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jpg_kassim_277553439.jpgEt pourtant, notre ami Abdoul n’est pas né avec cet handicap qui l’empêche aujourd’hui de bien parler, de marcher, de boire ou de manger sans l’assistance des parents. C’est dire qu’il ne souffrait de rien quand il venait au monde en 2002. Jusqu’en 2005, il se portait très bien et marchait, faisant le bonheur de son père Nouhoum Koné et de sa mère Ramata Doumbia respectivement tailleur et ménagère. C’est à partir de cette date que le malheur s’est abattu sur lui.

Il tombe malade et il est évacué immédiatement à l’Hôpital Universitaire Gabriel Touré par ses parents. Après les premières analyses, les docteurs ont déclaré qui souffrait de la méningite. Pendant un mois d’hospitalisation, il n’y a eu aucune amélioration de son état.

C’est ainsi que l’hôpital les aurait libérez un jour, à la grande surprise car l’enfant n’était pas guéri. Préoccupé par l’état de santé de son fils, il envoya sa femme et l’enfant au village (Tonfa dans le cercle de Bougouni) pour faire des traitements traditionnels. Là, après vingt et deux jours de traitement, l’enfant a commencé à bien voir, son cou aussi supporte désormais sa tête et il parlait également. Mais, il n’avait pu marcher.

Du village, ils ont été à l’hôpital de Kati pour voir les chinois. Mais la navette entre Kalabancoura et Kati pendant plusieurs mois n’a pas apporté d’amélioration.

De Kati, Abdoul et son père sont descendus à l’hôpital Luxembourg pour tenter leur chance encore. A la suite des consultations, M. Nouhoum Koné a été informé que son fils a un problème de nerf. A Luxembourg, on les a instruit de l’amener à l’Hôpital du Point-G au bloc de la neurologie pour les traitements appropriés.

Mais, le problème est que le père n’a plus de moyens financiers pour suivre le traitement de l’enfant. Tout ce qu’il possédait comme bien a été dépensé. Raison pour la quelle, il lance un appel pressant aux autorités, ONG, associations qui s’occupent des personnes handicapés ainsi que des bonnes volontés afin de l’aider pour que son fils retrouve l’usage de ses jambes, de ses pieds et de la parole. Un compte est déjà ouvert en son nom à Ecobank, grâce à une bonne volonté. Ce numéro de compte est : 330950306017. Le contact du père est le 73 43 34 33.

Soulignons que la femme de M. Koné a fait douze maternités mais seul le petit Abdoul et sa sœur sont vivants. «Il est le seul garçon que j’ai et est mon espoir», a déclaré avec désespoir M. Koné.


Hadama B. Fofana

Le Républicain du 30 avril 2009