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Les rebelles au Soudan du Sud menacent les champs pétroliers essentiels à l’économie du pays, au risque de provoquer une intervention militaire du Soudan voisin, très dépendant des recettes de l’or noir, préviennent des experts.Samedi, un commandant de l’armée contrôlant l’Etat d’Unité, l’un des plus riches en pétrole, a rallié les forces rebelles de l’ancien vice-président Riek Machar. Le porte-parole de l’armée, Philip Aguer a cependant assuré que les forces loyales au président Salva Kiir contrôlaient toujours l’Etat d’Unité et ses gisements pétroliers, et que seule la capitale de cet Etat, Bentiu, était aux mains des rebelles. »La richesse pétrolière » est un enjeu susceptible d' »exacerber l’actuelle lutte pour le pouvoir », a mis en garde Emma Vickers, de l’ONG Global Witness. « Si les forces rebelles s’emparent des champs pétroliers, elles tiendront le gouvernement en otage », a-t-elle souligné. Les sociétés pétrolières ont déjà commencé à évacuer leur personnel, comme la compagnie d’Etat chinoise China National Petroleum Corp (CNPC). Ce qui implique, dans le meilleur des cas, que la production sera fortement réduite.
Le Soudan devrait éviter de s’impliquer
Selon des diplomates, le Soudan n’a aucun moyen d’arrêter le conflit. « Ils devraient éviter de s’impliquer, cela ne peut que mener à la catastrophe », a estimé un diplomate à Khartoum. AFP