Partager

Des miliciens redoutés pour leur brutalité et que Juba accuse l’ex-vice président Riek Machar de mobiliser se trouvaient lundi toujours aux portes de la ville stratégique de Bor, selon l’armée sud-soudanaise, réduisant encore les chances d’un cessez-le-feu d’ici à mardi dans le pays. « Hier, nous avons eu des affrontements à (…) quelque 25 miles (environ 40 km) au nord de Bor », capitale de l’Etat du Jonglei (est), a déclaré le porte-parole de l’armée, Philip Aguer, à l’AFP. « La population de Bor craint une attaque à n’importe quel moment ». »Les forces de Riek Machar poursuivent leur avancée sur Bor, mais nous sommes confiants dans notre capacité à les repousser pour protéger la ville », a ajouté le porte-parole, sans préciser le nombre de miliciens présents près de la capitale régionale. Au-delà des dirigeants régionaux, d’autres pays s’activent pour tenter d’enrayer la crise. Les Etats-Unis, parrains de l’indépendance du Soudan du Sud en juillet 2011 et son principal soutien depuis, ont dépêché un envoyé et la Chine, qui possède des intérêts dans le secteur pétrolier sud-soudanais, a annoncé l’envoi d’un émissaire. Débordée aux premiers jours des combats, l’ONU a décidé de doubler à 12.500 ses Casques bleus et d’envoyer des moyens aériens supplémentaires pour mieux protéger les civils. Les renforts ont commencé à arriver au compte-gouttes. AFP