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L’ancien vice-président sud-soudanais Riek Machar a nié, dans un entretien au site indépendant Sudan Tribune publié mercredi, l’existence d’une tentative de coup d’État dont l’accusent les autorités de Juba, où d’intenses combats ont opposé depuis dimanche soir des factions rivales de l’armée. « Il n’y a pas eu de coup d’État. Ce qui s’est passé à Juba est un malentendu entre membres de la garde présidentielle, au sein de leur unité. Ce n’était pas une tentative de coup dÉtat. Je n’ai aucun lien ou connaissance d’une quelconque tentative de coup d’État », a affirmé M. Machar, qui s’exprimait depuis un endroit inconnu pour la première fois depuis le début des combats à Juba dimanche soir.Selon les autorités sud-soudanaises, M. Machar est recherché et « en fuite », ainsi que quatre autre figures politiques du pays. Le gouvernement a annoncé mardi l’arrestation de dix hautes personnalités, dont huit anciens ministres du cabinet limogé en juillet, en même temps que M. Machar, par le président Salva Kiir. La rivalité entre MM. Kiir et Machar plonge ses racines loin dans les décennies de guerre civile au sein de la rébellion sudiste. En 1991, Riek Machar avait tenté, en vain, de renverser la direction historique de l’Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), dont Salva Kiir était l’un des cadres. AFP