan, si les Nations unies ne parvenaient pas à en faire évacuer les troupes soudanaises qui l’occupent depuis mai 2011. Jeudi encore, Juba a accusé Khartoum d’avoir bombardé pour la première fois une localité d’importance, Bentiu, capitale de l’État sud-soudanais d’Unité. Le président soudanais Omar el-« Béchir a annoncé une guerre totale avec la République du Soudan du Sud. Tout ce que nous avions résolu dans l’Accord de paix global nous revient désormais comme un problème », a-t-il ajouté, en référence à l’accord signé en 2005 qui avait mis fin à des décennies de sanglante guerre civile entre Khartoum et Juba et débouché sur la partition du Soudan.Les deux Soudans n’ont jamais semblé aussi proches d’une nouvelle guerre, alors que d’intenses combats se poursuivent depuis mardi à leur frontière commune sur fond de déclarations bellicistes dans les deux capitales. AFP.