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De Frédéric Kanouté à Seydou Keïta en passant par Souleymane Diamouténé et Bakary Soumaré, les Aigles ont tous le même rêve : participer en 2010 à la première Coupe du monde organisée par le continent africain

jpg_5050_4.jpg« Le premier match est très important et nous sommes conscients que cette campagne est la dernière chance pour une grande partie du groupe de participer à une phase finale de Coupe du monde. Aussi, nous partons au Soudan en homme averti c’est-à-dire prêt au combat. Il n y a pas beaucoup d’équipes qui gagnent au Soudan et nous devons évoluer à notre meilleur niveau pour espérer ramener un résultat positif« .

Ces propos de Frédéric Kanouté résument parfaitement le sentiment général des Aigles, à 24h du match Soudan-Mali prévu demain à Khartoum au lieu de dimanche comme nous l’avons écrit par erreur dans notre précédente édition. En tout cas, mercredi dernier à Kabala fief de la sélection nationale, la détermination, la confiance et surtout la volonté de se battre pour décrocher le précieux sésame du Mondial étaient le seul mot d’ordre du groupe.

Du canonnier du FC Séville, Frédéric Kanouté au milieu de terrain du Barça Seydou Keïta en passant par le défenseur de l’AS Rome Souleymane Diamouténé et son homologue des Chicago Fire, Bakary Soumaré, tous rêvent de participer en 2010 à la première Coupe du monde organisée par l’Afrique et tous assurent être prêts à se battre pour faire honneur aux couleurs nationales.

« On va tout donner pour réussir au Soudan », annonce Frédéric Kanouté visiblement confiant et déterminé, tandis que Souleymane Diamouténé renchérit : « l’heure n’est plus aux paroles mielleuses. Il faut prouver sur le terrain qu’on est capables de rivaliser avec l’élite africaine. En tout cas moi, Souleymane Diamouténé, je suis prêt à jouer à tous les postes et je suis prêt à tous les sacrifices pour faire honneur à mon pays ».

Tous les enseignements ont été tirés de la défaite de 2007, assure de son côté Seydou Keïta, avant d’insister sur l’importance de ce premier match pour la suite des événements. « Il faut impérativement gagner à Khartoum pour préserver toutes nos chances de qualification », dit-il.

« On connaît cette équipe, elle est difficile à jouer à domicile. Mais si on arrive à se concentrer sur le sujet comme on le fait lorsque l’équipe joue à Bamako, il n y a pas de raisons qu’on passe à côté. Une chose est sûre, nous sommes tous conscients de l’enjeu de cette première sortie comme nous sommes également confiants pour la suite des événements ». Une confiance qui, dira Frédéric Kanouté, est sous-tendue par deux facteurs : la qualité du groupe et la solidarité qui prévaut au sein de l’équipe.

« Nous avons suffisamment de joueurs de qualité pour faire la différence à Khartoum. Au cours des derniers matches, l’équipe a montré beaucoup de qualités avec la jeune génération qui a parfaitement intégré le groupe. C’est à nous les anciens de les encadrer et de les mettre dans les meilleures dispositions pour qu’ils reprennent le flambeau », souligne l’attaquant du FC Séville.

« ça fait vraiment chaud au coeur de voir les anciens s’occuper de nous comme si nous étions des frères. L’atmosphère est super au sein du groupe et cela ne peut que contribuer à l’épanouissement de la jeune génération« , se félicite Bakary Soumaré qui a fait son baptême du feu en Équipe nationale lors du match Mali-Angola (11 février à Rouen, France 4-0 pour les Aigles).

Né le 9 novembre 1985 à Bamako, Bakary Soumaré a quitté le Mali dès le jeune âge pour rejoindre son père Diadié Soumaré en France avant de mettre le cap sur les États-Unis en 1999 pour raisons d’étude.

« Avant d’arriver aux États-Unis, je n’avais jamais joué au football. C’est dire que je n’avais jamais pensé que je jouerai un jour avec l’Équipe nationale », raconte le défenseur des Chicago Fire très présent lors de sa première sélection contre l’Angola et qui semble parti pour un long bail avec les Aigles.

Des Aigles qui ont quitté Bamako hier à bord d’un avion spécial et qui jouent demain aux environs de 18h (20h heure locale) pour une longue campagne qui durera huit mois (mars à novembre 2009) et qui, nous l’espérons de tout notre coeur, conduira notre pays en Afrique du Sud pour le premier Mondial de l’histoire du continent.

S. B. TOUNKARA

Essor du 27 Mars 2009