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Le 21 mars 2007, aux environs de 15 h, la Brigade de recherche du commissariat de police du 3e arrondissement de Bamako a reçu un appel d’un citoyen qui a requit l’anonymat. La personne de bonne volonté avertissait ainsi la police que des individus mal intentionnés venaient de sectionner sur des poteaux de la Sotelma, des câbles téléphoniques. Ainsi toute affaire cessante une équipe de la Brigade de recherches conduite par l’inspecteur principal Papa Mamby Kéita, s’est transportée sur les lieux pour constater les dégâts. Une enquête est ouverte, elle a permis à la dynamique équipe l’épervier du Mandé de mettre la main sur deux individus avec des câbles et des grimpettes utilisés par les malfrats.

A la police, Dramane Téréta et Oumar Konta, employés bénévoles de la Sotelma, ont avoué qu’ils profitent de leur situation pour sectionner des câbles téléphoniques pour les revendre au marché Dibida.

Les présumés coupables, par la voix de Dramane Téréta, ont reconnu les faits qui leur sont reprochés. A ses dires, c’est dans l’après-midi du mercredi 21 mars 2007 vers 15 h, accompagné de son ami Oumar Konta, ils sont intervenus chez un client à Quinzambougou.

A la fin de leur intervention, poursuivra-t-il, ils ont sectionné les fils inutilisables qu’ils ont voulu emporter au moment où la police se présentait sur les lieux pour leur poser une série de questions.

Dramane Téréta est allé jusqu’à reconnaître qu’ils ne sont pas à leur premier forfait. Selon lui, il arrive qu’indépendamment de lui, Oumar Konta alias Ivoirien mène certaines opérations avec d’autres bénévoles.

Quant à Oumar Konta, bénévole à la Sotelma, domicilié à Djikoroni-Para Djénékabougou, il a, lui aussi, reconnu les faits qui lui sont reprochés. Les deux méditent actuellement sur leur sort à la Maison centrale d’arrêt de Bamako en attendant que la justice se prononce sur leur cas.

Selon Mme Soumaré Assétou Soumaré, chef du service juridique de la Sotelma, elle a l’habitude d’attirer l’attention des éléments du 3e arrondissement que la Sotelma est régulièrement victime d’actes de vol, de dégâts et de sabotage sur ses différentes installations à travers la ville Bamako.

D’aucuns parlent également de l’implication de certains gros bonnets de la Sotelma dans ce réseau, propos que la suite des enquêtes se chargera de corroborer ou non.

Idrissa Sako

30 mars 2007.